"Ain't no mountain high enough!"

"Ain't no mountain high enough!"
THE UPPA STUDIOS in association with QUATRE-UN-QUART PRODUCTIONS is proud to present you


LES QUATRE-UN-QUART FONT DU SKI


STARRING (from the gauche to the droite):

- Nicolas as Mochman;
- David as Dib;
- Florent as Flo;
- Arnaud as No;
- The paquet of Chips as Himself.


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiPROLOGUEiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Un homme a dit un jour: "Un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l'humanité". Vous voyez, c'est typiquement le genre de phrase dont a strictement rien à foutre lorsqu'on se retrouve avec des skis aux arpions pour la première fois de sa vie et que par la volonté d'un facétieux et fortuné compagnon, vous vous retrouvez à noircir votre slip PlayTex au sommet d'une piste à 45% ("Ca veut dire que la piste est pas encore finie et qu'on peut skier que sur un côté de la montagne, j'crois...")...

Voici, mes amis, en exclusivité mondiale mais pas nationale, le récit de l'une de mes plus périlleuses aventures depuis ma virée au Sauna Eros, qui me mena, il y a de cela quelque temps déjà, aux portes de la crevardise et de l'onglerie... Récit que je vous relate aujourd'hui en mon nom, mais aussi et surtout, en celui de mes inoubliables acolytes sans qui ce séjour à la neige n'aurait pas eu plus de saveur qu'une partouze à deux...

Pour toi, public...



iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiI-LE RENDEZ-VOUSiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


C'est par un brumeux après-midi de janvier que notre ami Florent (9ème fortune de France) nous fit la grâce, à Arnaud, David et moi-même, de nous convier à un sympathique séjour à Gourette, charmante petite station des Pyrénées Atlantiques. Et déjà, sur les lieux du rendez-vous, l'engouement généralisé pour le départ était palpable...

- Flo: "Bon putain, qu'est-ce-qui branle ce connard de pauvre?"
- No: "Bah, j'sais pas: j'crois qu'y avait une distribution gratuite de pain rassis en plus de la soupe populaire cette semaine..."
- Dib: "Enculé de RMIste à la mine triste/ Sinistre homme priant le Christ/ Pour mendier un sursis, rester en liste/ La piste noire l'attend et..."
- Flo: "Bon, ta gueule K-Maro. T'es pas dans ta cité de merde ici!".

(4 heures, 47 minutes et 3 secondes plus tard)

- Flo: "Ah, quand même, saloperie d'assisté social! C'est quoi qui t'as retenu cette fois-ci: le décompte de toutes les allocations qu'on donne à ta famille de voleurs illettrés ou le temps passé à laver des pare-brise aux feux rouges?"
- Mochman: "Non, c'est pas ça du tout: je suis aller me recueillir sur la tombe de mes ancêtres. Je la sens mal, cette semaine à Gourette, les mecs..."
- No: "Bah t'inquiète, le pourcentage de débutants morts dans cette station avoisine à peine les 47% et on s'est renseigné la neige est molle en ce moment: on galèrera pas trop pour creuser ton trou..."
- Dib: "Acrimonie des champs en mode neigeux c'est jeute/ J'entends déjà ces tapettes gueuler leur rage à mon passage sur leur beute/ Battez-vous contre mon ski style destruction massive/ Agressive est ma luge, du grabuge dans les gencives/ Je..."
- Flo: "LA FERME ou j't'offre l'intégrale de Booba!!!".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiII- LE VOYAGE EN VOITUREiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Située à quelque 55 minutes de notre chère ville de Pau, la non moins chère bourgade de Gourette nécessitait donc, pour être dûment ralliée, que nous recourûmes au service d'un engin motorisé à coût modéré. Et c'est tout naturellement que chacun voulut proposer son propre véhicule...

- Flo: "Bon, crève-la-faim, je suppose qu'on va pas prendre ton taquot d'merde pour monter?"
- Mochman: "Bah c'est-à-dire qu'ma voiture supporte mal le froid, l'altitude, les pentes, le vent, les gravillons, les poussières, le regard des autres voitures (!) et comme j'suis un peu juste niveau finances, j'ai pas pu mettre l'essence..."
- No: "Laisse, j'prends la mienne. En plus, j'ai surboosté le moteur, l'injection est tip-top, j'ai remplacé tous les jeux de phares, les boomers sont réglés sur MAX. Ca va envoyer la fougère, les mecs!"
- Dib: "Nix, y'a moyen d'kiffer du lourd niveau son/ Nisay, Salif, Ness Beal, Saïan Supa, Cliqua, Caution/ M'fais pas languir, lance des crimes audios et rien d'idiot/ J'crie "yo!" s'tu poses en cainri et "chokrane" si tu m'balances du cainfri, rho!/ Vas-y..."
- Flo: "Bon, David, tu m'ressors une de tes rimes de crâmeurs de voitures et tu fais le reste du chemin à pied. Compris, racaille? Ou peut-être qu'un coup de karsher pourrait t'éclaircir les idées? Alors No, t'as quoi comme musique?"
- No: "Une tuerie incroyable...".

(après 45 minutes et 13 secondes de Coldplay...)

- No: "J'vous avez pas menti les mecs... Une tuerie!"
- Dib: "Euh... Flo, en fait, j'la veux, l'intégrale de Booba. Vite s'te plaît..."
- Flo: "Ta gueule bordel! C'est génial Coldplay. "You and me are floating on a tidal wave.../
Together/ You and me are drifting into outer space.../ And singing!"
C'est pas de la musique de voyous ça. Ils comprendraient pas les paroles, ces cons..."

- Mochman: "Euh... No? Est-ce que tu crois, toi aussi, qu'un ami doit pouvoir tout pardonner à un autre ami (même moche) comme par exemple s'il avait un peu vomi sur la banquette arrière de son auto?"
- No: "Euh, pourquoi une telle question?"
- Mochman: "Non non, pour rien...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiIII- PREMIER CONTACT AVEC LA MONTAGNEiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


La magnificence des lieux était telle que le profane que j'étais ne pouvait que s'extasier en silence devant le spectacle offert à ses yeux ... Mais déjà, le soupçon d'inquiétude qui voilait ça et là l'éclat coutumier de mon visage ne passa par inaperçu et mon hôte me tînt à peu près ce langage pour me rassurer...

