"Let's sum up the summer... (Part I)"

"Let's sum up the summer... (Part I)"
Avec les précieuses participations, au pemier rang et de gauche à droite, de:

- Nicolas H. dans le rôle de "Mochman";
- Adrien M. dans le rôle de "A.M.";
- Julien M. dans le rôle de "Mousse";
- Guillaume L. dans le rôle de "Guigui".

Et les non moins exceptionnelles participations, au second rang et toujours de gauche à droite, de:

- Jérémy D. dans le rôle de "Jay";
- Charles S. dasn le rôle de "La Souk";
- Adrien T. dans le rôle de "Toulousain";
- Sylvain O. dans le rôle de "Garay".

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AVERTISSEMENT: L'auteur de cet article tient à prévenir par avance ses lecteurs que son éloignement prolongé du monde informatique risque de se matérialiser par un déversement complètement gratuit et déplacé de grossièretés et autres propos orduriers. Merci de votre compréhension et à tous: bonne lecture.

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Quoi bonne lecture? Allez vous faire mettre avec vos "bonne lecture" de merde, là! Et d'abord: pourquoi faut qu'elle soit "bonne" c'te connasse de lecture? Et au fait, c'est qui l'enfant de putain qui se permet de mettre des avertissements dans mon article, hein? Bordel de merde, j'm'absente deux mois et j'me retrouve avec le Zaïre dans mon blog? Vivement que je revienne aux affaires...

L'auteur de l'avertissement: "J'vous avais prévenus: c'est un con...".


MONSIEUR, DESSINE-MOI DES VACANCES...


Par où commencer?... Parce qu'après tout, si j'me suis fait aussi rare ces derniers temps, c'est bien qu'il a dû m'arriver deux-trois trucs qui m'ont occupé le corps et l'esprit, non? Il s'est bien passé quelque chose avant que mon cul se retrouve vissé sur cette plage espagnole en compagnie de la plus belle brochette de basketteurs-nighteurs-bagarreurs-alcooliques que la France ait jamais portée, hein? J'ai pas raison? Ah, merci de le reconnaître...

Mais par où commencer? C'est ça la vraie question...Bah soyons original, faisons par ordre alphabétique ("Tu t'y attendais pas à celle là, hein connard?").

Extrait d'une conversation à La Chatte Goulue, bistrot d'en bas de chez moi:

- René: "Hé les mecs, vous y croyez vous à cette histoire d'ordre alphabétique?"
- Riton: "Moi j'te parie que c'est encore une de ses conneries pour pouvoir placer une discussion d'ivrognes dans son article..."
- Miguel: "Ou pétetre qué s'en né oune pour sé moquer dé Portouguèches y dé la manière qué ils parlent avequé l'accenche bicharre."
- Harry Roselmack: "Moi j'vous parie que c'est encore une histoire de quotas."


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AVERTISSEMENT N°2: Après mûre réflexion, l'auteur de l'article semble avoir lui aussi opter pour la solution plus classique du récit chronologique. Merci de bien vouloir l'excuser.

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C'est pas ça, ducon! C'est juste qu'en commençant mon texte par A comme Anus, B comme Braguette et C comme Cida, les gens auraient dit que de toute façon, je ne peux qu'être vulgaire pour faire rire les gens ("An plus d'aitre ilètrait...")... Enculé d'avertisseur, va!

Alors récapitulons en procédant par étape, si vous le voulez bien.


iiiiEPISODE I : FAC + CPE - 1 mois de vacances = AAAHHH VILLEPIN J'T'ENCULE TOI ET TON BRUSHING!!!


Tout a commencé par des examens décalés à la fac pour cause de CPE. Cet évènement qui a ébranlé ("Mmmhhh...") de fond en comble le microcosme universitaire a été l'occasion, pour tous ceux qui aiment gueuler sans raison, de se donner un peu de contenance dans des débats où ils ne comprennent que le décolleté de la meuf en face d'eux. Mais pour la plupart, il s'agissait juste d'essayer de se donner bonne conscience en étalant des idéaux politiques découverts la veille en lisant Picsou Magazine.

En un mot comme en cent, c'était un alibi en béton armé pour ouvrir en grand leur pompe à merde afin d'insulter, je cite, tous ces "enfoirés de leur race de perchés de mes deux qui pourrissent l'année scolaire avec des revendications foireuses leur servant juste de prétexte pour porter leurs guenilles à l'effigie du Che"... Jugement sans appel.

Mais prenons toutefois un instant pour relever la tête hors de cette chatte que l'on bouffe et que l'on nomme "Indifférence" pour rendre un vibrant hommage à ceux grâce à qui on a quand même eu droit à notre salutaire mois de repos gratuit en plein milieu d'année pour préparer les partiels. Un bon moment en somme avec un peu de recul... Enfin, sauf pour ceux qui avaient garé leur caisse sur le circuit emprunté par les lascars de Paname lors des manifs.

Bref, au sortir de cette semaine d'exams, c'est naturellement avec les glandes au niveau de la carotide que je m'apprêtai à entamer ce qui s'annonçait comme le remake puissance 10 de mes vacances de l'an dernier. A moins que...

NB: si certaines personnes ont eu du mal avec la double métaphore de la "chatte", qu'il se manifeste. D'avance merci.


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiEPISODE II : NICOLAS, 20 ANS, ESCLAVE MUNICIPALiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


("Attends, t'es sûr qu't'en fais pas un peu trop pour le titre?... C'est bon, pose cette massue, j'ai rien dit.")

C'était en effet sans compter l'opiniâtreté de ce cher nouveau maire qui, non content de me lacérer les couilles avec un scalpel rouillé en augmentant l'impôt sur la famine ("Wallah j'te jure il existe cet impôt!"), a jugé également opportun de s'approprier ma liberté et de la retenir prisonnière au sein du service Propreté Urbaine de la Ville de Pau. Soit... Je me suis donc résigner à contempler mon mois de Juillet - sacré s'il en fût-, ("Demandez-donc à mes parents quelle fut ma délicate réaction le jour où j'ai reçu mon contrat d'esclav... de travail.") subir une séquestration en bonne et due forme; et ce, pendant la bagatelle de 30 jours.

Ceci fut d'ailleurs l'occasion de rajouter une ultime touche cocasse à un tableau qui n'en manquait pourtant déjà pas: j'étais au karsher! Donc j'la refais pour les moins vifs d'entre vous qui auraient laisser leur cerveau dans la glacière. Quoique... J'ai une idée, bougez pas, j'appelle un pote. Oh Lepers, mets ton costume ringard et viens voir!

(... quelques "coups de peigne sur une vielle moumoutte" plus tard ...)

C'est parti pour un Spécial Question pour un Champion! Première question: je m'appelle Nicolas, j'ai un karsher dans les mains à longueur de journée et une fâcheuse tendance à être raciste. Je suis souvent en colère à trouver que mon travail n'est pas assez reconnu et je suis persuadé que si ma copine dort parfois avec un autre homme, c'est pas forcément dit qu'il la pénètre avec ardeur. Je suis, je suis...

Ca vous rappelle un truc, pas vrai? Ben, j'peux vous dire en tout que les Arabes, les Noirs, les Roumains et autres peuplades tibétaines ont pas fait de vagues quand ils m'voyaient la lance armée et la bave aux lèvres...

Faut dire que j'étais entouré de spécimens tellement décalés que la discussion aurait paru inutile dans l'hypothèse où un jeune individu à forte pigmentation serait venu demander des explications concernant le coup de karsher reçu par son gosse dans la poussette. A titre indicatif, la plupart d'entre eux a joué dans le docu-fiction de France 3 sur les hommes de Néanderthal... L'un d'eux a même joué le rôle du stégosaure... Du lourd donc.

J'vous fait dans le désordre un p'tit topo. On avait:

- le lèche-boule ceinture noire deuxième DAN de piperie;
- le facho tatoué au teint plus rouge qu'une bouteille de vieux rosé;
- le nostalgique de l'époque colonniale qui croit encore que l'Algérie est française;
- le fan de Johnny qui ne s'est pas séparé de son tee-shirt "Concert au Stade de France" de tout le mois;
- et pour finir mon favori, affectueusement surnommé "Queue de béton", le camionneur zoophile qui nous régalait à l'heure du repas de ses exploits animaliers genre "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux mais qui aimait bien les embourber aussi".

