- Jérémy D. dans le rôle de "Jay";
- Adrien T. dans le rôle de "Toulousain";
- Charles S. dasn le rôle de "La Souk".
- Adrien M. dans le rôle de "A.M.";
- Nicolas H. dans le rôle de "Mochman".
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Ce séjour ne devrait même porter une appellation si impropre et réductrice tant il est vrai qu'il fut en réalité question de 15 jours parmi les plus extra-terrestres qu'a comptés ma vie. Mieux qu'une nouvelle ou qu'un roman, ce fut ainsi un véritable film - que dis-je un péplum - qui prit place dans la station balnéaire espagnole susnommée.
Et de la même manière que l'on ne saurait contempler une mariée sans ses parures nuptiales ("Ouais, j'en avais marre des métaphores lubriques et dévergondées.") ou un gros porno zoophile sans son labrador et un rouleau de sopalin ("Fallait pas rêver quand même..."), je me dois de citer les protagonistes de ce grand oeuvre sans qui rien de tout cela n'aurait été possible.
I - PERSONNAGES PRINCIPAUX : LA TEAM
Nous retrouvons donc, par ordre alphabétique ("J'vous avais dit que j'arriverais à le placer quelque part ce putain d'ordre alphabétique!") et par ordre croissant de taille de l'appareil génital ("Ca m'aurait étonné..."):
- Adrien M. dit "Le A.M.", "Adriano", "Aèmerie" ou "C'est ouf!": facilement reconnaissable au scorpion qui lui colle à la jambe où qu'il aille, cet individu bien connu des services de police roumains se caractérise par son sens du partage (voir plus loin à "pot commun") et sa faculté incommensurable à faire de bonnes affaires avec les commerçants locaux (voir plus loin à "shit caoutchouteux"). S'est également distingué en introduisant son frêle pistil dans la fleur non moins délicate d'une grosse pouf parisienne en manque de sperme frais ("Charmant.") et par son hospitalisation pour carence alimentaire. Détail: fortement aviné à ses retours de boîtes, il ne parvint que rarement à comprendre où étaient partis ses cordons-bleus et surtout pourquoi ils lui avaient laissé un mot d'adieu sur la boîte d'emballage ("Mais l'arbitrage vidéo a rétabli la vérité..."). Signe distinctif: a raté de justesse l'examen d'entrée dans le cercle très fermé des "Rois de la Night"... ;
- Adrien T. dit "Toulousin", "Zintoulou", "Touloujoin" ou "Novento": victime d'une blessure d'origine inconnue le soir de son premier coma éthylique, ce jeune homme se démarque de la masse par sa capacité incomparable à dormir debout ou assis quel que soit l'endroit où il a échoué, étant facilement identifiable par l'angle caractérisitque que fait son cou avec le reste de son corps ("90°, d'où le surnom de "Novento"..."). Séducteur invétéré, il charme ses proies -en général parisiennes- grâce à une parade amoureuse empruntée au tapir africain: à la fois inimitable et dangereuse puiqu'interdite dans toute l'Europe centrale, cette danse autant que le succès qu'en tire par ce biais son exécutant laisse perplexes tous les scientifiques qui se sont penchés sur le phénomène. Important: commence toutes ces phrases par "Ouais mais mec..." et les finit toutes par "Ah ouais ouais ouais!!!". Signe distinctif: ne se déplace jamais sans son CDI ;
- Charles S. dit "La Souk", "Souks ma bite" ou "J'comprends pas bien ton dialecte": garçon raffiné aux moeurs soignées, cette personne a néanmoins connu une triste mésaventure puisqu'ayant perdu -sans le retrouver- le chemin de la salle de bains dès le premier jour. Peu enclin au paiement, ce prédateur de réserves alimentaires et d'enfants en bas-âge s'est régalé des achats personnels effectués par le groupe pour ne pas mourir de famine. Orphelin de ses sites Web scientifiques et fâché avec son rouleau de PQ, ce personnage à l'odeur suspecte partage avec ses prédécesseurs des troubles de l'érection qui, comble de malchance, se déclenchèrent, pour lui, lors de rapports (hétéro)sexuels obtenus sans violence avec Ana la Suissesse. A également quelques difficultés à comprendre la signalisation routière espagnole ("Sa 206 peut en témoigner...") et à vivre depuis sans son malus. Signe distinctif: pousse des cris, fait des bras d'honneur sans raison et adore prendre l'exemple d'un mec qu'a le sida, le cancer et la syphilis pour illustrer ses propos ;
