"Take a walk in my shoes for one day, homeboy !"

"Take a walk in my shoes for one day, homeboy !"
LE JOUR LE PLUS LONG


Ces évènements se déroulent entre le mercredi 15 et le jeudi 16 Mai 2007.

Leur récit vise à immortaliser ce de quoi est fait mon quotidien en période d'examen, plus particulièrement lorsque ceux-ci touchent à leur fin.

Comme vous aurez tout loisir de le constater, ma vie ne dépareille pas vraiment de la vôtre ; faite qu'elle est des désillusions et des joies que nous vivons tous à nos âges.

Mais comme j'ai pris sur mon temps de R.T.T. pour écrire, je vais quand même vous demander de lire ce qui suit. P'tet y'aura des surprises, je sais pas...

Moteur, ça tourne !


***************************************************************************************


7:00 : Putain... J'ai vraiment la tête dans l'cul...

7:01 : Je me redresse péniblement sur mon lit et j'essaie de faire le point sur ce qui s'est passé hier soir. J'étais censé réviser à bloc mon partiel de droit administratif des biens. Avec cette matière à la con coefficient 3, j'aurais dans quelques heures l'impression de passer un exam' à disserter, les couilles coincées dans un piège à marcassins. Pas le droit à l'erreur.

7:02 : Je sens une odeur bizarre.

7:03 : C'est rien. Juste une famille de squonces qui a élu domicile dans le terrier qui me sert de bouche.

7:05 : Je jette un regard circulaire sur la pièce... Première frayeur. Un ouragan semble avoir ravagé la moitié de ma chambre et encore, ça c'est la meilleure moitié. Rajoute trois Cambodgiens en slip et t'auras ta photo de Phuket post-tsunami pour pas un rond.

7:10 : J'ai peur. Je viens d'entendre un bruit: je ne suis pas seul dans l'appartement.

7:11 : Merde ! Un bruissement de draps me signale que je ne suis même pas seul dans le lit ! J'dois faire un truc. J'envoie ma main gauche en reconnaissance. Il faut que je sache qui a partagé ma nuit.

7:12 : Mes doigts glissent le long des jambes de l'inconnu(e) et arrivent au niveau des cuisses... Je crains le pire. Je prends mon courage à deux mains. Je lève le drap.

7:12 et 30 secondes : AAAAARRRRRGGGGGHHHHH !!!!

7:13 : Je veux mourir. Je ne crois plus en rien. Ni en Dieu ni au Diable. Même ce fils de pute rougeaud à la queue pointue ne pourrait pas supporter ce qui abîme ma rétine en ce moment même.

7:15 : Je renonce définitivement à établir la liaison avec l'étranger. Je préfère aller satisfaire un besoin naturel. Au moins avec ça, devrait pas y avoir trop de surprise.

7:15 et 30 secondes : AAAAARRRRRGGGGGHHHHH !!!!

7:16 : Je veux mourir (bis). Je n'arrive pas à y croire. Regardez-moi l'état des cabinets... Y'a plus de papier ! Pas grave, on va faire sans pour aujourd'hui. De toute façon, mon partiel commence dans 45 minutes et je sais rien du tout. J'ai l'impression d'être un anus dans une partouze gay: j'vais m'faire défoncer !

7:32 : J'attrape un slip qui traîne dans le salon, grignote un bout de pain quand j'aperçois sur la table de la cuisine un appareil photo numérique. Je sais d'ores et déjà que ce que je vais y trouver va me faire autant plaisir que la fois où on m'a dit que la zoophilie ne serait jamais discipline olympique aux prochains JO ("Toutes ces années d'entraînement pour rien !").

7:35 : Oh, la fine équipe que voilà ! Je connais pas la moitié de ces gens mais une chose est sûre: tout s'est passé chez moi hier soir. Pour ma part, j'ai fait fort je crois... J'regarde quand même regarder si elle m'a pas laissé de numéro: j'suis pas en position de faire le difficile. Je l'ai jamais été d'ailleurs.

7:40 : Je sors de l'appartement.

7:41 : La fête a dû être un tantinet plus folle que ce que je pensais. J'en profite pour saluer quelques uns des participants. Ils ont l'air heureux. Tant mieux.

8:00 : L'heure H. Putain de merde. Je vois toutes ces tronches de peigne adeptes du pantalon slim et de la raie de côté en train de réviser pour la huitième fois des cours qu'ils connaissent déjà par c½ur. Moi, j'ai froid, j'ai faim et je pue. J'attends près d'un radiateur quand un mec chargé de l'entretien vient m'exposer ses théories sur la domanialité publique. J'l'écoute d'une oreille distraite...

8:02 : Je m'aperçois qu'il en sait plus que moi. Une larme roule sur ma joue acnéique, slalome entre une forêt de points noirs et stoppe au niveau d'une micro-flaque de pus. Je vais en chier.