- Flo: "Rhâ putain, c'est quand même beau la montagne! Pas vrai, les misérables? Enfin, le miséreux?"
- Mochman: "Mouais, euh... C'est quand même haut comme montagne, non? T'es sûr que c'est pas trop pour un débutant, j'ai jamais eu de skis aux pieds, moi..."
- Flo: "Et tu veux les mettre où tes skis? Aux mains, connard? Et puis, un truc élevé, froid, insalubre, dangereux et surpeuplé, ça devrait pas te changer de ton HLM tout pourri, non?"
- Mochman: "Vu comme ça...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiIV- DECOUVERTE DES LIEUXiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Non content de nous faire toucher du doigt le rêve des cimes enneigées et du traditionnel vin chaud matinal, Florent nous ouvrait en plus de bon coeur les portes de son charmant pied-à-terre; et cela sans la moindre concession de sa part...

- Flo: "Voilà l'appart' les mecs!"
- No: "Pas mal du tout! T'es proprio ou c'est juste un contrat-bail de 9 ans, renouvelable par tacite reconduction en cas de silence du bailleur sauf si..."
- Flo: "Oulala hopopop! Fais bien attention, y'a des règles ici: "Toute mention ou allusion à des connaissances acquises au cours du semestre de droit est inconditionnellement proscrite; tout contrevenant étant passible d'une éviction définitive du lieu de commission de ladite infraction"."
- Dib: "Ghetto S.T.A.R. jusqu'à la moelle/ Malgré moi, rien n'apaisera jamais mon râle/ Mais ce putain d'appart f'ra l'affaire pendant le temps qu'jai à tirer ici/ Alors, j'bicru check les soces en attendant de vivre à Passy/ Je..."
- Flo: "Deuxième règle à ne pas perdre de vue, les enfants: "Toute manifestation artistique ayant, de près ou de loin, vocation à troubler l'ordre social en appelant à la révolte des banlieues contre les honnêtes gens du centre-ville est prohibée; tout contrevenant étant passible d'une éviction définitive du lieu de commission de la dite infraction couplée à une expulsion manu militari du territoire national par avion charter pour trahison à la Nation"."
- Mochman: "Ce studio est vraiment grand. C'est quoi ça là, le salon?"
- Flo: "Non, le placard à balais..."
- Mochman: "Et cette pièce-là, c'est bien la première fois que j'en vois une de la sorte... C'est quoi?"
- Flo: "J'le crois pas... C'est une salle de bain... Mais, j'ai pas envie qu'tu m'salisses mon savon. Alors, si tu veux te laver, t'iras te rouler dans la neige jusqu'à temps qu'tu sentes plus l'oeuf avarié!"
- Mochman: "Sinon, il est joli ce tableau..."
- Flo: "STOP!!! Bon alors, que ce soit clair pour tout le monde, je vais faire simple: vous touchez à rien; vous salissez rien; vous utilisez les chiottes que si vous avez vraiment besoin et que vous pouvez pas chier dans la neige parce qu'y a trop de monde qui regarde; et enfin, si vous voulez juste péter, vous allez sur le balcon et vous faites ça en silence.".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiV- AU MAGASIN DE LOCATIONiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Les lieux appréhendés, ne nous restait plus qu'à faire connaissance avec les autochtones et leurs coutumes si particulières. Cela devint réalité lorsque nous dûmes nous équiper auprès d'un magasin spécialisé et là encore, la légendaire générosité de l'homme de la montagne, loin d'être usurpée, a eu tôt fait de se vérifier...

- No: "Bien le bonjour, homme de la montagne. Qu'as tu de beau à nous proposer dans ta fringante échoppe qui fleure bon le sapin et la wax?"
- Dib: "Allez, raccro déserre l'étau qu'tas à la place du coeur/ Accoure ici, pas d'parano, lâche nous des sappes d'skieurs/ Dis à la pute derrière la caisse d'nous faire un ceau-mor d'réduc'/ Sinon j'la kène et elle s'ra bonne à s'péta seule toute en rééduc'/ Bitch..."
- Mochman: "Euh, M'sieur, j'crois qu'j'ai fait caca dans mon pantalon. vous voulez pas m'indiquer les cabinets?"
- Le vendeur: "Merde, des romanos!!! Foutez-le camp ou j'vous dégomme, saloperies de mendiants! Régine, sors-moi la carabine, l'entraînement de biathlon est avancé de 45 minutes aujourd'hui!"
- Flo: "Calme-toi Jean-Michel, ils sont avec moi. Tu vas bien?"
- Le vendeur: "Oh! Florent comme ça m'fait plaisir, bon sang de bois! Ma foi oui, ça va pas tro mal. J'ai dernièrement..."
- Flo: "C'est bon ta gueule, j'men fous. Rends-moi un service: donne à mes amis de quoi skier et fissa."
- Le vendeur: "OK. Bon suivez-moi dans l'arrière boutique, j'veux pas qu'on me voie avec vous dans l'magasin...".

(22 minutes et 45 secondes plus tard...)

- Le vendeur: "Bon voilà, nous disons donc: 3 paires de ski, de bâtons, de chaussures de ski et un forfait "remontées mécaniques" pour une durée de deux jours; ce qui nous fait un total de 825,98E par jour et par personne. Comment comptez-vous régler?"
- No: "Avec ma carte."
- Dib: "Avec du cash, ma gueule!"
- Mochman: "Euh... avec difficultés...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiVI- ULTIME BRIEFINGiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Comme bien souvent dans les moments qui précèdent une nouvelle expérience, l'hésitation fut de mise et il se révéla alors de bonne aloi d'avoir eu à nos côtés une aide attentive et attentionnée qui sût trouver les mots justes pour nous aider à franchir le pas...

- Flo: "Bon, est-ce que l'un de vous a déjà skié?"
- Dib: "Non, mais resquillé dans le métro, ça oui!"
- Mochman: "Euh... moi j'ai débloqué tous les personnages secrets à SSX Snowboard sur PS2. J'sais pas si ça compte..."
- No: "Moi, j'ai un pote qui fait de l'alpinisme en plaine..."
- Flo: "Pfffou... Elle va être longue, cette connasse de journée... Bon, vous allez essayer de bien enregistrer ce que je vous dis: vous êtes en haut des pistes, démerdez-vous pour être en bas avant la fermeture. Voilà."
- Mochman: "C'est tout?"
- Flo: "Non: si vous voulez, vous pouvez passer par la promenade du Bois Noir, c'est sympa..."
- Mochman: "Y'a des putes au moins dans ton bois?"
- Flo: "...".