- Guillaume L. dit "Guigui", "La Guille" ou "Guillotine": le pire de tous! Sous des traits de gendre idéal et de mannequin italien en vacances se dissimule un pervers hideux doublé d'un maniaque sournois. Voyeur irrécupérable, il ne se balade jamais sans son caméscope et aime à utiliser la vision nocturne pour surprendre ses camarades durant leurs ébats nocturnes, solitaires (ex: Charles) ou en couple (ex: Charles qui rentre son gland dans un vagin). Harcelé constamment par des jouvencelles en chaleur et toutes émoustillées par son charme si latin ("Mais non, j'ai pas envie d'l'enculer! C'est juste que..."), il a souvent eu recours à son bouclier humain composé de Charles et de moi-même (Mochy) pour repousser définitivement ces assauts baignés d'hormones féminines. Détail important: a fêté sa vingtième année sur Terre en notre compagnie autour d'un gâteau moisi mais d'un cadeau... euh, moisi aussi ;
- Jérémy D. dit "Jay", "Pradodu" ou "Le négociateur": armé de son maillot de bain à fleurs et de son monotesticule en carbone (certifié médicalement), ce charmeur au grand coeur s'est complu dans le calme et la volupté d'une romance estivale avec sa belle Irene. Réalisant l'exploit de survivre 7 jours avec 26,92E sans se priver de rien - et obtenant par la même le respect de l'expert en la matière Souks -, l'Apollon des sables a également réussi à convaincre une bande de tapettes parisiennes ("J'peux les insulter maint'nant que 900 kilomètres nous séparent, hé hé!") de ne pas nous faire manger nos extraits de naissance, en subissant pour cela un viol en réunion de leur part. Merci encore pour ce sens aigu du sacrifice, acte qui n'aurait certainement pas déplu à son grand maître Stopalachi. Détail important: a révélé un autre aspect de sa personnalité -déjà entreveu à Pamplune l'an dernier- en soirée au Mondo Moondino ;
- Julien M. dit "Mamousserie", "Mousse", "Moussema", "Massoum" ou "José Fernand": véritable prodige de la nature, sosie sourcillaire de Raymond Domenech, 8ème merveille du monde alcoolisé, cet adorateur du Dieu Whisky a voué tout le long du séjour un culte sans borne ni retenue à son icône; recevant même un coup de fil de la part de Jack Daniel's pour le féliciter de sa contribution au renouveau de la marque. Athlète appliqué à la musculature surdimensionnée, ce jeunot qui n'est ivre que lorsqu'il boit de l'eau pure a carrément démontré sa supériorité physique sur les Parisiens en arrêtant une dizaine de coup de poing avec son oeil gauche et un coup de boule avec son nez. Je dis "Monsieur"... Détail important: il n'a pas vu la lumière du jour pendant la quinzaine... c'est un con. Signes distinctifs: a travaillé la muscu avec A.M. et Touloujoin, ne rase pas son duvet de moustache et ne montre jamais ses dents lorsqu'il sourit ;
- Sylvain O. dit "Garay", "Le castagneur", "J'ai faim" ou "Faut qu'je nique!": doté de superbes implants pectoraux posés dans une roulotte de gitans juste avant le départ, le "young dude" fraîchement débarqué des Etats-Unis est arrivé avec deux envies en Espagne: manger et niquer en mangeant. Se découvrant pour la Suède une passion subite ("Enfin surtout "bite", la passion..."), ce lover international a cependant rapidement compris qu'il n'était possible de toucher qu'avec les yeux, ce qui eut le don de l'énerver et de lui faire péter la pression sanguine. Se rabattant sur un second choix de fin de série de soldes de liquidation totale pour cause de fermeture avant départ, notre étalon à l'organe d'acier ("On aurait dit qu'on avait un éléphanteau avec nous, des fois!") pratiqua donc le coït avec un hybride se trouvant à mi-chemin entre le cheval et l'être humaine. Identifiants: rit, mange, baise, montre un pec, ne s'arrête de faire l'un que pour faire l'un des trois autres.
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Mais comme toujours, un grand film est impossible sans quelques seconds rôles savoureux. Ainsi retrouvons-nous dans la longue liste de ce casting de rêve...