8:05 : Je rentre dans l'amphi. L'examinatrice vérifie que la photo de ma carte étudiant correspond grosso-merdo à l'animal odorant qui se trouve devant elle. Elle rit. Elle me tend ma copie et mes brouillons. Elle rit. J'lui fais un doigt d'honneur. Elle me gifle et se remet à rire.

8:15 : Les grandes enveloppes cartonnées contenant les sujets arrivent dans la salle. Plus un mot.

8:20 : Tout le monde a le sujet entre les pognes. Toujours pas un bruit.

8:21 : Je gueule du haut de l'amphi parce qu'on a oublié de me donner le sujet.

8:21 et 30 secondes : Je veux mourir (ter). Un long sanglot déchire le lourd silence qui s'était installé dans l'amphi 600. Mon sphincter veut se joindre au concerto pour ne pas laisser mes cordes vocales en solo: heureusement que j'ai pas mangé trop lourd ce matin.

8:22 : On évacue quand même la partie supérieure de l'amphi. Ca me rappelle le Viêt-Nam... Mes camarades tombant comme des mouches autour de moi... Putain d'armes biologiques !

9:57 : Au bout d'une heure trente, plus d'idée pour ma dissertation. D'un autre côté, va baratiner un docteur en droit sur le déclin de la théorie de la domanialité virtuelle et sur la résurgence des critères classiques dans la distinction domaine privé/domaine public... Pas évident. Du coup, pause-caca.

10:49 : J'ai fini. L'accouchement s'est bien passé et j'ai mis au monde un beau bébé à la peau brun-vert d'environ 2,5 kg. Et sans césarienne, je vous prie. Je repars faire de la figuration dans la salle.

12:20 : Epreuve finie. Je descends de l'amphi en tenant du bout des doigts l'étron que je viens de concevoir. Tout me pousse à croire que je souffre d'une diarrhée mentale. Ma note le confirmera sans doute.

12:30 : L'heure du repas. Reprendre des forces avant la dernière épreuve de l'année. Droit pénal spécial. Putain ! Autant je faisais pas le fier après l'épreuve de ce matin avec mes allures de petite bourgeoise sortant d'une cave d'Aulnay-sous-Bois. Mais là, de savoir qu'une vielle sadique va m'interroger pendant une demi-heure sur le viol, les agressions et atteintes sexuelles, l'exhibition publique imposée à la vue d'autrui, ça me met dans un état de transe...

13:14 : C'est officiel, j'peux plus cacher mon excitation ! D'un autre côté, une vieille qui m'parle de cul pendant une plombe, c'est une colonie de vacances qu'on confie à Marc Dutroux: un fantasme qui se réalise.

13:30 : Avec un peu d'avance, je déambule déjà dans les couloirs de la fac et regarde par l'entrebâillement de certaines portes les premiers candidats passer.

13: 38 : Une scène me laisse perplexe: je sens qu'on va pas être tous égaux devant l'examinateur... ou alors, certains vont être plus égaux que d'autres.

13:49 : Dommage que ce ne soit pas M. Denis qui m'examine. Il avait l'air enthousiaste à l'idée de me recevoir...

14:00 : J'arrive en salle B2. Une pensée - récurrente en ce genre d'occasions - me vient:

"Tel le nain devant l'urinoir, j'allais devoir placer la barre très haut."

14:52 : C'est à moi. Mme N. ("Le N, c'est pour Nérac.") m'attend derrière son bureau. Une dizaine de petits papiers éparpillés devant moi. Tous parlant de trucs plus crasseux les uns que les autres. J'peux pas m'rater.

14:53 : "Les agressions sexuelles: éléments constitutifs, circonstances atténuantes et aggravantes, sanctions". Une lueur frénétique passe dans mon regard. Un éclair d'inquiétude naît dans celui de mon examinatrice.

15:37 : Héhé ! Comme prévu, je m'en suis tiré avec les honneurs. Seule ombre au tableau: l'interruption momentanée de mon oral du fait des nausées de Mme N. J'aurais pas dû donner autant d'exemples tirés de mon expérience personnelle.

15: 39 : Je vagabonde dans les couloirs quand le cours paisible de mes élucubrations spirituelles est interrompu par une tonitruante sirène policière... J'aurais vraiment pas dû donner autant d'exemples...

16:45 : Une heure d'interrogatoire et une ligne supplémentaire à mon casier judiciaire plus tard, je pars à l'Arlequin ("Une espèce de snack à la con où tu crois au début que les prix sont encore en franc alors qu'en fait non...") pour manger ce qui traîne sur les tables.

17:16 : J'intercepte une conversation enflammée en provenance d'une table voisine à propos d'un truc politique ou juridique. Elle oppose un connard et une connasse, devant un parterre de blaireaux arrivistes et de midinettes intéressées ("Mais non, j'crache pas dans la soupe..."). C'est le genre de discussions qui mêlent philosophie de haut vol et radotages bas-de-plafond dignes de piliers de comptoirs ; le niveau déclinant à mesure que la texture des arguments s'effiloche.