(après une brêve concertation...)

- Dib: "Flo, ça te gêne si on commence par faire un peu de luge?"
- Flo: "Tu t'fous d'ma gueule, trou du cul?"
- No: "Mais non, t'inquiète pas, il plaisante. On va plutôt faire un p'tit bonhomme de neige, histoire de voir la texture du sol aujourd'hui."
- Flo: "Et mon poing dans la gueule pour apprécier la texture de mes gants, ça t'dit?"
- Mochman: "Euh... Flo? J'me sens pas top là tout de suite. Ca doit être le prix de la location du matériel qui m'reste en travers de la gorge..."
- Flo: "Oh, je vois mais il fallait le dire. Pourquoi ne m'as-tu pas simplement demandé un coup de main?"
- Mochman: " Tu sais, ce que c'est... les problèmes d'argent..."
- Flo: "Pas vraiment, non..."
- Mochman: "J'osais pas trop t'ennuyer avec ça..."
- Flo: "Un conseil: n'ose toujours pas, bipède détritique! Sauf si l'usage de tes membres inférieurs te paraît superfaitatoire et que la perspective de découvrir les joies du ski handisport te ravit...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiVII- AU SOMMET DES PISTESiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Malgré les conseils avisés de notre moniteur particulier qui s'en était déjà allé pour s'addoner à sa passion sur des versants autrement plus pentus que celui sur lequel il nous avait abandonnés, l'appréhension demeurait en nous tel l'implacable bourreau prêt à faucher l'outrecuidant trop prompt à se rire des dangers de la montagne...

- No: "Bon les mecs, j'ai été heureux de faire votre connaissance. Je sais pas si c'est Jean-Pierre Raffarin ou Luc Alphand qui a dit "La pente est raide mais la route est droite", mais j'crois qu'on peut plus reculer..."
- Dib: "Vie monochrome aux émanations de souffre/ J'souffre et souffle ma haine avant d'plonger dans ce gouffre/ Descente dans les fourneaux glacés à la blancheur maladive/ Mal hâtif qui m'ronge, la peur plus que la douleur m'invective! Allez, fuck tout ça, j'me lance! Hamdek mec!..."
- Mochman: "Les gars, vu ce que je viens de délester dans mon slip, j'crois qu'vaut mieux qu'vous partiez sans moi... J'vous ralentirais salement, c'est le mot..."
- No: "Arrête tes conneries, Nico. Ca peut pas être aussi grave que tu l'dis..."
- Mochman: "Bon OK, j'dis pas: c'est super agréable d'avoir un truc chaud qui te coule le long de la jambe mais bon là, c'est plus la couleur qui m'inquiète. Regarde..."
- No: "Ouh salaud! En effet... Ben, ne le laisse pas trop à l'air libre, c'est peut-être radioactif ton truc... Et comme, les ours ont l'odorat fragile dans le coin et qu'en plus le fan club de René Marquez traîne dans les parages, j'suis pas sûr que ce soit bon pour les plantigrades du coin et pour l'écosystème de la région en général, tout ça..."
- Mochman: "Oh foutre de merde! Ca a débordé de la chaussure!"
- No: "C'est marrant, on dirait une coulée de boue... qui pue...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiVIII- EN BAS DES PISTESiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


D'émotions fortes en émotions fortes, la journée nous parut n'avoir duré que trop peu de temps, tant il est vrai que l'ivresse des sommets gagne aisément le néophyte non averti, et tous rivalisions déjà d'anecdotes et autres pensées que nous avaient suggérées ces instants de grâce sportive...

- Flo: "Bon alors, 1,2,3... le compte est bon! J'ai mes trois blaireaux. So what?"
- Dib: "Si la montagne est la catin qu'elle a l'air d'être, dis toi qu'j'lai tellement niquée qu'mon ski sans protection l'a forcément engrossée!"
- Flo: "No?"
- No: "Il me semble... enfin, je crois... je ne suis pas sûr... que les moniteurs de ski s'arrêtaient sur mon passage pour prendre des notes et que l'un d'eux s'est même évanoui... Obligé de lui faire l'amour pour le réanimer."
- Flo: "Nico?"
- Mochman: "Ben... moi, j'ai une p'tite confession à te faire. Je crois qu'jai laissé des traces de mon ADN un peu partout sur la piste rose..."
- Flo: "Quoi? Tu veux dire que c'est ton sperme qu'on a retrouvé pendant sur le bonnet du p'tit champion de l'école de ski?"
- Mochman: "Bon alors, j'ai deux p'tites confessions à te faire...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiIX- APRES L'EFFORT,...iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Après le spectacle grandiose offert par ce théâtre gelé et immaculé au sein duquel nombre de petits bourgeois glissait majestueusement, quelle fut notre surprise de nous voir conviés par notre hôte à profiter des bienfaits réparateurs d'une séance de soins privés dans un hôtel particulier de la station...

- Flo: "Bon, je vous laisse tout découvrir par vous même. Juste une chose: si vous croisez des clients de l'hôtel, pour l'amour de Dieu, faites semblants d'être intelligents et riches...".

(peu après, dans le jacuzzi, en compagnie de Mme La Comtesse De La Boustiffaillère...)

- Mochman: "Et c'est pour cela, très chère, que, depuis ce malheureux incident, je ne me lave plus que dans des baignoires remplies de caviar. HAHAHA!"
- La Comtesse: "Ô M. Crawford, vraiment, et je dis ça sans aucune flagornerie, vous êtes de ces trop rares personnes qu'il est agréable de côtoyer dans ce monde superficiel où l'hypocrisie est reine..."
- Mochman: "Vos mots caressent mon coeur telle l'étoffe de soie orientale qui court sur le corps dénudée d'une nubienne assoupie et me donnent à penser que le destin a sciemment voulu que se croisent nos parcours respectifs..."
- La Comtesse: "Assurément. Et ce jacuzzi, toutes ces bulles aux senteurs si épicées, quel plaisir... Moi qui croyait qu'il était en panne..."
- Mochman: "Mais il est en panne...".