Joli casting dans lequel Mochman a trouvé immédiatement sa place, les autres employés étant même persuadé de m'avoir côtoyé depuis 10 ans...


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiEPISODE III : ZIDANE M'A TUERiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Evidemment, ce mois de juillet ne s'est pas résumé à éponger les rues paloises, histoire que les putes n'aient plus à slalomer entre les déjections canines ("Pour les incultes, ça veut dire "merde de clebs" et non "chute de dents"...") pour glisser d'une fellation à l'autre ...

Non, évidemment, il y a eu cette compétition de football en Allemagne. Qu'en dire puisque tout a déjà été dit à son propos? Disons que ça s'est passé comme une mauvaise kermesse où on t'a forcé à aller sous prétexte que ton gosse a un rôle minable dans une pièce de théâtre ridicule mais dont lui est fier comme un poux. On y est parti avec de grands espoirs avant de se rendre compte que le spectacle offert était à chier. Et puis, alors qu'on s'apprêtait à filer à l'anglaise comme des parias de losers, voilà que les buses se sont mises à nous montrer quelque chose de plus abouti, de plus attrayant voire même du spectaculaire par moment. Et un engouement nouveau de se créer, et des clameurs sans fin de résonner dans la nuit française, et une finale de s'annoncer comme l'apothéose d'une aventure sportive sans précédent...

Sauf que... sauf que... Enfin, vous savez: Zizou qui se prend pour un bélier un soir de rût, ce même Zizou qui voit en Materazzi un rival pour inséminer le cheptel de femelles rassemblées en tribune officielle ("Noémie Lenoir, même si t'es conne comme une burne, je t'aime!") et qui finit par lui imprimer le contour de sa chevelure calviciée sur le pectoral droit en signe de domination... Triste spectacle, n'est-ce pas? D'un autre côté, organiser une Coupe du monde pendant la période des amours, ça ne pouvait pas se terminer autrement...

J'en profite pour apostropher ce cher Zinédine en qui tout le monde voit l'homme idéal, le mari charmant, le père aimant et le joueur grandiose. Eh bien, à mes yeux, tu n'es que le footbaleur hors de forme dont la présence injustifiée au sein de l'effectif des Bleus a privé Jérôme Rothen d'un Mondial bien mérité, Vikash Dhorasso d'un temps de jeu plus conséquent ("Je ne parle même pas du la non-sélection scandaleuse de Christophe Jurietti!") et la France d'une victoire bien méritée... Seul mon foie te remercie pour les litres de Panaché et autres alcools forts que tu lui a épargnés.

Je ne vous salue pas criminel! Voleur de rêves! Terroriste!

NB: Euh, Zinédine, si jamais ta femme te satifaisait plus, j'suis quand même d'accord pour te sucer le pénis et les testicules. T'as vu, j'suis pas trop rancunier en fin d'compte...

La désillusion estompée, ma joie écorchée mais ma virginité intacte ("Eh oui! Car même effondrée, une supportrice de l'équipe de France se laisse pas limer comme ça!"), seule une chose bien précise pouvait me redonner la banane...


iiiiiiiiiiiiEPISODE IV : TORREVIEJA ou QUAND L'ESPAGNE N'EST PLUS CE PAYS DE MERDE SANS INTERET...


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AVERTISSEMENT N°3: En vue du caractère exceptionnel revêtu par ce quatrième chapitre, l'auteur du présent article tient à lui consacrer un article entier. Merci de votre comprenage.

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TO BE SUIVRE...

# Posté le mercredi 06 septembre 2006 21:12

Modifié le vendredi 01 juin 2007 02:59

FIFA WORLD CUP 2006

FIFA WORLD CUP 2006
POUR CAUSE DE COUPE DU MONDE, MOCHMAN VOUS INVITE A ALLER VOUS FAIRE FOUTRE EN ATTENDANT UN NOUVEL ARTICLE...

EN EFFET, LA VENUE DE QUELQUES 80000 GROSSES PUTES EN PROVENANCE D'EUROPE DE L'EST M'ONT CONVAINCU D'ALLER RENDRE UNE PETITE VISITE AUX HABITANTS DE CE PAYS NAZI...

RETOUR PREVU APRES LA VICTOIRE DU TOGO ORIENTAL CONTRE LA CHINE HERZEGOVINE...

A TRES VITE...

# Posté le mercredi 14 juin 2006 07:39

Modifié le dimanche 18 juin 2006 11:13

"Through the eyes of a child..."

"Through the eyes of a child..."
ETRE UNE ENFANT, CA TROUE L'CUL!!!




(Récompense pour ceux qui trouveront le chef d'oeuvre dont est issue cette chanson...)


Vous avez sans doute remarquer dans la plupart des films américains -au moment du traditionnel flash back sur l'enfance du héros- ou encore dans la pub pour les Werther's Original®, qu'il y a toujours un grand-père à lunettes avec son petit fils sur les genoux en train de feuilleter un grand livre plein de vieux clichés jaunis par le poids des années. Il se peut même que tu te sois, toi aussi, un jour, retrouver dans une situation similaire. Mais en général, pour toi, ça ne se passait jamais aussi bien que dans le poste:
- soit ton Pépé commençait à s'endormir en bavant dans ton cou;

- soit tu sentais un truc durcir dans son pantalon (-"Ce sont mes clés, fiston !" -"Mais elles sont sur la porte, tes clés Papy..." -"C'est le double." -" Mouais, elles sentent quand même un peu la bite et le vieux foutre, tes clés..." -"Hum..."), etc.;

- soit, pire encore, il savait pas lire...

Mais ça...

Non moi, je veux attirer votre attention sur un autre détail. N'avez jamais vous été frappés par cette lueur indescriptible qui naît dans les yeux du vieillard lorsqu'il s'en vient à narrer, la voix tremblante sous le coup de l'émotion, les souvenirs que lui évoque ce saut dans le passé? N'avez jamais vous su lire, dans le regard avide et empreint de malice du marmot, le profond enthousiasme avec lequel il se laisse transporter dans une autre époque par des récits, appartenant eux aussi, à un temps révolu? Ben moi si, j'l'ai vu ("Ca tombe bien d'ailleurs, ne serait-ce que pour la suite de mon article...")!

Et il y a, à cette effusion intergénérationnelle de sentiments, une raison simple: cette bête chose qu'on appelle... L'ENFANCE!!!

Souviens-toi, jeune! C'est comme ça que ça s'passait...

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Il est 7H30 du matin; t'es enfoncé dans la banquette arrière de la Renault 19 de Maman; tu grelottes comme un esquimau se gelant l'cul sur la banquise à attendre que ce putain de poiscail morde à l'hameçon; tu viens de chier pour la quatrième fois dans ton froc et le fond de ton slip pourrait servir de pub pour United Colors of Benetton®; tu pleures tellement que ta mère t'a enfoncé ses deux tampons Net® sans applicateur usagés dans le blaire en guise de mouchoirs... Cherche pas! C'est la rentrée des classes!

Il est 10H30 du matin; ton ventre gargouille déjà si fort qu'on se croirait à notre Dame de Paris; il raisonne tellement que t'as l'impression que ta mère s'est encore trompée et qu'elle a laissé son vibromasseur BX4000 allumé dans ton cartable; t'as beau essayé de gratter un Pépito à Jean-Christophe ou des madeleines à Audeline, ils te laissent juste lécher leur doigt de bourgeois; t'as plus l'choix, tu commences à fourager dans tes narines avec ton Bic 4 Couleurs® pour décoller de leur paroi nasale les plus grosses crottes de nez (alors connues sous les appellations équivalentes de "tarzans", "mokos", "mickeys", "loups", "cac's", "jean-claudes"), tu les alignes sur la table et tu t'en fais un rail... Cherche pas! T'avais faim! On l'a tous fait!

Sonnent ces putains de 12 coups de midi; ça tombe bien: ta réserve naturelle de caquines domestiques était menacée d'extinction et ton stylo ne ressemblait plus à rien; t'es assis à ta place habituelle et gueule pour que la grosse de la cantine apporte la bouffe; tu regardes par la fenêtre les p'tits bourges rentrer chez eux pour grailler un bon gros steack-frites pendant qu'on te ressert une platée de brocolis merdiques; tu démarres alors une bataille de bouffe, d'eau et d'appareils dentaires contre les cuisinières et contre le petit kosovare que l'école a accueilli, histoire de lui remémorer le bon vieux temps; tu finis le reste du repas puni au coin, le ventre aussi vide que les couilles du curé après sa séance de catéchisme avec les p'tits du CE1... Cherche pas! Des repas de chiottes, on a tous vécu ça... On a même vécu que ça, à bien y réfléchir!