17:36 : Le débat a fini comme d'habitude, bien qu'ayant duré 10 minutes de plus qu'à l'accoutumée: insultes, pinçages, postillons, grimaces... Aaahhh, l'éternelle rivalité UNI (syndicat étudiant de droite ou fachos assumés) / UNEF (syndicat étudiant de gauche ou fachos refoulés): que d'énergie, de salive et de temps perdus pour rien !

18:00 : J'essaie de lancer mon propre groupe de discussion. Au menu: politique internationale ("Rien que ça...") ; ce qui est à propos en cette période électorale. Intéressés et agréablement surpris par mon initiative, quelques personnes s'assoient et commencent à déblatérer sur Sarko, Ségo & co.

18:03 : Je les interromps et leur dis que nos élections sont à chier comparées à celles auxquelles ont droit les Amerloques. Mais eux continuent de prétendre que les campagnes des différents candidats sont très instructives, que leurs discours sont très bien sentis, etc.

18:04 : Je coupe une nouvelle fois mon interlocuteur et étaye mon argumentation d'une preuve irréfutable. Ils me pincent, me tirent les cheveux et partent en faisant des blagues sur la forme de mon visage.

18:04 et 30 secondes : Je suis seul à ma table. Un puceau de ma promotion ("Spécimen rare: on n'est plus que deux..") semble intéressé par mon dernier argument. Je le lui laisse pour 5¤...

18:31 : Je quitte le campus pour de bon. Jusqu'au bout j'aurais vécu mon année universitaire 2006/07 mais là, le rideau tombe: JE SUIS EN VACANCES !!!

20:04 : Je fais un saut chez mon frère et le découvre en plein préparatifs pour son mariage. Je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression qu'il hésite encore un peu. P'tet la couleur de la robe...

20:14 : Je rentre chez moi. Certains invités de la veille ont l'air d'attaque pour remettre ça ce soir. Faudrait pas les décevoir.

20:25 : Enfin dans ma chambre, je souffle et j'en profite pour ouvrir mon courrier... Une lettre de mes anciennes colocataires retient particulièrement mon attention. Y'a même une photo d'elles avec.

20:25 et 30 secondes : Penser à séquestrer mes prochaines colocataires dès qu'elles évoqueront un éventuel départ à l'étranger.

20:36 : Je décide d'aller prendre une douche, ça fait longtemps...

20:36 et 30 secondes : AAAAARRRRRGGGGGHHHHH !!!!

20:37 : Je ressors de la salle de bain avec le contenu de l'estomac au niveau des amygdales ! Le spectacle auquel je viens d'assister vient de me faire perdre au moins un dixième à chaque oeil ! Décidément, les lascars c'est plus ce que c'était avant...

21:00 : Plateau-repas devant le film que je me suis loué. J'ai nommé:
"Ninja Vania, la vengeance du nunchaku hygiénique". J'espère qu'il sera aussi bien que le premier...

23:00 : Plusieurs questions:

1) comment un film dont le héros est une sorte de gros tampon usagé peut-il durer deux heures ?

2) les scénaristes savaient-ils que ce film était destiné à la commercialisation ? Si oui, pourquoi ont-ils laissé leurs noms au générique de fin ?

3) à quand la suite ?


23:27 : Coup de fil. Une virée en boîte s'organise pour célébrer le début des jours heureux.

23:54 : Les premiers copains arrivent. Pas sûr que José parvienne à rentrer ce soir... Encore que, lui, c'est pas ce que le videur du Kili aura de pire à recaler dans quelques heures... Pas vrai Michel ? En tout cas, Ronand a l'air serein. C'est déjà ça.

2:41 : Après un apéro un brin chargé à la chevrotine, l'équipe au complet débarque en masse sur le parking de la boîte: la place est noire de monde ("Ceci est un jeu de mots raciste que seuls les Palois peuvent comprendre. La Direction.").

3:25 : Mon porte-monnaie s'est délesté de 10¤, j'ai perdu la trace de mes "alcoolytes" dans la chaleur du night-club et je me sens autant à mon aise ici qu'un Tchétchène dans le vagin de Mme Poutine. Mais, point positif, je connais Mister PAU 2007, présent ce soir ; ce qui me permet de frimer un peu mais pas trop non plus parce que je sais d'avance que ça va servir à rien.

3:55 : Je progresse dans la salle Zouk. Stupeur: j'ai bien peur de me trouver sur une future scène de crime... La rubrique "Faits divers" de la Rép' me le confirmera sans aucun doute demain. J'essaie vaguement de faire comprendre à la jeune inconsciente que le sexe est un sport collectif et non individuel ici. Elle ne veut rien savoir. Tant pis.

4:03 : Je surprends mon copain Tristan qui tente d'intégrer un groupe dont les membres dansent en rond. Il a l'air optimiste.