(encore après, dans le sauna, au coté de Son Altesse Sérénissime Mummiah Abdul Jawad El-Kaoutar IIIème du nom...)

- Mochman: "Et à ce moment-là, je lui ai dit que ses puits de pétrole étaient aussi fertiles qu'un chameau castré! HAHAHA!"
- S.A.S.: "Ah mon ami! Vraiment, je ne regrette pas d'être venu passer quelques jours dans cet établissement."
- Mochman: "Moi de même et puisque vous m'êtes fort sympathique, je m'en vais vous faire présentement une révélation: il est de notoriété publique que cet hôtel foisonne de call-girls et autres hôtesses de luxe..."
- S.A.S.: De tels bruits me sont effectivement parvenus, oui..."
- Mochman: "Eh bien, l'une d'entre elles était là ce soir - une débutante à la peau bronzée - et, avec mes amis, nous l'avons... enfin, vous voyez, hum hum..."
- S.A.S.: "C'est bizarre: ma fille est venue me trouver, en larmes, en se plaignant d'avoir été violée sauvagement dans les vestiaires par quatre délinquants..."
- Mochman: "Ah oui... C'est marrant ça..."
- S.A.S.: "Oui, très. Et parmi eux, il y en avait un très moche qui l'a agressée très bizarrement: il s'auto-pénétrait avec une banane tout en imitant le cri du bouc en rût pendant l'acte..."
- Mochman: "Mmmhhh... Etrange, en effet... Veuillez m'excusez, il me faut vous quitter."
- S.A.S.: "Naturellement, Monsieur... Monsieur?"
- Mochman: "Oui?"
- S.A.S.: "Vous oubliez votre banane.".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiX- REPAS MONTAGNARDiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Grandement ragaillardis par la cure réparatrice et revitalisante improvisée au 7ème étage de l'hôtel particulier où notre hôte a (toujours) ses habitudes, le véritable festival culinaire qui nous attendait constitua la cerise sur le gâteau d'une journée exceptionnelle; et le tout dans une ambiance des plus conviviales...

- Flo: "Bon alors, j'vous préviens tout d'suite: j'me suis pas cassé l'cul, c'est du surgelé, ça pue mais le premier qui a un truc à dire, j'lui fous les couilles dans le presse-agrumes et promis, on les mettra en condiments pour accompagner la salade!"
- No: "Mais non, pas la peine. Rien qu'à l'odeur, ça a l'air... euh, comestible. Quelqu'un vient d'en lâcher une ou quoi?"
- Dib: "Non mec. J'crois que c'est le truc que t'as dans ton assitte qui refoule ça comme! Bizarre d'ailleurs, ce poisson: c'est moi ou il a une plume qui pend sous la nageoire?"
- Mochman: "C'est peut-être un poisson volant..."
- Flo: "T'arrêtes de dire des conneries ou tu le prends en travers de la gueule, le poiscaille!"
- Mochman: "C'est peut-être un poisson violent alors..."
- Flo: "Attention..."
- Mochman: "Pardon mec. Mais moi, c'est plus ses griffes qui m'gênent... J'peux voir la boîte s'te plaît?"
- Flo: "Tiens, connard et la garde pas pour te faire un abri pour cet hiver. Sinon, tu laisseras une partie de ta descendance dans ce joli presse-agrumes..."
- Mochman: "T'inquiète. Ah, on aurait dû s'en douter. "Péché en mer Doku, dans la province d'El Hach-Yass au Mali... Y'a pas des tonnes d'eau là-bas..."
- No: "J'bouffe pas cette merde!"
- Dib: "Pas moyen qu'j'mouille un chicot dans cette ripaille de taulard/ J'maularde ma gerbe, et le dégoût qu'm'inspire cette bouffe de SMICards/ J'encule Monsieur Marie et ses recettes préparées en Chine/ A base de chien plus 25 heures d'avion avant d'finir dans ma cuisine/ Non..."
- Flo: "Bon, je vous avais prévenus... Ramenez vos couilles par ici.".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiXI- DIGESTION DEVANT LE POSTEiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Bien que déplorant de manière unanime une légère sensation de vide douloureux au niveau de l'entre-jambes après ce banquet en altitude, nous ne pûmes que succomber, la panse pleine d'une saine nourriture, aux charmes aguicheurs du canapé et laisser notre lassitude aux soins bienfaiteurs d'une cure intensive de télévision...

- Flo: "Bon j'avais prévu un gros tournoi de PES 5 pour ce soir. Mais comme notre SDF préféré a voulu s'occuper de ça, histoire de se sentir un peu moins inutile, on se retrouve maintenant avec des jeux de Mega Drive et de Master System..."
- Mochman: "On dit premier gaou n'est pas gaouo... Ah non, c'est Magic System ça."
- Flo: "Putain, je te hais Nico. Vraiment."
- No: "Bah, pas grave. On n'a qu'à se faire un sujet de dissert' ou réviser nos cours de Finances Publiques à la place..."
- Flo: "Génial! Fais-moi penser à plus jamais t'inviter? Quoi d'autre?"
- Dib: "Moi j'ai la solution, rho, pour remédier à ta faille/ File moi une paille, une "credit card", tasse un bon rail, pécho une caille/ Quoi de mieux qu'un G.A.N.G.B.A.N.G. pour tuer la soirée/ Car d'la serrer à la lacérer, y'a qu'un pas que moi j'franchirais/ Ce soir si ya moyen..."
- Flo: "Et qui va se retrouver avec l'anus en étoile de shérrif? Parce que, même si ça l'enchanterait, je doute que ta mère ait le temps d'arriver à temps pour ce soir..."
- Mochman: "Mais non! On n'a qu'à faire un Action ou Vérité où à la fin on ferait des expériences et, à la fin, on s'lècherait les..."
- Flo: "STOP! Ta gueule! Va mourir une heure ou deux s'te plaît."

(après quelques minutes de réflexion...)