Il est 15H00; tu salives tellement en attendant la récré que l'infirmière a dû te mettre sous perfusion pour insuffisance reinale; t'es si pressé d'aller faire un foot contre la bande du gros Raoul que tu te coinces un testicule dans le casier de ton pupitre en voulant sortir de classe à toutes berzingues; privé de sport, tu passes quand même ton inter-classe à essayer de soulever la jupe de la p'tite Amandine qui, en retour, te latte ce qui te reste de couilles à grands coups de pied; tu rentres chez toi avec un mal de bide si carabiné que tu chies un torrent de merde sanguine à peine différent de celui que t'as ingurgité deux heures plus tôt au self... Cherche pas! Des récrés foirées, on en a tous connu!

Il est 19H30, l'heure d'aller se coucher dans ton lit "1 place" même pas encore tâché de la marque de tes nuits solitaires ("Pour les filles, cette vanne n'est pas censée marcher... à moins que tu aies vraiment été une maxi-pute dès ton enfance mais ça..."); tu récites ta table de 4 à Maman et vu sa tête, tu vas prendre une belle cartouche en maths demain; tu te brosses les ratiches avec le super dentifrice au goût de chewing-gum mais on confond encore tes dents avec des touches de piano; tu veux pas que ta mère éteigne la lumière mais elle te répond que si ta chambre reste allumée, ça attirera les pédophiles; tu te décides enfin à fermer les yeux mais c'est le moment que ton père choisit pour pas réussir à bander alors que ta mère a déjà commencé à simuler ... Cherche pas! Les rituels avant de dormir, personne n'y a échappé!

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"Mais pourquoi?", me direz-vous. "Pourquoi diantre tiens-tu tant à nous communiquer ton attachement viscéral pour l'enfance?" C'est pourtant simple, mince! Réfléchissez...

Qui oserait ainsi refuser de revivre ses premiers Noël? Ses premiers anniversaires?
Qui oserait prétendre ne pas vouloir se souvenir de sa première dent de lai
d ("Ou juste de lait pour les plus chanceux")? De sa première carie?
Qui oserait me dire dans le blanc des oeufs ("Un minute de silence pour celle-là...") qu'il ne donne pas plus d'importance que cela à son premier amour? A son premier baiser (-"Bon, t'es prête?" -"J'crois qu'oui... Mais pourquoi tes potes sont chachés derrière le buisson avec de la corde et du sparadrap?" -"Euh...")?
Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments/ Ou me montrer ce qu'il faut faire pour être grand/Qui peut changer ce que je porte dans mon sang? ("Bon Liane Foly, tu te casses de mon article ou je t'encule toi et tous tes musiciens !").

J'vais vous l'dire moi : PERSONNE!!!... Et pourquoi? Parce que ces premières années sont tout simplement MAGIQUES!!!

C'est quand même la seule période de ta vie où tes parents et leurs cons d'amis applaudissent et se tapent des barres quand tu fais ton rot ; la gueule encore tartinée de compote Blédina! Va essayer la prochaine fois que t'auras un repas de famille de taper un raoul sous le blair de Tonton Gaston -qui, en passant, n'est autre que le mécène à l'origine de 95% de ton argent de poche mensuel- en lui expliquant que c'est pas sale mais que ça rappelle l'époque nostalgique où il accompagnait tes premiers pas sur Terre et tout et tout..., tu m'en diras des nouvelles...

Extrait synthétisé du conseil de famille consécutif à l'affaire du rot :

(dans le salon familial)
- La famille ("T'as vu!"): "Nous devons réagir... Euh... Coupons-lui une couille!"

(5 minutes après - dans ta chambre)
- Toi : "Vas-y Tonton, lâche-moi la couille!"

(10 minutes après - toujours la même chambre)
- Toi : "M'en fous ! M'en reste une..."

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Vous comprenez maintenant pourquoi l'enfance est l'époque bénie par excellence?

Bon, je sens d'ici ce qui va se passer: vous allez vous dire un truc du genre "Ouais et alors? On est bien avancé..." et vous allez foutre le camp sur d'autres sites plus éducatifs. Et comme je ne me pardonnerais jamais de vous laisser faire des saletés avec votre pénis ou votre vagin pendant que je me fais chier à garder mes mains vissés sur mon clavier à écrire cet article ("Non, j'déconne, j'en ai une de libre..."), je vais préférer prendre les devants et vous illustrer ma pensée comme à l'accoutumée, c'est-à-dire avec mon quota linéaire d'ignobles insanités innommables ("Votre crédit de «i» est épuisé. Pensez à recharger avant le 21 de ce mois-ci. Merci.").

Donc, pour faire simple, prenons un exemple qui parlera à tout le monde: Olive et Tom! Je ne saurais trouver meilleure illustration à mon propos: ce dessin animé cristallise à lui seul ce pourquoi l'enfance est magique et donc si précieuse à nos yeux. Ce manga nippon c'était quoi:
- des matches catégorie "poussins" disputés devant 80000 personnes;
- des terrains de 14 kilomètres de long aussi vallonnés que les nibards de Tati Huguette;
- des joueurs mettant 8 épisodes pour aller du centre du terrain à la surface de réparation;
- des rencontres de quartiers retransmises sur le réseau national;
- un héros sautant à 5 mètres de haut malgré une triple fracture de la cuisse ("J'comprends maint'nant pourquoi elle voulait t'éponger le poireau, la p'tite... RESPECT Olive!");
- un joueur de 8 ans et demi dont la puberté était déjà en phase terminale;
- ...

ET ALORS?

Pour les enfants que nous étions alors, rien ne nous paraissait plus naturel que tout cela!

Aujourd'hui, notre tendance naturelle au pessimisme et notre soumission absolue au diktat du rationnel nous pousseraient davantage à suspecter l'usage de produits dopants chez Atton et Landers, à penser que Bruce Harper est toujours puceau et à nous demander si la belle Pattie a eu ses premières règles ("Et si le flux était dense, régulier, grumeleux,...")...

Un autre exemple: Sailor Moon! Tant de mercredis matins passés à supporter notre guerrière de la Lune dans sa lutte effrénée contre les forces de Mal, à admirer ses virevoltantes cabrioles dans la nuit de Yokohama (ou autres villages néerlandais)... Désormais, lorsque viennent à passer les rediffusions de la série sur AB1 ou Filles TV, on met tous "PAUSE" pour vérifier si c'était pas un poil pubien qui dépassait de sa mini-jupe d'écolière et débattons des heures durant quant à savoir si elle pourrait s'enfiler entièrement son sceptre et si non, y parviendrait-elle avec un lubrifiant ou un simple chausse-pieds, etc.

Triste âge que le mien en vérité...

Mais si l'on essaie ne serait-ce qu'un instant de voir ces "choses de la vie" non plus par l'étroite lucarne de notre esprit obtus mais qu'on laisse le filtre magique de l'enfance agir, ce qu'il vient à révéler est tout simplement grandiose: plus rien n'est perverti par des idées préconçues déplacées, des a priori nauséabonds, des préjugés... euh... trop... Oh regardez l'oiseau là-bas!
(-"T'es con ou quoi? T'as pas l'droit de détourner l'attention du lecteur quand t'arrives pas à trouver un mot! C'est un article, ça s'peut pas!" -"Ah... euh... t'es sûr?").

Tout redevient beau, fini le désenchantement...

Et Charles Ingalls de redevenir ce sympathique bûcheron, ce citoyen exemplaire, ce père de famille attentionné... et non plus ce pédant moraliste ayant déforesté la moitié de Walnut Groves et se ventant d'avoir un mandrin à en faire pâlir d'envie un bison en rut!

Et le Père Noël de redevenir ce bienfaiteur semeur de rêves et non plus le voisin du 5ème qui venait déguiser le soir du 25 pour niquer ta soeur sans que ça éveille tes soupçons, pendant que tes parents éclusaient chez des amis.