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II - PERSONNAGES SECONDAIRES
- la Russe et la Roumaine: ou comment deux amies inséparables peuvent incarner à la perfection un antithétisme absolu... enfin elles sont très différentes si vous préférez ("Ou si vous êtes juste trop cons pour comprendre un mot de quatre syllabes."). En effet, alors que la Roumaine s'évertua à miser sur la carte de la discrétion et de l'humilité -bien aidée, il est vrai, par une laideur peu commune-, sa comparse russe opta quant à elle pour une ouverture totale aux touristes mâles en manque de viande avariée, en utilisant pour cela un super gros cul, un tanga taille 12 ans et un matelas pneumatique biplace. Ce tout premier aperçu de la gente féminine de Torrevieja eut le mérite non négligeable de nous avertir que de nombreuses filles essaieraient de financer leurs vacances par notre biais et donc d'être suspicieux face à un éventuel et très soudain succès avec ce genre de connasses ;
- les Belges: rapidement enivrées par la classe de Touloujoin et par les bras d'honneur de Souks, ces trois jeunes demoiselles défraîchies mais prétendument "mannequins" ("Si si j'vous jure! Même celle de 1m50 avec un groin en guise de nez!") ne purent que succomber à l'armada paloise et en particulier aux pecs de Michael Garay. Mais hélàs pour ce dernier comme pour tous ceux qui comptaient faire baisser d'un ou deux hecto pascals la pression de leurs testicules, la soirée mousse au Pacha a sonné le glas de nos relations avec les donzelles, bien aidé il est vrai par l'acide que l'une d'elles a consommé ("Comme quoi, la drogue du violeur n'est pas qu'une spécialité française.") et par les jets de pisse qu'une autre a digéré lors de la bataille de pistolets à eau ("Longue vie à ces flingues et à leur réservoir amovible que tu peux remplir de ce que tu veux quand la file aux robinets des chiottes est trop longue à ton goût!") ;
- les Suédoises: paraissant à première vue aussi Suédoises que des contrefaçons chinoises de meubles Ikea®, nos deux p'tites pestes scandinaves ont égaillé nos journées en parlant le viking et en mettant à sac les villages voisins. Magnant leurs langues de pute avec une aisance rare et qui démontrait un entraînement intensif en la matière, Soshin et Ely ont gazé toute contrevenante munie d'un vagin et d'une paire de seins volumineusement inférieures à celles qui pendait au cou de la première des deux. Celle-ci s'est d'ailleurs attirée les faveurs de Sylvain mais, les possibilités de forer un tunnel Pau/ Stockolm s'amenuisant à mesure que le temps passait, notre pilote de drakkar a dû finir le trajet en mode manuel ("Bienv'nue au club, l'ami!") ;
- les Parisiennes: rarement le terme de "catin" fut employé au cours du séjour avec autant d'à propos que lorsqu'il le fut dans le dos de ces prostituées de compétition. A tous: éteignez vos ordis et n'achetez pas le nouveau Girls Gone Wild ou le prochain College Fuck Fest en DvD, MONTEZ A PARIS!!! J'explique. Cinq biaaatches de la capitale descendues dans le sud de l'Espagne avec les poches pleines et le crâne vide ("Mais quand j'dis vide, c'était genre t'entendais même les courants d'air à l'intérieur quand y'avait un peu d'vent!") avec un seul objectif: trouver un dénommé "Jesus" et lui offrir leur virgi... enfin disons plutôt leur chatte épilée au cutter pour remporter la palme. Mais malgré leurs efforts acharnés et le nombre impressionnant de candidats testés, nos mantes religieuses durent se satisfaire des érections partielles des deux Adrien mais se consolèrent avec Garay et son lait d'amour ;
- les Suissesses: pourront-elles jamais me pardonner de les avoir oubliées dans cet article où une place de choix leur revenait de droit. A croire peut-être qu'à force de les voir dans notre appartement, à dormir dans nos lits, à manger nos bichocos, à sucer nos - censuré -, on a fini par les considérer comme faisant partie des meubles. Enfin... des meubles avec des gros nibards et des vagins en guise de pénis quand même. Ainsi dans le rôle de la comode Louis XVI l'on retrouve Rousse Beef. Adepte de techno hardcore et fervente défenseur de l'immigration sur le territoire hélvète, sa grande spécialité était le "C'est ma tournée" dans les bars, sur le plage, dans les toilettes des boîtes, dans les caves ("J'avoue, j'en rajoute... Mais t'avais qu'à m'envoyer mes tablettes de chocolat suisse aussi et pas ces conneries de Milka made in Serbia!") exprès quand moi j'étais pas là. Pour l'accompagner, il y avait les deux autres demoiselles dont je vous ai déjà dressé le portrait précédemment et qui ont