- Mochman: "On va matter les clips sur le câble... MCM... Tiens, ça c'est génial. MP Represent!"
- Flo: "Moi j'trouve que ça sent le cul un soir de chiasse, ton truc."
- No: "Clair! Moi j'ai encore mieux. Tiens, regarde là sur MTV, James..."
- Flo: "Pourquoi il chante comme ça? Il s'est assis sur un de ses testicules?"
- Dib: "Ravalez vos mélodies rasantes à la sauce rosbeef/ Rho j'kiffe les zik modiques et grinçantes de ce blanc bec chétif/ Un canif dans la gorge et un viol en guise d'apéritif/ Teste pas l'blacko qui pose avec lui, ils f'ront toujours la diff'/ Seth et Sef..."
- Flo: "Plus ça va, plus je vais finir par haïr ma propre race."
- Mochman: "C'est les Arabes qui vont être contents: ça leur f'ra du repos..."
- No: "Et aux Noirs aussi..."
- Dib: "Et aux Juifs..."
- Mochman: "Et aux gros..."
- No: "Et aux moches..."
- Dib: "Et aux lépreux..."
- Flo: "Quoi?"
- Mochman, No et Dib: "Non, rien..."


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiXII- TOUS AU LITiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Repus après tel festin, la chaleur des chambrées, mêlée à cette sensation d'apaisement total qui règnait dans l'appartement, nous aida à sombrer progressivement dans un sommeil profond et serein; allongés sur l'une des deux couches que comptait la bâtisse...

(lit n°1, où la quiétude des lieux est troublée par un bruit de tissus froissés...)

- Mochman: "Hunnnnnn, hunnnnnn..."
- Flo: "Euh, connard?"
- Mochman: "Ouais?"
- Flo: "Qu'est-ce t'es en train d'faire, enfoiré d'fils de pauvres?"
- Mochman: "Ben, ça s'voit, non? J'me branle..."
- Flo: "Ouais, ça je le vois. Mais y'a rien qui t'gêne là?"
- Mochman: "Ben si, j'comprends pas: j'arrive pas à bander..."
- Flo: "Ben si tu veux y arriver, commence par prendre TA BITE, saloperie d'enculé!!!"
- Mochman: "Oups! Ma faute...".

(lit n°2, où la quiétude des lieux est troublée par un bruit s'apparentant à celui d'un moteur de Boeing 747 au décollage...)

- No: "RRRRRRRRRRRZZZZZZZZZZZ... RRRRRRRRRRRZZZZZZZZZZZ..."
- Dib: "Chuuut, bordel!"
- No: "RRRRRRRRRRRZZZZZZZZZZZ... RRRRRRRRRRRZZZZZZZZZZZ..."
- Dib: "T'a gagné: j'écris un "16 mesures"!"
- No: "Mmmph... Fais un peu moins d'bruit, David s'te plaît... Merci..."
- Dib: "Clik clik... Boom..."


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiXIII- LE TEMPS DES ADIEUXiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Comme pour n'importe quelle histoire merveilleuse, la nôtre connut une fin qui fut unanimement jugée comme arrivant trop tôt...

- Flo: "Bon, les mecs, mes parents vont arriver dans 2 heures donc va falloir qu'vous bougiez; histoire que je puisse désinfecter l'appart."
- No: "OK..."
- Dib: "Wesh..."
- Mochman: "Ouais..."

(après 53 secondes d'un silence lourd de signification et d'émotion...)

- Flo: "Ben pourquoi vous restez planter là? Vous avez un truc à m'dire? Vous avez casser quelque chose ou quoi?"
- No: "Non, c'est juste qu'on voulait te dire "merci" pour tout."
- Dib: "La même, rouya!"
- Mochman: "Ouais...".
- Flo: "Euh... Vous êtes gay?..."

(s'en suivront des embrassades interminables, des sanglots haletants, des regards complices et... une orgie dans la neige avant de monter dans la voiture - qui me laisse d'ailleurs à penser que l'air de la montagne nous a peut-être fait virer de bord - ...)


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiEPILOGUEiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Ainsi se clôt ce qu'il convient de qualifier de plus "fabuleuses aventures jamais vécues par un homme de son vivant ante-mortem en milieu montagneux"...

Une nouvelle fois, les mots viennent à se dérober au filtre de ma pensée et le présent compte-rendu de cette expérience hors-du-commun ne souffre que trop du manque de lettrage qui caractérise ma prose.

Néanmoins, d'un commun avis exprimé par les Quatre Quarts, une page du grand livre de la montagne et des sports neigeux a été tournée durant ces deux jours.

Chut, mon bébé...

PS: Aucune retouche à la photo illustrant le présent article... Juste une légère collision ayant opposé une dameuses à ma fragile personne...

# Posté le jeudi 02 février 2006 19:16

Modifié le jeudi 18 mai 2006 15:56

"Happy Birthday to me!"

"Happy Birthday to me!"
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Putain d'merde, y'a pas à chier: quand ça passe, ça passe et ça fait pas semblant!

"Et dès mon premier rot en pétant dans ma couche,
les mots "poil", "bite", "couilles" me sont venus à la bouche."


Jean-Marie BIGARD - Bigard met le paquet!

"Et c'est pas prêt de changer!"

Mochman - Pensées

PS: P'tin, comprends pas: j'étais beau et classe avec mes p'tites bottes fashion quand j'étais minot... C'est quand qu'ça a foiré alors?!?

# Posté le vendredi 06 janvier 2006 07:03

Modifié le dimanche 23 avril 2006 10:53

"2005's gone - R.I.P. son"

"2005's gone - R.I.P. son"
DEMAIN, C'EST LOIN



Bah voilà vraiment en urgence ("Comme dirait le beau George..."), à l'arrachée ("Comme dirait un voleur de sac..."), à la kossovardienne ("Comme dirait un raciste illétré..."), en deuspi ("Comme dirait les adeptes de la vago flambée..."), vite fait bien fait ("Comme dirait un éjaculateur précoce, encore que des doutes subsistent sur le "bien fait" mais bon...")... un petit article pour vous dire que 2005 c'est fini!

- Riton: "Tentends ça? Paraît que 2005 c'est fini..."
- Bébert: "Bizarre: à la même date l'an dernier, ça a fait le même truc pour 2004..."

Non sérieux les gars, posez vos pintes et écoutez-moi: 2005 s'en est allé et voilà 2006 qui s'en vient, la gueule enfarinnée, avec son cortège habituel de bonnes résolutions.