Et la p'tite connasse de 7 à la Maison de continuer à manier, sans que ça étonne personne, les concepts de le pensée nitzschéenne et du dialecte sipnozien sans problème alors qu'elle ait pas foutu de faire la différence entre un rond et un carré.

Et toi de croire de nouveau que t'es bien né dans un chou et que t'es pas sorti du vagin puant de ta mère qui lâchait alors caisse sur caisse tellement l'effort abdominal était intense...

Et...

La suite, c'est vous... vous et votre histoire ("Vas-y, tu peux lancer les violons maint'nant Reggio... Non Reggio! Pas par les fenêtres, Reggio...").

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C'EST POUR TOUT CELA QUE JAMAIS VOUS NE M'ENTRENDEZ DIRE QU'IL N'EST PAS DE PLUS DELICIEUSE SAISON DANS LA VIE D'UN HOMME QUE CELLE DE SON ENFANCE... ET C'EST PAS MICHAEL QUI ME CONTREDIRA ("Je sais, je sais... Mais j'ai pas pu m'en empêcher! C'est si drôle!").

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PS: Mais bon quand tu vois quand même ce que sont devenues les deux gamines de la photo, t'as envie de dire "Bravo et merci bien l'enfance! Mais maintenant place à la puberté et aux déferlements hormonaux tous azimuts!!!"

PPS: - Mais attends une seconde là... Y'a une couille!
- Oui? Concernant?
- La fin de ton article là, où tu baves sur les deux p'tites poufs silliconnées...
- Ben quoi?
- Elle voudrait pas dire en fait que, même si l'enfance c'est cool, chaque époque de notre vie est exceptionnelle pour des raisons différentes et que chercher à revivre continuellement les joies passées ne serait qu'une vaine et désespérée tentative de lutter contre l'égrènement continu des secondes de notre courte existence ainsi qu'un moyen comme un autre de refuser d'affronter la réalité en face? Et que donc, il vaudrait mieux abandonner le passé au passé et aller de l'avant pour, au moins, pouvoir un jour être fier d'avoir vécu le moment présent et ne pas s'être volontairement muré dans un monde factice auquel on n'appartient plus, par peur d'avoir à affronter l'incertitude du lendemain?
- Euh... J'ai dit tout ça dans le post-scriptum, moi?
- J'crois bien qu'oui...
- Ah bon... J'croyais juste avoir fait un article qui m'servirait de prétexte pour mettre la photo des soeurs Olsen que je suis le seul en France à posséder...
- Ah... Autant pour moi.

# Posté le dimanche 02 avril 2006 10:13

Modifié le vendredi 12 mai 2006 05:59

"Meditate..."

"Meditate..."
PHILOSOPHONS...



Je sais, je sais... Ca fait une pige, hein?

Plusieurs millions de visites par jour, des piles de courriers de fans qui s'entassaient sur mon bureau à en rivaliser avec la place qu'occupent mes revues porno, une absence de la planète Blog qui a stressé le bétail au point que les canards meurent par kilos de grippe aviaire avant qu'on ait pu en faire du foie gras (-"Mais, le canard, c'est pas..." iiii -"Ta gueule, connasse!")... Et tout ça pourquoi?

Je vais vous le dire! Pour tomber continuellement nez à nez avec cette même photo de trois beaux gosses et d'un animal sauvage tranquillement vautrés dans un fauteuil Bultex®. Et ce, comble d'infamie, pendant que la faune étudiante française se pelle les couilles dans la rue à crier des slogans dont l'écho est couvert par les tirs de lacrymo et autres coups de matraque de nos amis de la Compagnie Républicaine de Sécurité.

Triste spectacle, je vous l'accorde.

Mais voilà: venant de me faire opérer des dents de sagesse et craignant qu'un coup de Rangers® dans la mâchoire ne ravive quelque peu une douleur insidieuse , je décidai de choisir une option tout autre que celle-ci. Option qui d'ailleurs présentait d'une part, l'avantage substantiel de préserver ma fière tignasse brune des poings gantés des représentants de l'ordre et d'autre part, celui de convenir parfaitement à la fâcheuse tendance que j'ai de me retrancher tout le temps dans le camp des plus forts...

J'ai nommé... LA FUITE METAPHYSIQUE!!!

J'ai en effet tiré profit de cette agitation pour prendre une sorte de retraite spirituelle, véritable méditation transcendantale, destinée à remettre un peu d'ordre dans mon Moi intérieur; tout en portant à son paroxysme une réflexion sur l'Homme en devenir que je suis, au regard des turpitudes universelles que tout jeune de 20 ans est fatalement appelé à connaître et, pour les plus chanceux, à traverser ("Cherche éventuellement traduction de cette phrase...").

C'est donc avec la sensation du devoir à charge, nécessaire au salut d'une communauté se barrant en couilles à vitesse grand V, que je me défis de tout ce qui pouvait entraver l'évasion de mon esprit prolixe; du plus imposant des boulets ou plus insignifiant des maillons, afin de vous livrer des pensées qui à coup sûr se révèleront un jour ou l'autre salvatrices...

Voici donc ce que plusieurs minutes de réflexion m'ont inspiré pour vous, disciples...

"Contrairement à celles du Seigneur, les voies de Clara Morgane sont très pénétrables."

"Que ce soit avant d'acheter un cadeau à un ami ou après avoir tiré un coup dans une maison close, le crevard qui vient de se vider les bourses a toujours la même hantise: celle d'avoir à retirer."

"Baiser une pute sans capote, c'est un peu comme péter quand on a la chiasse: il faut être soit très joueur, soit très con."

"Empoigner l'engin, bander, viser, tirer un gros coup, mettre dans le mille, remballer le matos et se barrer sans dire un mot ont longtemps constitué le propre de l'homme... jusqu'à l'invention du tir à l'arc."

"Je me suis si souvent masturbé dans ma vie que si, un jour, on me coupait les mains, on pourrait toujours lire mon avenir sur ma queue."

"Un port de l'uniforme sans pareille, un maniement du bâton unique au monde, un respect dû et obtenu en toutes circonstances, un amour légendaire de l'ordre, un sens aigu de la synchronisation, un don rare pour faire naître des torrents de larmes... Mais comment différencier majorettes et CRS?"

"Etre homosexuel aujourd'hui en France n'est en rien source de discrimination. Et ceux qui vous disent le contraire ne sont que des tarlouzes!"

"Le mouchoir est le symbole même de la solitude de l'homme: il recueille ses larmes lorsque personne ne lui prête l'épaule pour pleurer, il recueille sa jute lorsque personne ne lui prête sa moule pour limer."

"La fin d'une orgie de lesbiennes anorexiques en période de menstruation, ça doit ressembler à un bon gros plat de spaghetti à la bolognaise, non?"

"Qu'il discute ou qu'il baise, le maître mot du baratineur est toujours le même: le remplissage."

"Satisfaire sexuellement une fille est la chose la plus aisée au monde: il suffit de m'observer en pleine action et de faire exactement l'inverse."

"Contrairement à ce que l'on a pu dire, essayer de recréer le chaînon manquant de l'humanité en descendant dans la fosse aux gorilles n'est pas forcément une solution intelligente... en particulier si vous souffrez déjà d'hémoroïdes."

"Y'a qu'aux caisses de Auchan que je refuse de me taper la queue..."

"Bouffer une chatte pour la première fois, c'est comme goûter un plat étranger: tu fais le mac avec un grand sourire au début; puis tu regardes la gueule du truc, ça a déjà l'air moins bon; tu reniffles un peu et là, tu tournes de l'oeil; tu lèches timidement pour la saveur et tu remontes en faisant genre tu t'es gavé... La seule différence, c'est que si t'aimes pas la bouffe, tu peux pas te planquer sous la nappe pour faire la gueule!"

"Mochman est à Nicolas ce que le string est aux femmes: à première vue, il montre tout ce qu'il y a à voir, mais en réalité, il cache l'essentiel."


Voila donc un extrait des réflexions miennes que vous aurez plaisir à retrouver dans mon livre Nicolas "Mochman" Crawford ou Essai sur la société moderne sans avoir besoin de se sapper avec des vieux rideaux pourris parce que c'est pas ça qui te fait mieux penser, au contraire ça énerve les Chinois qui veulent te foutre sur la gueule après, à toi et à ton peuple de montagnards...