4:04 : C'est bon: je crois qu'ils l'acceptent comme l'un des leurs !

4:23 : Je crois apercevoir la fille que j'ai emballé hier soir... Enfin, celle qui a failli me manger pour être exact. Tout va très vite: un coeur qui bat, un nez qui flaire, une décision qui tombe. Ce soir, je perds mon pucelage ! Je descends quand même la moitié d'une bouteille de Jack Daniel's cul-sec pour me donner du courage.

5:49 : J'ai un très gros mal de crâne, un peu comme si j'avais essayé toute la nuit de trouver une bonne raison de rire à un spectacle de Daniel Prévost. Ma vision est trouble et je crois qu'un marsouin s'est échoué à côté de moi. Mais comment aurais-je atterri sur une plage ?

5:50 : Je fais la mise au point. Un regard à gauche: des videurs qui rigolent. En face: un pare-chocs de R19. A droite... Je crois que j'aurais préféré que ce soit un marsouin ! Même un lamantin aurait fait l'affaire. Mais "ça"... J'espère que je n'ai rien fait d'irréparable...

5:51 : Une rapide inspection des lieux me rassure: pas de capote ni de sperme ou de sécrétion vaginale sur le trottoir. Petit pincement au coeur quand même parce que j'aurais pu vraiment devenir un homme ce soir.

5:55 : Je réalise que la scène peut prêter à confusion pour les spectateurs qui commencent à s'agglutiner autour de moi. Il serait peut-être temps de me soustraire aux regards accusateurs des clubbeurs: plutôt me faire tailler une pipe par un piranha que de rajouter encore une page à mon casier judicaire aujourd'hui!

6:21 : Je retrouve mes comparses à l'extérieur du parking de la boîte. Je suis impatient de les écouter me conter le récit de leurs chasses à la donzelle. J'ai même acheté exceptionnellement un grec tout crasseux pour les écouter tout en m'éclatant la panse.

6:21 et 30 secondes : J'ai pas eu le temps de mettre trois crocs dans mon casse-dalle que les copains ont déjà fini de raconter leurs "épopées" nocturnes respectives. On est vraiment pathétique: on dirait des hommes préhistoriques qui rentrent à la caverne bredouilles, le gourdin sur l'épaule. Les soirées se suivent et se ressemblent.

6:32 : Je regagne la casbah après avoir essayer, en vain, de me faire inviter dans tous les afters qui s'organisaient sur Pau. J'ai l'impression que ma tête est une église et qu'une centaine de clandos sans papiers s'y sont réfugiés pour la nuit. J'espère que la charge des CRS dans un nuage de lacrymo, synonyme de coma éthylique, ne sera pas pour ce soir...

6:48 : Je rentre dans ma chambre et alors que je m'apprête à sauter sur mon lit, je m'aperçois que le Père Noël du vice a laissé tomber un cadeau de sa hotte, tout droit sur mon parquet. Merci Monsieur Noël.

6:48 et 30 secondes: J'allume une clope, bien méritée après une telle nuit d'amour. J'en propose pas une à ma compagne: j'voudrais pas la réveiller. Je suis aux anges car maintenant c'est officiel:

Je, soussigné, Mochman Crawford, étudiant en 3ème année de droit à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, reconnais par la présente avoir PERDU MA VIRGINITE, en date du mercredi 16 Mai de l'an 2007, en compagnie de quelqu'un.

6:55 : Je m'allonge sur mon lit, un sourire satisfait sur le visage, des images plein la tête. Mon regard s'abandonne une dernière fois sur les courbes vallonnées de ma dulcinée ; laquelle demeure là, impassible depuis notre étreinte fusionnelle et les chocs répétés de nos corps transpirants. Romantisme quand tu nous tiens...

7:00 : Juste avant d'obéir à Morphée et de me soumettre à ses suppliques implorantes, mon esprit matérialise une dernière image avant de s'embuer définitivement et de me laisser sombrer dans un profond sommeil... Mon sourire satisfait m'accompagnera toute la nuit.


THE END !!!


***************************************************************************************

Comme annoncé ci-avant, la banalité de cette journée n'a été désavouée que par son épilogue suave et sulfureux .

Cet article n'en a pas moins été ardu à produire puisque devant retranscrire un état d'esprit qui est le mien pendant l'année scolaire et que pendant cette période là.

Car en effet, à l'heure où je tapote ces dernières phrases sur mon clavier gluant, l'été est déjà en train de se carapater sans régler la note, nous laissant mariner dans un bain de souvenirs plus agréables les uns que les autres...

Mais je sens d'ici que la chute en sera d'autant plus douloureuse et que l'addition que je vais ramasser dans les gencives à la rentrée des classes va sûrement financer la nouvelle Bentley de mon empaffé de dentiste.

C'est donc d'une jarre emplie pour moitié de liqueur de plaisir et pour l'autre d'élixir d'amertume ("Putain, des fois j'écris des trucs, ça m'fout la chair de poule jusqu'à la jonction couilles-trou du cul ! Fils de pute !") que s'est écoulé cet article.