Ouais, c'est un truc que j'ai remarqué: dès qu'il y a le chiffre des unités qui changent sur mon calendrier FHM spécial Clara Morgane, ben t'as soudainement tout un pays qui est peuplé l'espace d'un quart d'heure (voire même d'une heure des fois) d'humanistes, de repentis, de chérubins, de bons samaritains...

- Riton: "C'est décidé: j'ai vu un reportage sur les greffes, j'donne mon foie!"
- Bébert: "Admirable Riri... Et donc, sans foie, je suppose que t'arrêtes de boire?"
- Riton: "Euh... Oh et puis, paie moi l'coup plutôt que de m'emmerder avec ces conneries de dons d'organes!"

Bref t'en arrives même à douter de la culpabilité du mec qui vient te souhaiter la bonne année dans le poste comme tous les ans, alors que ça fait quand même 10 piges qu'il te visite avec ardeur "là où la lumière ne passe pas" comme disent les vieux.

Euh... Pour ceux qui comprennent pas, ça veut dire, dans les grandes lignes, qu'il t'encule sans vaseline avec le sourire ou, si tu préfères une métaphore gastronomique, qu'il bouffe dans ton assiette en te laissant payer la note.

Alors, j'm'étais dit: "Ouais, vas-y, j'peux bien essayer moi aussi..." Alors j'ai d'abord griffonné une petite liste innoffensive genre:

- faire plus de sport aquatique;
- essayer de lutter contre le terrorisme;
- aider mon Pôpa quand il prépare le manger;
- trouver le vaccin contre la faim;
- laisser mes amis jouer avec mon poisson...

Et puis, j'ai pris un peu de recul et PAF! Pastèque! Révélation! J'me suis aperçu que j'm'en claquais vraiment les joyeuses de tout ça! Je sais très bien que jamais je pourrais faire tout ça! Tu rends compte?

C'est comme si tu demandais à Trézéguet de faire un centre en retrait dans la surface de réparation, à Samy Naceri de faire une campagne anti-cocaïne, à un réalisateur de film porno de trouver d'abord le scénario avant la scène finale, à Mochman de garder ta p'tite soeur au square... C'est pas pensable...

Donc, comme rien à branler de tout ça, moi, je vais juste me contenter de remercier tous ceux qui ont laissé leur empreinte sur le scène du crime et en particulier: DiB, Wesh Yo Hun Double S, Mystikall, Zlat, Snake, Enrico ("Ca, c'est pour les poilus...") et Mélo, Titemarie, Léna, Ioio ("... et ça, pour les épilées - enfin j'espère").

Voilà, c'est vous que vous avez gagné la palme pour avoir sali mon sale blog de sales commentaires salement salissants mais qui font tellement plaisir à ce bon vieux salaupard de Mochy.

Voilà, c'était pour dire rien du tout...

PS: Et à tous ceux qui m'aiment pas, j'ai bien pris note de tous les améliorations que vous m'avez proposé (ex: "Va mourir, t'es trop moche!" ou "T'es trop con, sale con!" ou encore "Enculé, c'est pas parce qu'il a baisé des gosses de 8 ans que Michael Jackson est pédophile..."), et je vous assure que je vais en tenir compte pour modeler ce blog conformément à vos souhaits les plus chers...

PPS: C'est bizarre, ça sonne faux, non?

# Posté le vendredi 06 janvier 2006 02:16

Modifié le lundi 06 février 2006 18:27

"Merry XXX-Mas, my fellaz!"

"Merry XXX-Mas, my fellaz!"
ET TOI, QUOI T'AS EU POUR NOEL?



- "Elle est jolie, ta guirlande!"
- "Et j'ai même les boules qui vont avec..."
- "Pas mal!"
- "Merci."




Petit Conte De Noël



Il était une fois dans un pays lointain appelé Laponie, un vieux barbu qui aimait faire plaisir aux enfants. C'était le Père Noël... Cet homme, sur qui le temps ne semblait pas avoir de prise (tant il est vrai qu'on a toujours l'impression qu'il sort d'une cure de thalasso aux algues de Normandie) n'avait pas son pareil pour ravir les plus petits.

En effet, là où les ambitieux essaient aujourd'hui de l'imiter en offrant aux bambins des premiers rôles dans des films amateurs d'éveil et de découverte du corps humain (non disponible dans le commerce, hélàs), notre inoxydable ami du nord privilégiait, lui, la tradition et le goût de la chose bien faite...

- Un lutin: "Euh, Père Noël? On va être un peu en jachère de colle pour les jouets en bois..."
- M.Noël: "T'inquiètes! Va me chercher le vieux Playboy de 75 qui a dans les cabinets, un jerry-cane de 2.5L et reviens me voir dans 5 minutes..."

De l'avis de tous, il était de ces trop rares hommes qui savaient redonner son sourire à l'enfant maladivement mélancolique; à la manière du coup de vent salvateur qui, non content d'éloigner les noirs nuages du paysage, laisse place à un soleil aveuglant de générosité et de bienfait...

- M.Noël: "Alors comme ça, tu m'as commandé une jambe de bois? Pas commun comme cadeau!"
- Houlaj: "C'est-à-dire qu'une mine anti-personnelle m'a arraché le membre inférieur droit jusqu'à la rotule et à cause de la gangraine, on a dû couper..."
- M.Noël: "Ah, je vois... Euh, ben tiens: mets ce crochet sur ton moignon et ce cache sur ton oeil crevé et tu seras un vrai pirate!"
- Houlaj: "Merciii!!! Vous êtes définitivement le saint homme dont on parle..."

Mais, voilà: le rêve que certains utopistes philantropes mettent un point d'honneur à rendre accessible à tous est, hélàs, bien trop souvent rattraper par une réalité insensible aux besoins des plus jeunes d'entre nous. Et fatalement, "le service s'en ressent", comme on dit couramment; allant même jusqu'à ébrécher le mythe du personnage calme et placide que des années de patience avaient forgé...

- La secrétaire de M.Noël: "Euh, M.Noël? Un père de famille est là et prétend que c'est vous le responsable du "pas de cadeaux cette année" dans sa famille..."
- M.Noël: "Putain, c'est le 94ème aujourd'hui... Quelle idée aussi d'essayer de finir ma tournée, déchiré comme j'étais..."
- La secrétaire de M.Noël: "Euh... Il s'impatiente, Monsieur."
- M.Noël: "Euh, oui... Qu'il remplisse le formulaire A1 et B13 et qu'il... SE LE FOUTTE AU CUL!!!"