Puissent ces paroles vous guider vers la lumière.


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BONUS:


Analyse de l'oeuvre illustrant le présent article à la demande expresse de lecteurs toujours plus friands de culture et attendant surtout que je débite mon lot quotidien de conneries
("Mais n'y comptez pas trop, enfants de salauds que vous êtes! Je suis un autre homme, j'ai changé...").

Le Penseur

Ce chef d'oeuvre sculptural est un bronze, coulé en 14 heures par Jehlad Yaré, artiste engagé, spécialiste de la culture des Colons.
Cette sculpture, contrairement aux apparences, ne représente pas qu'un homme à poil en train de se demander comment il va bien pouvoir s'essuyer maintenant qu'il s'aperçoit qu'il n'a plus de papier.
Il y a là toute la sémantique nietzschéenne de la solitude salvatrice et propice à un sondage de son intériorité; au moins le temps que la crotte qui lui pend au cul sèche un peu et qu'il puisse renfiler son falzard sans craindre de tuer le tissu.
On ne peut que souligner le tourment profond de l'homme puissant, reposant circonspect sur un trône massif qui domine la plaibe ("Oh, la vilène fôte d'ortaugrafe!"): tiraillé entre l'idée d'une apparternance à une lignée noble et celle de l'incompatibilité chronique de cette filiation avec le fait de chier en haut d'un gros caillou vert à la vue de tous, notre homme souffre.
La servitude de besoins naturels suite à une soirée un peu chargée en nourriture mexicaine le pousse donc à s'abbaisser au sort des gens de moindre condition, réduits à démouler à même le sol par -5°C.
La douleur émane littéralement de chaque courbe de l'idole: des muscles striés par la tension nerveuse au front plissé surplombant un visage aux traits dubitatifs en passant par un dos rond et voûté sous le poids de la gène, tout laisse à penser que notre chieur vient de faire la calcul de la note de tinturier. Et que l'addition est salée.

Moralité: Euh... La sagesse est comme la colombe qui... Non... Se plonger au plus profond de son mal-être n'est possible que sur un caillou v... Merde, non plus! Euh, la cloison de l'esprit se lézarde sous les coups de ... Oh et puis qu'ils aillent tous se faire enculer!

SI UN JOUR TU TE RETROUVES A POIL, SUR UN CAILLOU POURRI, RECOUVERT DE MERDE DE PIGEONS, SANS AUCUN POTE POUR TE PRÊTER UN ZLIP, FAISANT L'OBJET DES RAILLERIES D'UN MEC BIEN MOCHE COMME IL FAUT ET TOUT CA PARCE QUE T'AS PAS PU T'ESSUYER LE FION APRES AVOIR LAISSER SORTIR LA TAUPE DU TERRIER, C'EST PEUT-ÊTRE QUE T'ETAIS VRAIMENT AU BOUT DU ROULEAU, DANS TOUS LES SENS DU TERME!!!

(Analyse subjective approuvée par le Ministère de l'Education Nationale, en particulier pour toute épreuve orale du baccalauréat)

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PS: C'est donc le grand retour de Mochman après plusieurs semaines d'absence dûe à un début de relation amoureuse, qui s'est en fait avérée être qu'une expérience d'une apprentie vétérinaire qui me voulait juste pour son exposé sur la théorie du Chaînon Manquant de l'Humanité... Mais maintenant qu'on l'a dévorée avec mes parents ("Fallait pas blaguer avec nous, mon coeur!"), je peux désormais me re-consacrer à la sauvegarde de vos esprits malades.

A BIENTÔT!!!

# Posté le dimanche 12 mars 2006 10:56

Modifié le mercredi 31 mai 2006 15:58

"Ain't no mountain high enough!"

"Ain't no mountain high enough!"
THE UPPA STUDIOS in association with QUATRE-UN-QUART PRODUCTIONS is proud to present you


LES QUATRE-UN-QUART FONT DU SKI


STARRING (from the gauche to the droite):

- Nicolas as Mochman;
- David as Dib;
- Florent as Flo;
- Arnaud as No;
- The paquet of Chips as Himself.


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiPROLOGUEiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Un homme a dit un jour: "Un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l'humanité". Vous voyez, c'est typiquement le genre de phrase dont a strictement rien à foutre lorsqu'on se retrouve avec des skis aux arpions pour la première fois de sa vie et que par la volonté d'un facétieux et fortuné compagnon, vous vous retrouvez à noircir votre slip PlayTex au sommet d'une piste à 45% ("Ca veut dire que la piste est pas encore finie et qu'on peut skier que sur un côté de la montagne, j'crois...")...

Voici, mes amis, en exclusivité mondiale mais pas nationale, le récit de l'une de mes plus périlleuses aventures depuis ma virée au Sauna Eros, qui me mena, il y a de cela quelque temps déjà, aux portes de la crevardise et de l'onglerie... Récit que je vous relate aujourd'hui en mon nom, mais aussi et surtout, en celui de mes inoubliables acolytes sans qui ce séjour à la neige n'aurait pas eu plus de saveur qu'une partouze à deux...

Pour toi, public...



iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiI-LE RENDEZ-VOUSiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


C'est par un brumeux après-midi de janvier que notre ami Florent (9ème fortune de France) nous fit la grâce, à Arnaud, David et moi-même, de nous convier à un sympathique séjour à Gourette, charmante petite station des Pyrénées Atlantiques. Et déjà, sur les lieux du rendez-vous, l'engouement généralisé pour le départ était palpable...

- Flo: "Bon putain, qu'est-ce-qui branle ce connard de pauvre?"
- No: "Bah, j'sais pas: j'crois qu'y avait une distribution gratuite de pain rassis en plus de la soupe populaire cette semaine..."
- Dib: "Enculé de RMIste à la mine triste/ Sinistre homme priant le Christ/ Pour mendier un sursis, rester en liste/ La piste noire l'attend et..."
- Flo: "Bon, ta gueule K-Maro. T'es pas dans ta cité de merde ici!".

(4 heures, 47 minutes et 3 secondes plus tard)

- Flo: "Ah, quand même, saloperie d'assisté social! C'est quoi qui t'as retenu cette fois-ci: le décompte de toutes les allocations qu'on donne à ta famille de voleurs illettrés ou le temps passé à laver des pare-brise aux feux rouges?"
- Mochman: "Non, c'est pas ça du tout: je suis aller me recueillir sur la tombe de mes ancêtres. Je la sens mal, cette semaine à Gourette, les mecs..."
- No: "Bah t'inquiète, le pourcentage de débutants morts dans cette station avoisine à peine les 47% et on s'est renseigné la neige est molle en ce moment: on galèrera pas trop pour creuser ton trou..."
- Dib: "Acrimonie des champs en mode neigeux c'est jeute/ J'entends déjà ces tapettes gueuler leur rage à mon passage sur leur beute/ Battez-vous contre mon ski style destruction massive/ Agressive est ma luge, du grabuge dans les gencives/ Je..."
- Flo: "LA FERME ou j't'offre l'intégrale de Booba!!!".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiII- LE VOYAGE EN VOITUREiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Située à quelque 55 minutes de notre chère ville de Pau, la non moins chère bourgade de Gourette nécessitait donc, pour être dûment ralliée, que nous recourûmes au service d'un engin motorisé à coût modéré. Et c'est tout naturellement que chacun voulut proposer son propre véhicule...

- Flo: "Bon, crève-la-faim, je suppose qu'on va pas prendre ton taquot d'merde pour monter?"
- Mochman: "Bah c'est-à-dire qu'ma voiture supporte mal le froid, l'altitude, les pentes, le vent, les gravillons, les poussières, le regard des autres voitures (!) et comme j'suis un peu juste niveau finances, j'ai pas pu mettre l'essence..."
- No: "Laisse, j'prends la mienne. En plus, j'ai surboosté le moteur, l'injection est tip-top, j'ai remplacé tous les jeux de phares, les boomers sont réglés sur MAX. Ca va envoyer la fougère, les mecs!"
- Dib: "Nix, y'a moyen d'kiffer du lourd niveau son/ Nisay, Salif, Ness Beal, Saïan Supa, Cliqua, Caution/ M'fais pas languir, lance des crimes audios et rien d'idiot/ J'crie "yo!" s'tu poses en cainri et "chokrane" si tu m'balances du cainfri, rho!/ Vas-y..."
- Flo: "Bon, David, tu m'ressors une de tes rimes de crâmeurs de voitures et tu fais le reste du chemin à pied. Compris, racaille? Ou peut-être qu'un coup de karsher pourrait t'éclaircir les idées? Alors No, t'as quoi comme musique?"
- No: "Une tuerie incroyable...".