En espérant que d'autres suivront et que celui vous aura convaincu que l'attente en valait la peine, je vous salue bien bas.


Mochman CRAWFORD

# Posté le mercredi 30 mai 2007 14:23

Modifié le lundi 19 novembre 2007 17:33

"To laugh or not to laugh, that is the fuckin' question, mo'fo !" - PART III

"To laugh or not to laugh, that is the fuckin' question, mo'fo !" - PART III
10 BONNES RAISONS DE SE SATISFAIRE DES PIRES CATASTROPHES

Par Mochman CRAWFORD


**************************************************************************************


Voici donc le troisième et dernier volet de ma thématique consacrée aux interdits humoristiques. L'accouchement s'est fait au forceps mais le bébé se porte bien et le papa a retrouvé l'usage de son bras droit.

L'idée de cet article est - toujours - de savoir s'il existe des "no man's land" où tout rire est proscrit, à peine de réprobation générale et catégorique.

C'est pourquoi j'ai cherché, en grand optimiste que je suis, les bons côtés de toutes ces choses qui vous semblent uniformément noires et funestes... même si des zones d'ombre persistent çà et là.

Naturellement, ce texte appelle des réactions dont j'attends de voir la teneur dans les commentaires.

Enculés, va !

**************************************************************************************


1°) LE SIDA EN AFRIQUE

L'hécatombe atteignant des records sur le continent, il y a fort à parier que l'Africain en bonne santé (mâle ou femelle) va vite devenir une espèce en voie d'extinction. Produit rare et donc cher, l'Africain viable saura à coup sûr donner un sacré coup de jeune au marché du braconnage ; secteur économique qui tourne en rond depuis quelques années.

Point négatif: la loi de l'offre et de la demande restant reine, les risques de contrefaçon en provenance des îles sont réels.


2°) LA PEDOPHILIE

Outre les économies considérables au niveau des frais de baby-sitting ou de garderie, le pédophile se propose également de donner à votre enfant des cours de sciences naturelles qui lui permettront de prendre de l'avance sur ses petits camarades. Et ce, gratuitement.

Point négatif: cet enseignement comporte beaucoup d'exercices pratiques et peu de développements théoriques.


3°) LA PROFANATION DE CIMETIERES

Le rythme effréné de nos vies nous tenant éloignés de nos chers défunts, remercions ceux qui prennent le temps de rendre visite à nos disparus et qui vont même jusqu'à leur laisser un petit message alors que rien ne les y oblige.

Point négatif: les profanateurs subissant eux aussi les cadences infernales de travail la journée, ils ne peuvent accomplir leur devoir citoyen que de nuit.


4°) LA DEPORTATION ET LES FOURS CREMATOIRES

La déportation et les fours ont inspiré les prémisses de l'ambiance créée aujourd'hui autour des matches de foot, entre les moyens de transport insalubres en cars ou en wagons à bestiaux et la chaleur humaine qui se dégage des tribunes comme des crématoriums.

Point négatif: comme pour un match du PSG, le résultat final était, déjà à l'époque, connu d'avance.


5°) LE TSUNAMI

Outre l'intérêt purement sportif d'une telle vague pour initier les autochtones aux joies de la glisse, ce déferlement d'écume a également permis aux fillettes de 8 ans de mouiller facilement leur culotte et donc d'épargner des efforts préliminaires au touriste occidental venu goûter les délices locaux.

Point négatif: la vague ayant touché les plus vulnérables, le touriste a dû se rabattre sur du 10/12 ans au lieu du 6/8 ans prévu par les brochures de l'agence de voyage.


6°) LES MINES ANTI-PERSONNEL

Ces mines étant localisées dans les pays où l'on fait travailler les enfants en bas âge, il y a de fortes chances qu'elles arrachent les pieds des bambins payés pour fabriquer des chaussures sportives de marque. Cela leur laissera moins de regret et fera disparaître leur convoitise malsaine quant au devenir de ces souliers et à leurs destinataires.

Point négatif: se rendre à cloche-pied au travail entraîne des retards et donc des retenues sur salaire.


7°) LES GENOCIDES

Ils sont d'une grande utilité pédagogique. Ils permettent d'une part une amélioration de ses connaissances en géographie sur des pays inconnus et d'autre part, de rénover le contenu des manuels scolaires d'histoire. Les éditeurs avaient en effet perdu presque tout espoir de retomber sur une opportunité leur permettant de refourguer une nouvelle fournée de leurs ouvrages ; le marché n'ayant connu aucune nouveauté intéressante depuis la Shoah.

Point négatif: un génocide, ça prend du temps et ça ne colle pas forcément avec les délais de bouclage des collections annuelles.