constitué un fantastique et inespéré objet d'études et d'observations pour l'éminent scientifque que j'aspire à devenir ("Par scientifique, je parle de cours du soir en gynécologie appliquée que je me propose de fournir gratuitement à toutes, dès que les services sociaux auront retiré leur plainte pour proxénétisme agravé sur nourrissons et retraités."). Ana et Irène, soeurs de leur état, m'ont ainsi permis de découvrir qu'il existe bien des interactions télépathiques entre personnes du même sang ; interactions leur permettant d'accomplir des actes similaires en même temps mais sans se concerter préalablement et à distance l'une de l'autre ("Plusieurs chambres voire un étage les séparaient parfois.") Ainsi, pendant que l'une gémissait de plaisir, l'autre écartait les jambes et pendant que l'une écartait les jambes, l'autre... Ben en fait elle aurait bien voulu gémir mais Souks arrivait pas à avoir l'érection. Ou alors, si elle gémissait, c'était de désespoir ou d'ennui ou de lassitude ou de honte ou de ... ("La p'tin d'ta mère! T'as fini oui?" s'exclama Chales en lisant ce passage). Non sans déconner, vous étiez sympas, les Suisseuses "une fois"... ;
- l'Espagnol de Carrefour: notre préféré à l'unanimité! De taille moyenne (1m75), de corpulence généreuse (85 kg), muni d'une queue-de-cheval tout à fait inappropriée et d'un style vestimentaire offensant même pour un non-voyant (débardeur moulant, short serré et rangers noires), cet ovni chevelu d'un vingtaine d'années tout au plus a d'abord attiré notre attention en se prostrant devant nous et en nous jetant un regard de défi avant de plonger sur sa copine ("Autre joli phénomène de mode en passant...") pour lui nettoyer les amygdales à grands coups de langue. L'anecdote aurait pu en rester là mais elle prit hélàs rapidement des tournures d'incident lorsque nous vînmes à recroiser la route du malotru sur le parking; malotru qui ne trouva mieux pour répondre à nos coups de klaxon insistants que de lever son majeur en notre direction. Bien mal lui en a pris puisque Charles, alors au volant de sa 206 intacte, se lança dans une course poursuite qui s'acheva devant un arrêt de bus où un parterre de vieilles peaux pu assister, médusé, à une scène culte au cours de laquelle notre conducteur exprima son mécontentement à grands renforts d'avertisseurs sonores, de bras d'honneur et de cris sauvages ;
- l'autre Espagnol de Carrefour: une bien triste histoire que celle de cet homme a priori innocent et sans anicroche mais que le sort a pourtant désigné comme étant celui qui devrait croiser un Charles au top de sa forme. Celui que nous appellerons Jamon Miguel de la Piñela, père de famille sans histoire déambulant derrière son chariot, semblait en effet vaquer à ses occupations sans prêter la moindre attention à l'énergumène qui s'approchait de lui lorsque ce dernier, la narine irritée par un looping de belle taille, vint éternuer sur son épaule mais aussi et surtout dans la poussette qu'il menait en parallèle à son caddy. Inutile de préciser que l'Espingouin fut quelque peu piquer au vif et bien qu'il menaça le criminel des grandes surfaces de le "tomar por el culo" pour avoir recouvert son fils de mouquire, celui-ci ne parut pas s'en émouvoir davantage puisqu'il proposa en suivant de recommencer avec cette fois-ci pour cible une vielle avec déambulateur ;
- les Parisiens: belle bande d'enculés, ceux-là! Alors sous prétexte que ces messieurs n'arrivent pas à choper des meufs avec leur technique de drague à l'américaine ("Wesh cousine, bien ou bueno? Y'a moyen j'te mets d'la crème et après genre on s'rait des potes comme ça j'te baise et ensuite scrédi tu suces mon p'tit refré?"), ils ont jugé utile de nous bourrer la gueule à grands coups de poing et de faire naître des odeurs de caca dans nos maillots de bain le lendemain sur la plage. Non mais oh! Ca va oui? Nous aussi on peut appeler la Guardia Civil! Pour être exact, un seul d'entre eux s'est servi de nos visages respectifs comme piste d'aterrissage pour ses paluches de maçon -un p'tit Noir plutôt énervé avec des cuisses à la place des bras- pendant que ses pédales de collègues jouaient le rôle de promoteurs de boxe en arrangeant des combats pour leur poulain. Sérieux, tous étaient là à vouloir calmer l'embrouille au début et dès qu'ils se sont souvenus qu'ils avaient Mike Tyson Jr. dans leurs rangs, subitement, y'avaient pas autant de Ghandi que de Don King chez eux. Oh la belle branlée, mon con! On a tout tenté... même qu'on a appelé le standard de TF1 mais ce connard de Julien Courbet était pas là pour nous défendre!