(après 45 minutes et 13 secondes de Coldplay...)

- No: "J'vous avez pas menti les mecs... Une tuerie!"
- Dib: "Euh... Flo, en fait, j'la veux, l'intégrale de Booba. Vite s'te plaît..."
- Flo: "Ta gueule bordel! C'est génial Coldplay. "You and me are floating on a tidal wave.../
Together/ You and me are drifting into outer space.../ And singing!"
C'est pas de la musique de voyous ça. Ils comprendraient pas les paroles, ces cons..."

- Mochman: "Euh... No? Est-ce que tu crois, toi aussi, qu'un ami doit pouvoir tout pardonner à un autre ami (même moche) comme par exemple s'il avait un peu vomi sur la banquette arrière de son auto?"
- No: "Euh, pourquoi une telle question?"
- Mochman: "Non non, pour rien...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiIII- PREMIER CONTACT AVEC LA MONTAGNEiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


La magnificence des lieux était telle que le profane que j'étais ne pouvait que s'extasier en silence devant le spectacle offert à ses yeux ... Mais déjà, le soupçon d'inquiétude qui voilait ça et là l'éclat coutumier de mon visage ne passa par inaperçu et mon hôte me tînt à peu près ce langage pour me rassurer...

- Flo: "Rhâ putain, c'est quand même beau la montagne! Pas vrai, les misérables? Enfin, le miséreux?"
- Mochman: "Mouais, euh... C'est quand même haut comme montagne, non? T'es sûr que c'est pas trop pour un débutant, j'ai jamais eu de skis aux pieds, moi..."
- Flo: "Et tu veux les mettre où tes skis? Aux mains, connard? Et puis, un truc élevé, froid, insalubre, dangereux et surpeuplé, ça devrait pas te changer de ton HLM tout pourri, non?"
- Mochman: "Vu comme ça...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiIV- DECOUVERTE DES LIEUXiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Non content de nous faire toucher du doigt le rêve des cimes enneigées et du traditionnel vin chaud matinal, Florent nous ouvrait en plus de bon coeur les portes de son charmant pied-à-terre; et cela sans la moindre concession de sa part...

- Flo: "Voilà l'appart' les mecs!"
- No: "Pas mal du tout! T'es proprio ou c'est juste un contrat-bail de 9 ans, renouvelable par tacite reconduction en cas de silence du bailleur sauf si..."
- Flo: "Oulala hopopop! Fais bien attention, y'a des règles ici: "Toute mention ou allusion à des connaissances acquises au cours du semestre de droit est inconditionnellement proscrite; tout contrevenant étant passible d'une éviction définitive du lieu de commission de ladite infraction"."
- Dib: "Ghetto S.T.A.R. jusqu'à la moelle/ Malgré moi, rien n'apaisera jamais mon râle/ Mais ce putain d'appart f'ra l'affaire pendant le temps qu'jai à tirer ici/ Alors, j'bicru check les soces en attendant de vivre à Passy/ Je..."
- Flo: "Deuxième règle à ne pas perdre de vue, les enfants: "Toute manifestation artistique ayant, de près ou de loin, vocation à troubler l'ordre social en appelant à la révolte des banlieues contre les honnêtes gens du centre-ville est prohibée; tout contrevenant étant passible d'une éviction définitive du lieu de commission de la dite infraction couplée à une expulsion manu militari du territoire national par avion charter pour trahison à la Nation"."
- Mochman: "Ce studio est vraiment grand. C'est quoi ça là, le salon?"
- Flo: "Non, le placard à balais..."
- Mochman: "Et cette pièce-là, c'est bien la première fois que j'en vois une de la sorte... C'est quoi?"
- Flo: "J'le crois pas... C'est une salle de bain... Mais, j'ai pas envie qu'tu m'salisses mon savon. Alors, si tu veux te laver, t'iras te rouler dans la neige jusqu'à temps qu'tu sentes plus l'oeuf avarié!"
- Mochman: "Sinon, il est joli ce tableau..."
- Flo: "STOP!!! Bon alors, que ce soit clair pour tout le monde, je vais faire simple: vous touchez à rien; vous salissez rien; vous utilisez les chiottes que si vous avez vraiment besoin et que vous pouvez pas chier dans la neige parce qu'y a trop de monde qui regarde; et enfin, si vous voulez juste péter, vous allez sur le balcon et vous faites ça en silence.".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiV- AU MAGASIN DE LOCATIONiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Les lieux appréhendés, ne nous restait plus qu'à faire connaissance avec les autochtones et leurs coutumes si particulières. Cela devint réalité lorsque nous dûmes nous équiper auprès d'un magasin spécialisé et là encore, la légendaire générosité de l'homme de la montagne, loin d'être usurpée, a eu tôt fait de se vérifier...

- No: "Bien le bonjour, homme de la montagne. Qu'as tu de beau à nous proposer dans ta fringante échoppe qui fleure bon le sapin et la wax?"
- Dib: "Allez, raccro déserre l'étau qu'tas à la place du coeur/ Accoure ici, pas d'parano, lâche nous des sappes d'skieurs/ Dis à la pute derrière la caisse d'nous faire un ceau-mor d'réduc'/ Sinon j'la kène et elle s'ra bonne à s'péta seule toute en rééduc'/ Bitch..."
- Mochman: "Euh, M'sieur, j'crois qu'j'ai fait caca dans mon pantalon. vous voulez pas m'indiquer les cabinets?"
- Le vendeur: "Merde, des romanos!!! Foutez-le camp ou j'vous dégomme, saloperies de mendiants! Régine, sors-moi la carabine, l'entraînement de biathlon est avancé de 45 minutes aujourd'hui!"
- Flo: "Calme-toi Jean-Michel, ils sont avec moi. Tu vas bien?"
- Le vendeur: "Oh! Florent comme ça m'fait plaisir, bon sang de bois! Ma foi oui, ça va pas tro mal. J'ai dernièrement..."
- Flo: "C'est bon ta gueule, j'men fous. Rends-moi un service: donne à mes amis de quoi skier et fissa."
- Le vendeur: "OK. Bon suivez-moi dans l'arrière boutique, j'veux pas qu'on me voie avec vous dans l'magasin...".

(22 minutes et 45 secondes plus tard...)

- Le vendeur: "Bon voilà, nous disons donc: 3 paires de ski, de bâtons, de chaussures de ski et un forfait "remontées mécaniques" pour une durée de deux jours; ce qui nous fait un total de 825,98E par jour et par personne. Comment comptez-vous régler?"
- No: "Avec ma carte."
- Dib: "Avec du cash, ma gueule!"
- Mochman: "Euh... avec difficultés...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiVI- ULTIME BRIEFINGiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Comme bien souvent dans les moments qui précèdent une nouvelle expérience, l'hésitation fut de mise et il se révéla alors de bonne aloi d'avoir eu à nos côtés une aide attentive et attentionnée qui sût trouver les mots justes pour nous aider à franchir le pas...

- Flo: "Bon, est-ce que l'un de vous a déjà skié?"
- Dib: "Non, mais resquillé dans le métro, ça oui!"
- Mochman: "Euh... moi j'ai débloqué tous les personnages secrets à SSX Snowboard sur PS2. J'sais pas si ça compte..."
- No: "Moi, j'ai un pote qui fait de l'alpinisme en plaine..."
- Flo: "Pfffou... Elle va être longue, cette connasse de journée... Bon, vous allez essayer de bien enregistrer ce que je vous dis: vous êtes en haut des pistes, démerdez-vous pour être en bas avant la fermeture. Voilà."
- Mochman: "C'est tout?"
- Flo: "Non: si vous voulez, vous pouvez passer par la promenade du Bois Noir, c'est sympa..."
- Mochman: "Y'a des putes au moins dans ton bois?"
- Flo: "...".

(après une brêve concertation...)