8°) LA MONTEE DU RACISME

La xénophobie est sans nul doute le comportement le plus civique envisageable afin d'exprimer son respect à l'égard des immigrés en général et des noirs et arabes en particulier. En effet, devenir tolérant aurait priver tous les rappeurs de leur thème de prédilection ; d'où perte de leur emploi dans la musique et de leur statut d'intermittent du spectacle.

Point négatif: les fluctuations du racisme restent hélàs sans effet sur le R'n'B.


9°) L'ESCLAVAGE

Souvent critiqué pour sa prétendue barbarie, on oublie bien souvent que la traite négrière a posé les bases de l'action humanitaire en rendant accessible aux plus défavorisés les voyages internationaux à prix sacrifié. Et, cerise sur le gâteau, un emploi à temps plein attendait les heureux élus une fois arrivés à destination.

Point négatif: ce système était malheureusment discriminatoire puisque privilégiant uniquement les individus à forte pigmentation.


10°) LE FANATISME RELIGIEUX

Couramment pratiqué dans les deux hémisphères, l'intégrisme confessionnel est un fantastique moyen pour faire des rencontres, notamment lorsque des millions de personnes sont appelées à communier ou à protester ensemble. La technique est particulièrement apréciée dans les pays où les résultats de l'équipe nationale au mondiaux de foot ne justifient pas de descendre dans la rue.

Point négatif: lorsque la drague a foiré, l'extrêmiste est généralement courroucé ; ce qui peut lui coûter cher en explosif ou en avions.


**************************************************************************************


A VOS CLAVIERS !

# Posté le jeudi 17 mai 2007 20:57

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 16:40

"To laugh or not to laugh, that is the fuckin' question, mo'fo !" - Part II

"To laugh or not to laugh, that is the fuckin' question, mo'fo !" - Part II
PEUT-ON RIRE DE TOUT ? C'EST TOUJOURS MA QUESTION...


**************************************************************************************


"L'être humain aime prendre son temps", dit un jour Mochman.

"L'être humain est capricieux", rajouta-t-il quelques jours plus tard.

"L'être humain est une salope de fainéant", ragea-t-il enfin, outré par l'inertie intellectuelle qu'a suscitée son débat.


**************************************************************************************


Une bouteille jetée à la mer, voilà ce qu'était mon débat. Non, pas une bouteille. Plutôt une bouée de sauvetage. Car c'est pas moi qui aie besoin d'aide là, mais vous !

Ben ouais...

Marre de vous voir passifs alors que la poussière s'accumule sur vos méninges.

Alors, j'ai décidé de vous donner un p'tit coup de pouce. Car il n'est pas dit que, moi vivant, j'aurais laisser un autre holocauste se dérouler sous mes yeux sans réagir.

Voici donc quelques éléments de réflexion afin de vous aider à bâtir un point de vue...


**************************************************************************************


- Peut-on rire de l'orientation sexuelle d'autrui ?

- Peut-on rire des drames écologiques et autres catastrophes sanitaires ?

- Peut-on rire des facéties de notre patrimoine génétique ?

- Peut-on rire de la jeunesse éternelle convoitée par nos aïeux et aïeules ?

- Peut-on rire de la délinquance en général et du grand banditisme en particulier ?

- Peut-on rire de l'insécurité routière et des conséquences désastreuses d'une vitesse excessive ?

- Peut-on rire de l'accès tardif aux nouvelles technologies ?

- Peut-on rire des circonstances peu favorables à autrui?

- Peut-on rire des effets pervers d'un lavage à 90° ?

- Peut-on rire de ce qu'autrui veut nous faire croire par désespoir ou jalousie ?

- Peut-on rire de nos mères ?

- Peut-on rire des blagues faites aux éboueurs afghans ?

- Peut-on rire d'une forme nouvelle de révisionnisme ?

- Peut-on rire des convictions religieuses d'autrui ?

- Peut-on rire des performances sportives de nos amis handicapés ?

- Peut-on rire de la première tentative de P.A.C.S. expérimentée en Pologne durant l'hiver 1943 ?


**************************************************************************************


Commencez par répondre à ces questions de difficulté croissante.

Voici d'ailleurs, à titre indicatif, les conclusions auxquelles sont parvenus vos prédécesseurs...


"On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui."
Pierre D.

"On doit rire de tout, c'est un devoir civique pour le bien de la communauté."
Michel C.

"On peut rire de tout à condition d'avoir un bon avocat."
Charlie H.

"On peut rire de tout mais pas n'importe comment."
Manu L.


**************************************************************************************


A BIENTÔT...


**************************************************************************************


PS: Je ne vous serais que trop gré de réfléchir sérieusement et de faire connaître votre opinion sur la question.

C'est le but de l'article, en fait...

Merci.

# Posté le jeudi 22 février 2007 05:41

Modifié le lundi 19 novembre 2007 07:48

"Hell on Hearth 2007"

"Hell on Hearth 2007"
************************************************************************************

Suite à la tristement médiatique affaire de plagiat dont a été victime mochman.skyblog.com, l'auteur a iii décidé, en sons âme et conscience, d'interrompre le cours normal (?) de ses élucubrations informatisées et d'entamer une grève du début. Merci que vous le comprenez.