Le Père Noël parvint néanmoins à accomplir sa tâche, répandant félicité, bonheur et gaité tout autour de lui... Mais, ce n'était là qu'une devanture: un homme blessé, fatigué et désabusé croulait sous le poids d'un costume devenu trop grand et trop lourd à porter pour un seul homme... Cet amer constat s'étendant hélas même jusqu'à sa vie privée...

- Mme Noël: "Allez, mon chou, il est l'heure. Mais avant de partir, il faudra bien te couvrir, dehors tu vas avoir si froid, c'est un peu à cause de..."
- M.Noël: "De ces branleurs d'enfants, je sais oui! Et puis, toi connasse, le jour où t'auras fini de rien foutre, tu pourras me construire le foutu toit que je t'ai demandé sur mon traîneau!"
- Mme.Noël: "Mais pourquoi donc?"
- M.Noël: "Toute une soirée à livrer des cadeaux par -25°C avec le vent de face et des rennes qui m'pètent à la gueule, ça te donne un indice?"

Si bien qu'à l'annonce du rachat de son entreprise familiale Noël & Co par le Trust américain Kids'R'Fuckaz Entertainment et aux réductions de personnel (-50% de lutins en atelier) et de moyens (seulement un renne de fonction contre 4 en temps normal) prévues, notre brave livreur de présents scandinave a viré de bord...

- Le facteur: "Bonjour M.Noël, une bien belle nuit s'annonce n'est-ce-pas? Voilà vot' courrier... Des bonnes nouvelles j'espère..."
- M.Noël: "Factures... Impôts... Plaintes pour viol sur caribou non consentant... Bon jusque là rien d'anormal... Oh les enculés d'leur race!"
- Le facteur: "Quoi? Ils vous ont mis un contrôle fiscal au cul? Je vous avez dit d'plus faire travailler des lutins chinois clandestins!"
- M.Noël: "1) Ta gueule, t'es qu'une merde, tu m'parles meilleur! 2) On a été racheté par une multinationale amerloque! 3) J'ai pas d'caribou sous la main donc enlève ton pantalon et suis moi dans la grange."

Et c'est armé de son courage et paré de son traditionnel costume ô combien rutilant que Monsieur Björn Ingströmssön Noëlvikingssön dit "Petit Papa Noël" a tenté de pénétrer dans les locaux du Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie français ("Pourquoi? Parce que ça être mon article, connard!"), pour demander des comptes à ces jean-foutre de compétition, à l'origine de ce cauchemardesque plan social.

C'était malheureusement sans compter la vigilance des cerbères de la Nation. En effet, grand bien aurait pris au Père Noël de lire les journaux: il aurait ainsi pu constater que le niveau 5 du Plan VIGIPIRATE avait été déclenché... et par la même évaluer l'inopportunité d'une telle action dans ledit contexte.

- M.Noël: "Allez sales bâtards! Vous pensiez qu'j'allais lâché l'affaire? C'est ce que vous avez cru?"
- Vigile 1: "Attends, il a bien dit: "Allahou Akbar! Vous pourrirez lynchés en enfer, un sexe de veau dans l'cul!"?"
- M.Noël: "Moi au moins, quand j'viens parler, c'est en face et rien ne me fera reculer! "
- Vigile 2: "Ouais et j'crois qu'il vient juste de dire "Mahomet va vous écartelez et rira à vous enculer! "
- M.Noël: "Qu'on m'amène quelqu'un rapidement, j'suis garé en double-file, faites vite déjà qu'c'est limite..."
- Vigile 3: "Quoi? "Con d'amen chrétien, j'suis bardé de dynamite, vive le Jihad islamiste!". Le con, il a osé!"

La suite se passe de commentaires...

Monsieur Noël a ainsi succombé aux blessures occasionées par les quelques 458 projectiles reçus avant même d'avoir pu pénétrer l'enceinte du bâtiment... et à une "ovarectomie totalement gratuite et infondée" d'après le légiste. On ne le répètera jamais assez: il ne fait pas bon être barbu et avoir un sac-à-dos plein de paquets "surprise" par les temps qui courrent...


MORALE: Je suis sûr que vous la trouverez vous-mêmes...

Indice: ça a un rapport avec le fait de tuer ses rêves, d'axer sa vie sur des futilités...

# Posté le samedi 24 décembre 2005 17:18

Modifié le mercredi 25 janvier 2006 17:49

"Saturday Night Danger!"

"Saturday Night Danger!"
L'INVASION A COMMENCE'



L'heure est grave. Depuis des lunes, une conspiration se trame sous nos yeux et, pour l'instant, rares sont ceux qui s'en sont aperçus. Mais, certaines personnes veillent, n'est-ce-pas Simone (Simone Weil... Compris? Désolé...")? En effet, chaque samedi de fin de semaine se répète inlassablement le même drame, mettant aux prises sensiblement les mêmes acteurs; et ce, partout en France... Je veux bien sûr parler des...

"... Envahisseurs. Ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination: la Night. Leur but: en faire leur univers. Mochman Crawford les a vus. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne, alors qu'il cherchait un raccourci (-"Le bar à putes le plus proche s'il vous plaît?" -"Non, désolé, c'est complètement à l'opposé") qu'il ne trouva jamais. Cela a commencé par une auberge abandonnée, et par un homme que le manque de sommeil avait rendu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l'atterrissage d'un vaisseau venu d'une autre galaxie ("Une Z4, je crois... Du jamais vu!"). Maintenant, Mochman Crawford sait que les envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine, et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé."

C'est un peu ça le topo... Les envahisseurs de discothèque, les extra-terrestres du night-clubbing, les intrus du dance floor... C'est une espèce vraiment étrange, dotée d'une ruse sans pareille pour nous leurrer. Certains illuminés prétendent même en avoir côtoyé de jour!!!