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Mais à part ce petit accroc qui, au final, aura eu pour seuls effets de nous faire passer pour des loubards aux yeux de plus crédules et pour des victimes aux yeux des plus rationnels ("Ben c'est pas avec nos 235 kg cumulés à 8 qu'on allait faire les merles et distribuer des mandales à tour de pognes..."), nous avons tous pu évoluer dans un cadre plus qu'agréable. Descriptif...
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III - LE DECOR
- l'Appartement: véritable palace donné en pâture à une bande de gitans qui n'en demandaient pas tant, l'appartement combla nos espérances au-delà de tout. F4 de 80m² situé à 50 m de la plage, disposant d'une douche et même d'un bidet, l'appart a revêtu toutes les formes possibles et imaginables lors de notre passage: tout d'abord logement propre et spacieux, il devint rapidement une réserve naturelle de sable, charrié à l'intérieur des lieux par une huitaine de paires d'espadrilles et autres tongs. Inimitable caméléon, il se mua ensuite en une mini auberge de jeunesse où fleuraient bons les p'tits plats mitonnés et les sauces traditionnelles... avant de virer vers minuit, heure de l'apéro ("Sauf pour Mousse qui commençait, par précaution, avec 6 à 8 heures d'avance..."), en un épouvantable troquet de zone industrielle où l'eau claire n'était plus tolérée. Certains disent même qu'à nos retours de boîtes, nos chambres avaient l'air de cellules de dégrisement... Le logis pouvait également prendre des allures de stades de foot où s'enchaînaient parties de PES 5 dans une ambiance rappelant la Grande Epidemie de Rage qui frappa ma classe de CE1 en 1993/94, tout comme il prit des atours de squat de banlieue parisienne; tant par l'odeur de zébus en décomposition qui émanait de certains zlips ("Je tiens à... Les propriétaires tiennent à garder leur identité secrète.") que par le nombre de zouzes qui sont venues encastrer leur fesses flétries dans notre canapé puant sans qu'on sache comment elles avaient franchi le seuil de la porte. Enfin, ce flat-resto-bistrot-cachot-stadium-squat entra dans la légende en devenant le plus gros baizodrome de Torrevieja dans la nuit du 9/08/2006 au 10/08/2006 où les accusés Adrien M., Charles S. et Sylvain O. se sont rendus coupables de copulation préméditée avec femelles peu recommandables ; le dernier prévenu étant même présumé de zoophilie (voir photo compromettante... enfin preuve accablante plutôt) ;
- la Fête Foraine: à croire que l'être humain fonctionne à l'envers parfois! En effet, alors que nous employons le plus clair de notre tempsà Pau à fuire les gitans, manouches, tsiganes, rhômes et autres adeptes du steack de vipères au jus de ratons-laveurs, notre premier réflexe a été, une fois là-bas, de courir aux attractions tenues par les forains de la ville. Trois d'entre elles nous marquèrent tout particulièrement: l'Aladino ("Ou comment ces connards de ferrailleurs ont décelé dans les mouvements giratoires et incertains d'une nacelle insalubre un bon moyen de récupérer des morceaux semi-digérés de nos repas."), les auto-tamponneuses dites "auto-tronçonneuses" ("Ou comment des romanos mal rasés ont utilisé leur sorcellerie afin de convaincre des jeunes sains de corps et d'esprit à dépenser leur argent pour essayer de (se) briser les jambes et (se) rompre le cou dans des véhicules sentant bon la rouille et le tétanos.") et enfin, cerise avariée sur le gâteau périmé, le concours d'adresse au basket ("Ou comment des éleveurs de hérissons ont mis au point un jeu qui poussa certains au suicide tandis que d'autres, plus chanceux, sombraient juste dans la dépression. La légende raconte même que certains gagnèrent une peluche, mais ça...") ;