- Dib: "Flo, ça te gêne si on commence par faire un peu de luge?"
- Flo: "Tu t'fous d'ma gueule, trou du cul?"
- No: "Mais non, t'inquiète pas, il plaisante. On va plutôt faire un p'tit bonhomme de neige, histoire de voir la texture du sol aujourd'hui."
- Flo: "Et mon poing dans la gueule pour apprécier la texture de mes gants, ça t'dit?"
- Mochman: "Euh... Flo? J'me sens pas top là tout de suite. Ca doit être le prix de la location du matériel qui m'reste en travers de la gorge..."
- Flo: "Oh, je vois mais il fallait le dire. Pourquoi ne m'as-tu pas simplement demandé un coup de main?"
- Mochman: " Tu sais, ce que c'est... les problèmes d'argent..."
- Flo: "Pas vraiment, non..."
- Mochman: "J'osais pas trop t'ennuyer avec ça..."
- Flo: "Un conseil: n'ose toujours pas, bipède détritique! Sauf si l'usage de tes membres inférieurs te paraît superfaitatoire et que la perspective de découvrir les joies du ski handisport te ravit...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiVII- AU SOMMET DES PISTESiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Malgré les conseils avisés de notre moniteur particulier qui s'en était déjà allé pour s'addoner à sa passion sur des versants autrement plus pentus que celui sur lequel il nous avait abandonnés, l'appréhension demeurait en nous tel l'implacable bourreau prêt à faucher l'outrecuidant trop prompt à se rire des dangers de la montagne...

- No: "Bon les mecs, j'ai été heureux de faire votre connaissance. Je sais pas si c'est Jean-Pierre Raffarin ou Luc Alphand qui a dit "La pente est raide mais la route est droite", mais j'crois qu'on peut plus reculer..."
- Dib: "Vie monochrome aux émanations de souffre/ J'souffre et souffle ma haine avant d'plonger dans ce gouffre/ Descente dans les fourneaux glacés à la blancheur maladive/ Mal hâtif qui m'ronge, la peur plus que la douleur m'invective! Allez, fuck tout ça, j'me lance! Hamdek mec!..."
- Mochman: "Les gars, vu ce que je viens de délester dans mon slip, j'crois qu'vaut mieux qu'vous partiez sans moi... J'vous ralentirais salement, c'est le mot..."
- No: "Arrête tes conneries, Nico. Ca peut pas être aussi grave que tu l'dis..."
- Mochman: "Bon OK, j'dis pas: c'est super agréable d'avoir un truc chaud qui te coule le long de la jambe mais bon là, c'est plus la couleur qui m'inquiète. Regarde..."
- No: "Ouh salaud! En effet... Ben, ne le laisse pas trop à l'air libre, c'est peut-être radioactif ton truc... Et comme, les ours ont l'odorat fragile dans le coin et qu'en plus le fan club de René Marquez traîne dans les parages, j'suis pas sûr que ce soit bon pour les plantigrades du coin et pour l'écosystème de la région en général, tout ça..."
- Mochman: "Oh foutre de merde! Ca a débordé de la chaussure!"
- No: "C'est marrant, on dirait une coulée de boue... qui pue...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiVIII- EN BAS DES PISTESiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


D'émotions fortes en émotions fortes, la journée nous parut n'avoir duré que trop peu de temps, tant il est vrai que l'ivresse des sommets gagne aisément le néophyte non averti, et tous rivalisions déjà d'anecdotes et autres pensées que nous avaient suggérées ces instants de grâce sportive...

- Flo: "Bon alors, 1,2,3... le compte est bon! J'ai mes trois blaireaux. So what?"
- Dib: "Si la montagne est la catin qu'elle a l'air d'être, dis toi qu'j'lai tellement niquée qu'mon ski sans protection l'a forcément engrossée!"
- Flo: "No?"
- No: "Il me semble... enfin, je crois... je ne suis pas sûr... que les moniteurs de ski s'arrêtaient sur mon passage pour prendre des notes et que l'un d'eux s'est même évanoui... Obligé de lui faire l'amour pour le réanimer."
- Flo: "Nico?"
- Mochman: "Ben... moi, j'ai une p'tite confession à te faire. Je crois qu'jai laissé des traces de mon ADN un peu partout sur la piste rose..."
- Flo: "Quoi? Tu veux dire que c'est ton sperme qu'on a retrouvé pendant sur le bonnet du p'tit champion de l'école de ski?"
- Mochman: "Bon alors, j'ai deux p'tites confessions à te faire...".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiIX- APRES L'EFFORT,...iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Après le spectacle grandiose offert par ce théâtre gelé et immaculé au sein duquel nombre de petits bourgeois glissait majestueusement, quelle fut notre surprise de nous voir conviés par notre hôte à profiter des bienfaits réparateurs d'une séance de soins privés dans un hôtel particulier de la station...

- Flo: "Bon, je vous laisse tout découvrir par vous même. Juste une chose: si vous croisez des clients de l'hôtel, pour l'amour de Dieu, faites semblants d'être intelligents et riches...".

(peu après, dans le jacuzzi, en compagnie de Mme La Comtesse De La Boustiffaillère...)

- Mochman: "Et c'est pour cela, très chère, que, depuis ce malheureux incident, je ne me lave plus que dans des baignoires remplies de caviar. HAHAHA!"
- La Comtesse: "Ô M. Crawford, vraiment, et je dis ça sans aucune flagornerie, vous êtes de ces trop rares personnes qu'il est agréable de côtoyer dans ce monde superficiel où l'hypocrisie est reine..."
- Mochman: "Vos mots caressent mon coeur telle l'étoffe de soie orientale qui court sur le corps dénudée d'une nubienne assoupie et me donnent à penser que le destin a sciemment voulu que se croisent nos parcours respectifs..."
- La Comtesse: "Assurément. Et ce jacuzzi, toutes ces bulles aux senteurs si épicées, quel plaisir... Moi qui croyait qu'il était en panne..."
- Mochman: "Mais il est en panne...".

(encore après, dans le sauna, au coté de Son Altesse Sérénissime Mummiah Abdul Jawad El-Kaoutar IIIème du nom...)

- Mochman: "Et à ce moment-là, je lui ai dit que ses puits de pétrole étaient aussi fertiles qu'un chameau castré! HAHAHA!"
- S.A.S.: "Ah mon ami! Vraiment, je ne regrette pas d'être venu passer quelques jours dans cet établissement."
- Mochman: "Moi de même et puisque vous m'êtes fort sympathique, je m'en vais vous faire présentement une révélation: il est de notoriété publique que cet hôtel foisonne de call-girls et autres hôtesses de luxe..."
- S.A.S.: De tels bruits me sont effectivement parvenus, oui..."
- Mochman: "Eh bien, l'une d'entre elles était là ce soir - une débutante à la peau bronzée - et, avec mes amis, nous l'avons... enfin, vous voyez, hum hum..."
- S.A.S.: "C'est bizarre: ma fille est venue me trouver, en larmes, en se plaignant d'avoir été violée sauvagement dans les vestiaires par quatre délinquants..."
- Mochman: "Ah oui... C'est marrant ça..."
- S.A.S.: "Oui, très. Et parmi eux, il y en avait un très moche qui l'a agressée très bizarrement: il s'auto-pénétrait avec une banane tout en imitant le cri du bouc en rût pendant l'acte..."
- Mochman: "Mmmhhh... Etrange, en effet... Veuillez m'excusez, il me faut vous quitter."
- S.A.S.: "Naturellement, Monsieur... Monsieur?"
- Mochman: "Oui?"
- S.A.S.: "Vous oubliez votre banane.".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiX- REPAS MONTAGNARDiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Grandement ragaillardis par la cure réparatrice et revitalisante improvisée au 7ème étage de l'hôtel particulier où notre hôte a (toujours) ses habitudes, le véritable festival culinaire qui nous attendait constitua la cerise sur le gâteau d'une journée exceptionnelle; et le tout dans une ambiance des plus conviviales...