Dans tous les cas, ces êtres aux habits ultra-brillants et aux aux chevelures plus que gominées sont parmi nous. Et même s'il vous semble impossible pour l'instant de distinguer à travers leur habile déguisement leur vraie nature, voici les premières clefs pour reconnaître quelques unes de ces entités et se rendre compte qu'ils sont en fait maladroits dans leur pâle copie de l'homme normal de la nuit...

Il y a tout d'abord les "Qui profitent du bruit pour beugler des paroles incompréhensibles". beaucoup de style en apparence mais... Imaginez que le son du DJ s'arrête pendant que tous ces gitans font semblant de connaître les chansons de Billy Paul ou de n'importe quel autre black soulman ("Parce que c'est trop la classe, mec! J'ai même acheté le Best Of mais j'ai pas eu l'temps d'l'écouter. Mais ça déch' quand même!")... Convenez, je vous prie, du ridicule de la situation:

- Pamela: "Waouh! C'est pas Mister Pau là-bas?"
- Cindy: "Ouiii! Il est trop giga beau et en plus, on dirait qu'il connaît la chanson qui passe!"

(soudain le diamant dérape de la platine et la boîte est envahie d'un lourd silence. Enfin, presque...)

- Mister Pau: "If, if I was a...euh, nanana!/ Wanégaine fonky style tonight/ I wanna... sexy pour moi and please stand up!/ Desire... woh ho oh ho oh!"

(après 15 minutes d'hilarité générale dans la boîte et une tentative de fuite depuis la terrasse de l'apprenti crooner...)

- Pamela: "Pfff, de toute façon, on m'avait dit qu'il était trop con, ce mec!"
- Cindy: "Clair! Viens on va voir ce mec bizarre là-bas: il a pas l'air très beau mais, lui au moins, il essaie pas de..."
- Mochman: "If, if I was a smakfunzane, strafzing und your song..."

Voilà comment identifier ce premier spécimen. Mais il y en a d'autres plus vicieux...

Vous voyez tous ce mec qui ne connaît pas le moindre mot d'aucune des chansons qui tournent depuis 5 heures de temps... Oui, "L'Anglophone de 6ème B qui a forgé son anglais en écoutant les chansons des Poetic Lover" comme je l'appelle. Et puis, tout d'un coup, alors qu'il n'y croyait plus, miracle! En vient une dont il a appris toute une phrase entière. Alors là, tel le phénix qui renaît de ses cendres, le ringard renaît de son tas de merde, traverse toute la piste pour se mettre au milieu et taper sur l'épaule de Ruben et Angelo -ces deux potes- pour leur hurler aux oreilles la mesure fatidique, en accompagnant ces quelques mots d'une mise en scène préliminaire grossièrement ostentatoire. Là aussi, il est de bon aloi de souligner le grotesque de la situation:

- Tony (après 20 secondes d'un C-walk inconnu) : "SMOKE WEED EVERYDAYYY!!! Putain trop de la boulette de bête de balle, ce morceau!"
- Ruben: "Clair, mais tu m'as fait mal aux oreilles un peu et t'a tué mes Timb's. Tiens, il passe Changes. Vas-y gros, rappe-ça!"
- Tony: "Wah, les mecs, j'crois qu'y'a une go qui m'a fait un signe de dos là-bas au fond... Désolé, j'dois y'aller! Et puis, comme tu l'as vu, je rappe que sur du 50 Cent! WESTCOAST FOREVER!"
- Angelo: "On te rappelle comme d'hab pour K-Maro..."
- Tony: "Merci les mecs! Restez getto!"

Après, il existe une autre catégorie d'envahisseurs de la night que j'ai baptisés... les "Qu'en n'ont rien à branler de toute façon"! Ce sont les plus durs ou presque à démasquer: ils nous ressemblent vraiment, ont toutes nos attitudes mais sont trahies par une situation spécifique: la conversation sérieuse... Une démonstration simple vaut mieux que tout un long bordel de description fastidieuse avec des mots du dictionnaire:

- Rodrigo: "Adieu mec! Ca fait une paye! Tu vas bien?"
- Timothé: "Bof, moyen: la meuf que tu m'as présenté m'a refilé le SIDA..."
- Rodrigo: "Ah, cool! Et sinon, ton frère pète toujours la forme?"
- Timothé:" Ben, depuis le coup de barre-à-mine que tu lui as mis dans la gorge, il est muet. Et puis, j'aurais davantage de nouvelles quand il sortira du coma..."
- Rodrigo: "Génial! Dis-lui qu'il m'doit une revanche au karaoké! Et sinon, prêt à partir skier en famille, mon salaud?"
- Timothé: "Euh... J'y vais plus depuis que mes parents sont morts dans cette avalanche, pile le jour où tu faisais du hors-piste au-dessus d'eux..."
- Rodrigo: "Parfait! Tu leur enverras le bonjour. Et sinon,..."


(départ précipité de notre sujet qui ne prend pas la peine de finir sa phrase car il a repéré dans la salle une personne plus prestigieuse à qui "parler")

Mais ça n'est là qu'un rapide descriptif de ce à quoi vous pouvez être confrontés dans l'atmosphère obscure et moite de la nuit. Ainsi, vous aurez tout loisir de pister désormais d'autres représentants de cette espèce. Comme les "Comment j'ai mis le feu en dansant sur le podium tout à l'heure", les "Toujours un verre à la main pour le style", les "Merde, j'ai l'impression que tout le monde me regarde", les "Qui restent callés sur les banquettes en dénigrant ceux qui s'amusent pour de vrai" ou encore les "Toujours à l'affût pour trouver une main à serrer"...

Vous pourrez pas dire que vous n'étiez pas prévenu maintenant... Soyez sur vos gardes.

PS: Cet article, comme vous l'aurez compris, marque une première pour moi puisque j'ai pénétré ("Mmmhhh...") dans un endroit où tout le monde n'est pas toujours admis. Mais, je tiens à vous rassurer: contrairement à ce que les noms de mes protagonistes laissent sous-entendre dans les exemples choisis, les boîtes de ma région ne sont pas uniquement fréquentées par des gitans et autres populaces mexicaines. Qu'on se le dise...

PPS: Mais c'est quand même salement différent de ce à quoi je m'attendais. Faut dire, je carburais sur des vidéos de fêtes ricaines moi aussi...

# Posté le mercredi 21 décembre 2005 15:04

Modifié le jeudi 29 décembre 2005 14:43