- le Tirachinas: petite boîte de nuit comme on en trouvait un paquet dans le coin c'est-à-dire aussi crasseuse que le pubis du Capitaine Crochet et aussi miteuse que sa jambe de bois, le Tirachinas eut la particularité de nous accueillir la première soirée ("Enfin... d'accueillir ceux qui avaient encore leur repas dans le ventre... Enculé d'Aladino d'merde, va!"). A part ça rien de spécial, bonne ambiance, bonne musique... Ah oui, j'oubliais: une jeune demoiselle aux seins refaits et aux pupilles dillatées avait été invitée pour la soirée - Mlle Anastacia Mayo, hardeuse de son état - afin d'expliquer à tout le monde comment elle enlevait ses habits, à sa manière à elle. Bon, nous on n'a pas trop vu l'intérêt de tout ça au début ("Surtout si c'est pour perdre autant de temps à se frotter les seins, à se titiller la chatte et à se mettre des doigts dans le cul!") mais comme ça nous a mis le gourdain, on lui en voulait pas trop ;
- le Mondo Moondino: lieu incontournable de nos débuts de soirée, cette boîte de début de soirée excellait dans l'art de passer des sons rap US vraiment sympas sur fond de clips de 50 et de Ja Rule. En gros, on se retrouvait tous les soirs dans la situation d'un mec qu'aurait pas niqué depuis, disons, une vingtaine d'années et qui tomberait par un incroyable concours de circonstances devant le cadavre d'une personne sans personne pour le surprendre ou l'épier. Evidemment qu'il la niquerait mais bon, plus par devoir, instinct ou crevardise que par plaisir. C'est sûr. Autant dire que certains membres du groupe, poussés par l'appel du dancefloor et par l'absence de boîtes "rapisitques" dignes de ce nom, étaient obligés de danser les yeux fermés pour éviter la diarrhée cardiaque ("Si si, ça existe...") et surtout de perdre leur dignité. Attention, une mise en garde s'impose: il se peut que, pour un motif totalement fallatieux, le videur bodybuildé ("Que le patron, sans doute aveugle, de la boîte a habillé avec des sappes taille 12 ans et demi au cas où t'aurais pas compris que c'est pas une armure qu'il porte sous son tricot...") s'amuse à étudier la pénétration de son poing dans ta mandibule inférieure, dans ta jugulaire voire dans ton larynx s'il est joueur ("Et super calé en anatomie..."). En bref, un établissement bien mais avec modération ;
- la Facultad: autre lieu de perdition dans lequel nous prenions plaisir à sombrer les soirs de doute et d'éjaculations prématurées ("Belle rime, n'est-elle pas?"), cette boîte, à bien y réfléchir, était bourrée de mauvaises ondes. P'tet que cette bicôque malfamée a été construite sur les vestiges d'un cimetière indien maudit... Ou p'tet qu'un vieux marabou croate a envoûté les lieux après avoir chopé l'herpès dans les cabinets... Dans tous les cas, cette boîte a été plus un porte-poisse qu'autre chose pour nous. Répulsif auditif diffusant l'équivalent espagnol de compils "maquina" made in Leader Price, la Facultad avait pour autre particularités de cumuler les fonctions de vomitifs purificateurs grâce à des coktails douteux et celles de laxatifs radicaux grâce à des viderus survitaminés qui d'un battement de ciltransformait le fond de ton zlip en feuille de PQ usagé. On s'faisait même chasser du podium quand on répétait notre choré pour le prime ("M'étonnerait pas qu'on se fasse saquer aux éval' à cause de ces conneries, tiens... "). Inutile de préciser que c'est aussi là qu'a commencé la bagarre contre les parigots.