La Direction


************************************************************************************

J'AIME PAS TROP ME FAIRE ENCULER !!! ENFIN, J'CROIS...

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, l'heure est grave

Vous n'êtes pas sans le savoir, le monde fout l'camp. Et alors que je tapote sur mon clavier le mot "mot", m'est avis que des abominations sans nom doivent se perpétrer çà et là ; en tout endroit où se croise cet animal prétentieux que l'on appelle "femme" ("Oui, Mochman est pour la parité...").

Mais en grand idéaliste qu'il est, Mochman s'est lové - peut-être trop - dans les atours doucereux d'une illusion superbe: celle d'un jour où tous nous avancerions main dans la main, réunis que nous serions, sous les fiers étendards de la fraternité et de la soeuralité ("Parité mon cul, ouais ! Elles ont même pas des mots à elles. Tu m'étonnes que ça aille te sortir des "bravitude" chez les Citrons après..."). Mais non...

Non, plus maint'nant les mecs. L'illusion peut aller pointer au chomdu, y'a plus de place pour elle dans l'entreprise de mes sentiments. La ranc½ur et l'amertume se sont déjà installées à son bureau et vu la tournure des évènements, pas impossible qu'elles s'y accrochent un moment.

Enfin merde les gars, réagissez !!! UN PLAGIAT !!! J'vous parle pas de Albert le Cinquième Mousquetaire, là! Un plagiat de moi, de mes textes à moi ! Jugez-en plutôt par vous même:

- Etre un enfant, ça troue le cul ! (rebaptisé en Etre une femme, ça troue le cul !) ;

- Les Quatre-un-quart font du ski (déchiqueté et disséminé en un hypothétique Happy Slapping) ;

- FIFA World Cup 2006 (?) ;

- C'était trop beau et Espoir... Oui, espoir ! (fusionnés pour engendrer un surpuissant Hey une wesh !) ;

- En passant (interlude) et D'abord, la s½urette... (unis pour le pire et pour le malheur dans l'article Seigneur !) ;

- mon passage Zidane m'a tuer ;

- Réponds-moi, Mochman... (améliorifié dans son Want some nesta, uh ?) ;

- Patience, ça vient... (qui dans un élan de folie est devenu Patience, ça vient...) ;

- Saturday Night Fever - L'invasion a commencé (idem) ;

- Petit conte de Noël ( copié en Merry Xmas... ou ce que vous n'avez jamais su) ;

- même mon trip à Torrevieja et mon article sur le rire (effacé désormais) y sont passés...


Qu'on vienne me tanner le cuir du conduit auditif avec ces conneries de fraternité, maintenant ! Juste qu'on ose...

Parce que bon, j'ai été brave pendant toutes ces années... On peut quand même dire que j'en ai accueilli du mendiant de la vanne, non? Niveau charité pour humoristes en crise, j'crois quand même avoir servi à manger à plus d'un convive ! Sur l'autoroute de la blague fatale, j'ai - me semble t-il - remorqué plus d'une épave à amener "direct" à la casse ; aux côtés de ces humoristes dans l'attente d'un hypothétique feu vert du contrôle technique qui jamais ne viendra...

Je m'étais donc résigné, à mesure de l'avancement de mon blog, à voir quelque oiseau migrateur exténué venir picorer dans la mangeoire de mon esprit les graines plus ou moins délectables de mon inspiration. C'est bien connu: pendant que la fourmi trime comme une tapineuse de Budapest rue St Denis, on ne compte plus les cigales maquerelles qui se contentent de venir relever les compteurs. Mais j'ai beau être vilain comme un cul un soir de chiasse, c'est pas le style de la maison de jouer les carrés V.I.P. de la blague...

- "Non ça va pas être possible ce soir Monsieur. On a des consignes vous concernant et on sait que vous ne ferez pas un bon usage de cette vanne."
- "C'est incroyable ça ! Puisque j'vous dis que j'ai un public à l'intérieur... au nom de Jean Roucas !"
-"Mettez-vous sur le côté Monsieur et laissez le passage pour les habitués."


Et de toute façon, quoique j'en dise, faire l'oasis pour les égarés du désert burlesque, ça reste quelque chose de valorisant et d'encourageant pour moi, humble scribouillard de la toile, dont la vocation d'amuseur public ne vous aura sans doute pas échappé. Au fond, que suis-je de plus que le tôlier d'un bistrot au comptoir duquel on vient replonger dans une sainte ivresse humoristique ? Je vous le demande...