- Flo: "Bon alors, j'vous préviens tout d'suite: j'me suis pas cassé l'cul, c'est du surgelé, ça pue mais le premier qui a un truc à dire, j'lui fous les couilles dans le presse-agrumes et promis, on les mettra en condiments pour accompagner la salade!"
- No: "Mais non, pas la peine. Rien qu'à l'odeur, ça a l'air... euh, comestible. Quelqu'un vient d'en lâcher une ou quoi?"
- Dib: "Non mec. J'crois que c'est le truc que t'as dans ton assitte qui refoule ça comme! Bizarre d'ailleurs, ce poisson: c'est moi ou il a une plume qui pend sous la nageoire?"
- Mochman: "C'est peut-être un poisson volant..."
- Flo: "T'arrêtes de dire des conneries ou tu le prends en travers de la gueule, le poiscaille!"
- Mochman: "C'est peut-être un poisson violent alors..."
- Flo: "Attention..."
- Mochman: "Pardon mec. Mais moi, c'est plus ses griffes qui m'gênent... J'peux voir la boîte s'te plaît?"
- Flo: "Tiens, connard et la garde pas pour te faire un abri pour cet hiver. Sinon, tu laisseras une partie de ta descendance dans ce joli presse-agrumes..."
- Mochman: "T'inquiète. Ah, on aurait dû s'en douter. "Péché en mer Doku, dans la province d'El Hach-Yass au Mali... Y'a pas des tonnes d'eau là-bas..."
- No: "J'bouffe pas cette merde!"
- Dib: "Pas moyen qu'j'mouille un chicot dans cette ripaille de taulard/ J'maularde ma gerbe, et le dégoût qu'm'inspire cette bouffe de SMICards/ J'encule Monsieur Marie et ses recettes préparées en Chine/ A base de chien plus 25 heures d'avion avant d'finir dans ma cuisine/ Non..."
- Flo: "Bon, je vous avais prévenus... Ramenez vos couilles par ici.".


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiXI- DIGESTION DEVANT LE POSTEiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Bien que déplorant de manière unanime une légère sensation de vide douloureux au niveau de l'entre-jambes après ce banquet en altitude, nous ne pûmes que succomber, la panse pleine d'une saine nourriture, aux charmes aguicheurs du canapé et laisser notre lassitude aux soins bienfaiteurs d'une cure intensive de télévision...

- Flo: "Bon j'avais prévu un gros tournoi de PES 5 pour ce soir. Mais comme notre SDF préféré a voulu s'occuper de ça, histoire de se sentir un peu moins inutile, on se retrouve maintenant avec des jeux de Mega Drive et de Master System..."
- Mochman: "On dit premier gaou n'est pas gaouo... Ah non, c'est Magic System ça."
- Flo: "Putain, je te hais Nico. Vraiment."
- No: "Bah, pas grave. On n'a qu'à se faire un sujet de dissert' ou réviser nos cours de Finances Publiques à la place..."
- Flo: "Génial! Fais-moi penser à plus jamais t'inviter? Quoi d'autre?"
- Dib: "Moi j'ai la solution, rho, pour remédier à ta faille/ File moi une paille, une "credit card", tasse un bon rail, pécho une caille/ Quoi de mieux qu'un G.A.N.G.B.A.N.G. pour tuer la soirée/ Car d'la serrer à la lacérer, y'a qu'un pas que moi j'franchirais/ Ce soir si ya moyen..."
- Flo: "Et qui va se retrouver avec l'anus en étoile de shérrif? Parce que, même si ça l'enchanterait, je doute que ta mère ait le temps d'arriver à temps pour ce soir..."
- Mochman: "Mais non! On n'a qu'à faire un Action ou Vérité où à la fin on ferait des expériences et, à la fin, on s'lècherait les..."
- Flo: "STOP! Ta gueule! Va mourir une heure ou deux s'te plaît."

(après quelques minutes de réflexion...)

- Mochman: "On va matter les clips sur le câble... MCM... Tiens, ça c'est génial. MP Represent!"
- Flo: "Moi j'trouve que ça sent le cul un soir de chiasse, ton truc."
- No: "Clair! Moi j'ai encore mieux. Tiens, regarde là sur MTV, James..."
- Flo: "Pourquoi il chante comme ça? Il s'est assis sur un de ses testicules?"
- Dib: "Ravalez vos mélodies rasantes à la sauce rosbeef/ Rho j'kiffe les zik modiques et grinçantes de ce blanc bec chétif/ Un canif dans la gorge et un viol en guise d'apéritif/ Teste pas l'blacko qui pose avec lui, ils f'ront toujours la diff'/ Seth et Sef..."
- Flo: "Plus ça va, plus je vais finir par haïr ma propre race."
- Mochman: "C'est les Arabes qui vont être contents: ça leur f'ra du repos..."
- No: "Et aux Noirs aussi..."
- Dib: "Et aux Juifs..."
- Mochman: "Et aux gros..."
- No: "Et aux moches..."
- Dib: "Et aux lépreux..."
- Flo: "Quoi?"
- Mochman, No et Dib: "Non, rien..."


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiXII- TOUS AU LITiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Repus après tel festin, la chaleur des chambrées, mêlée à cette sensation d'apaisement total qui règnait dans l'appartement, nous aida à sombrer progressivement dans un sommeil profond et serein; allongés sur l'une des deux couches que comptait la bâtisse...

(lit n°1, où la quiétude des lieux est troublée par un bruit de tissus froissés...)

- Mochman: "Hunnnnnn, hunnnnnn..."
- Flo: "Euh, connard?"
- Mochman: "Ouais?"
- Flo: "Qu'est-ce t'es en train d'faire, enfoiré d'fils de pauvres?"
- Mochman: "Ben, ça s'voit, non? J'me branle..."
- Flo: "Ouais, ça je le vois. Mais y'a rien qui t'gêne là?"
- Mochman: "Ben si, j'comprends pas: j'arrive pas à bander..."
- Flo: "Ben si tu veux y arriver, commence par prendre TA BITE, saloperie d'enculé!!!"
- Mochman: "Oups! Ma faute...".

(lit n°2, où la quiétude des lieux est troublée par un bruit s'apparentant à celui d'un moteur de Boeing 747 au décollage...)

- No: "RRRRRRRRRRRZZZZZZZZZZZ... RRRRRRRRRRRZZZZZZZZZZZ..."
- Dib: "Chuuut, bordel!"
- No: "RRRRRRRRRRRZZZZZZZZZZZ... RRRRRRRRRRRZZZZZZZZZZZ..."
- Dib: "T'a gagné: j'écris un "16 mesures"!"
- No: "Mmmph... Fais un peu moins d'bruit, David s'te plaît... Merci..."
- Dib: "Clik clik... Boom..."


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiXIII- LE TEMPS DES ADIEUXiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Comme pour n'importe quelle histoire merveilleuse, la nôtre connut une fin qui fut unanimement jugée comme arrivant trop tôt...

- Flo: "Bon, les mecs, mes parents vont arriver dans 2 heures donc va falloir qu'vous bougiez; histoire que je puisse désinfecter l'appart."
- No: "OK..."
- Dib: "Wesh..."
- Mochman: "Ouais..."

(après 53 secondes d'un silence lourd de signification et d'émotion...)

- Flo: "Ben pourquoi vous restez planter là? Vous avez un truc à m'dire? Vous avez casser quelque chose ou quoi?"
- No: "Non, c'est juste qu'on voulait te dire "merci" pour tout."
- Dib: "La même, rouya!"
- Mochman: "Ouais...".
- Flo: "Euh... Vous êtes gay?..."

(s'en suivront des embrassades interminables, des sanglots haletants, des regards complices et... une orgie dans la neige avant de monter dans la voiture - qui me laisse d'ailleurs à penser que l'air de la montagne nous a peut-être fait virer de bord - ...)


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiEPILOGUEiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


Ainsi se clôt ce qu'il convient de qualifier de plus "fabuleuses aventures jamais vécues par un homme de son vivant ante-mortem en milieu montagneux"...

Une nouvelle fois, les mots viennent à se dérober au filtre de ma pensée et le présent compte-rendu de cette expérience hors-du-commun ne souffre que trop du manque de lettrage qui caractérise ma prose.

Néanmoins, d'un commun avis exprimé par les Quatre Quarts, une page du grand livre de la montagne et des sports neigeux a été tournée durant ces deux jours.

Chut, mon bébé...

PS: Aucune retouche à la photo illustrant le présent article... Juste une légère collision ayant opposé une dameuses à ma fragile personne...

# Posté le jeudi 02 février 2006 19:16

Modifié le jeudi 18 mai 2006 15:56