- le Pacha: cet endroit que l'on se plaisait à fréquenter pour faire du "sexe à pas cher" et qui figure encore à l'heure actuelle dans les archives policières espagnoles des réseaux de prostitution clandestins n'était autre qu'un réservoir à maladies vénériennes auquel nous étions accros. Jamais de mémoire d'hommes il ne parut plus aisé d'apprivoiser un vagin que dans ces lieux reculés aux allures de bordel moderne à ciel ouvert. Cependant, s'il y fut facile de lier contact et d'échanger quelques litres de salive voire de sperme contre plusieurs hectogrammes de sécrétions vaginales et de jus d'anus plus ou moins propres, on y eut également tôt fait de subir les assauts de charognards sans vergognes , guettant le moindre instant de faiblesse de votre part pour vous faire regretter d'avoir bu ce dernier verre. Ainsi ce repère de prostituées volontaires était-il par ailleurs également celui d'individus à vagins périmés, à bites ramolies et à couilles flétries - donc peu intéressées par les préoccupations de la masse: NIQUER! ou SE FAIRE NIQUER!. Individus dont le seul but était de dépouiller le malheureux ivrogne laissé l'abandon par ses "amis", trpo occupés qu'ils étaient à mettre des doigts dans des culs sous la mousse. Mise en garde: lors de ces fameuses soirées "mousse", méfiez-vous de toutes personnes munies d'un pistolet à eau, il se peut qu'elles aient des manières bien à elles d'utiliser le jouet et surtout de le remplir. A bon entendeur...
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Tant de lieux cachés, propices aux rencontres les plus inattendues. Tant de places reculées, mères des histoires les plus extravagantes. Tant d'alcôves secrètes, berceaux des péripéties les plus saugrenues. Tant de "tant de" dans des phrases compliquées qui emmerdent tout le monde... Mais, la fête n'aurait pas été ce qu'elle a été sans cet objet particulier...
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IV - L'OBJET CULTE
- le Pot Commun: entité mystique dont beaucoup parlent sans en avoir vu la couleur ou sans y avoir jamais mis un rond à l'intérieur, ce fameux objet fut au centre de toutes les attentions pendant le séjour. Petit bocal merdique tout en verre, ce pot insignifiant renfermait pourtant le pécul indispensable à notre survie dans cet apartement rendu hostile par les assauts de crevard(e)s en tout genre venus meubler leurs estomacs avec notre gastos chèrement payé. Symbole d'abondance et de prospérité au début de la quinzaine, il est rapidement devenu synonyme d'angoisse et de tensions à mesure que l'argent disparaissait et que l'on découvrait le fond du récipient, si bien que certains se sentirent obligés de commencer à piller les réserves personnelles des plus faibles et des moins prudents du groupe. C'est aussi ça, la loi de la jungle... .
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Voici donc la liste non exhaustive des ingrédients nécessaires à une quizaine de folie de l'autre côté des Pyrénées. Liste à la quelle il est indispensable d'ajouter les noms de deux personnes qui n'ont pu se joindre à nous mais dont la présence aurait été plus qu'appréciable à nos côtés. J'ai nommé Cédric, Tonio et Seb dit "Le Gendre".
Voilà ce qu'il en est pour cet article qui se verra peut-être agrémenté de quelques photos dans les jours à venir.
Merci de votre attention.
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L'énigme des vacances:
Durant le séjour, un bien curieux phénomène a pu être observé au sein de la communauté que nous formions. Il s'est manifesté de manière récurente tout au long de la quinzaine chez la plupart des membres du groupe et a essentiellement été localisé l'extrémité de leurs membres supérieurs. J'ai, en mon âme et conscience, décidé de baptisé cela : le Syndrôme du Twix®. Peut-être s'agit-il d'un code ou d'un langage... Qui sait? Les photos se passent de commentaires.
Ainsi le phénomène a-t-il gagné nombre d'entre nous en soirée, même des inconnus friands de poser sur une photo qu'ils ne verront jamais. Le mal n'a, semble-t-il, à ce jour aucun antidote connu; le port du bob bleu s'étant même révélé infructueux. D'autres furent atteints jusque dans le cadre convivial et rassurant de notre appartement pendant que d'autres étaient pris en traître sur la promenade du bord de mer. Plus curieux, une variante de la pathologie est apparue sur l'un des nôtres un soir de gros taux ("Les spécialistes parlent à l'heure actuelle d'un "Kit Kat® Syndroma"..."). L'épidémie a finalement ravagé notre colonie à l'heure du souper, le dernier soir du séjour; faisant de nous de vulgaires marionnettes infectées.
Voilà.
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La pensée des vacances:
(extrait d'une conversation enflammée entre La Souk et moi-même un soir du mois d'août, sur une plage espagnole, avec la douce molédie de quelques "aspirations sphynctérales" en fond sonore et un inoubliable coucher de soleil en arrière plan...)