Mais là, c'est autre chose!!! Je vous parle de mon bébé, de ma chair !!! C'est bien d'articles entiers dont il est question dans cette sombre affaire. D'un coup, j'ai eu plus l'impression de jouer les doublures "postérieurs" dans un film de boules pédésexuel que les bons samaritains. Et, croyez-moi, le fion en chou fleur, si c'est pas ton truc, c'est une expérience... ("Même si t'es végétarien.")

Mais alors, la perfidie des hommes n'a t-elle plus de limite ? Plus de 62 ans après, a t-on oublié le "Plus jamais ça !" de Monsieur Blumenthal ("Contrairement au commun de ce blog, c'est une private joke. Oui, c'est étonnant mais ferme-la. A tout jamais.") ? Le doute est permis.

Ainsi donc, une fois informé de l'odieux forfait par une jeune jouvencelle du nom de Inès ("Comme le Ivre des Ecords ?" - ceci n'est pas une "private joke", c'est juste une mauvaise blague à la Laurent Ruquier ), je me suis donc rendu sur le blog de l'infâme pillard de calembours et là... Stupeurs et tremblements. La chiasse si vous préférez. Ah tout à fait, de la matière fécale, comme ça, le long de ma jambe, qui s'écoulait sans que je m'en aperçoive, chaud le truc en plus...

Mais qu'est-ce qui a pu provoquer un tel délestage ? Voilà la réponse...

J'ai été plagié par... une... j'arrive pas à le dire... vous savez ce truc avec un vagin à l'intérieur... Eh ben une comme ça, pareil...

Bon c'est pas faux, elle la mérite, sa cartouche. Un devoir d'objectivité m'oblige à reconnaître que ses ½illades érectiles, ses tenues affriolantes et son apparent consentement ont bien dû susciter des vocations à certains voyageurs de la toile, hésitant encore entre une carrière à la Mère Thérèsa et une à la Marc Dutroux. Je ne peux moi-même qu'avouer qu'une réincarnation en lavabo ne me déplairait pas pour le coup ; histoire de renifler du fion d'un peu plus près...

Mais si ça n'avait été que ça, j'aurais cartonné trois Klinex et basta ! Le truc, c'est qu'y a un p'tit détail supplémentaire. Non deux... même trois détaux supplémentaires:

1) la coupable est une gothique ;

2) la coupable a recopié plusieurs de mes articles en les signant de son nom ;


Et le pire...

3) la coupable a supprimé tous les passages où j'insinuais - avec ma délicatesse légendaire et mon tact proverbial - que Michael Jackson était le plus grand enculeur d'enfants à l'Ouest du Rio Grande encore en activité à ce jour ("Bon, elle a remplacé Jacko par Pascal Sevran, donc c'est pas trop grave vu qu'il en a dérouillé lui aussi, d'la rondelle de puceaux...")

Mais, prenant un peu de recul, je me rendis vite compte que tout cela n'avait aucun sens. Parce que qui dit "sataniste" dit "chambre peinte en noir", "poster dédicacé de Satan", "copains maquillés à la truelle", "scarification avec un cure-dents super pointu", "animaux de compagnie à la con genre introuvables à Jardiland", "incapacité totale à énumérer les affluents de la Loire sans te chier une pendule", etc.

Et je pourrais continuer des heures ainsi...

Mais, mochman.skyblog.com... Non je vois pas, non...

J'veux dire: à quel moment de sa vie une adoratrice de Jean-Michel Bélzébuth, diableries en tout genre, se décide entre deux séances d'automutilation à la pince à épiler, comme ça, d'aller moisir sur mon blog.

OK mon blog, c'est une anomalie, il est pas beau, il pue et il a pas envie de changer. En un mot, c'est tout moi. Et même si tout gothiste qui se respecte est également moche, sent le vieux hibou empaillé et préfèrerait être excisée par le mollah Abdel-Aziz Ben Zeckri dit "Le Rasoir à deux lames et à grande barbe avec un chouette turban par dessus" plutôt que d'avoir à changer ses habits pouilleux, j'avoue ne pas parvenir à me figurer la scène...

Enfin... Y'a bien un p'tit scénario que j'me suis imaginé mais il tient pas la route deux secondes ("En fait, j'avais même imaginé un autre scénario avant ça mais il foirait parce qu'à la fin, j'me retrouvais dans leur chambre et elles me sodomisaient avec un enjoliveur de Renault Chamade. ")


************************************************************************************


(quelque part en France, dans une chambre comme il en existe trop...)

- Nesta alias Demonia la damnée: "Ouah p'tain. Sont vraiment trop bons ces michocos! Gloire à Satan !"
- Julie alias Morticia la morue: "Clair. P'tain, ma mère elle m'a soulée tout à l'heure genre t'sais pas ce qu'elle m'sort c'te pute? Genre "ouais euh... tout ça... euh... à table!"
-"Jure ?!? P'tain j'y crois pas. Et alors, t'y as répondu quoi à c'te salope? Et passe moi un granola."
- "Ben d'abord j'ai mangé: elle m'avait fait des frites en forme de c½ur et d'étoiles. Mais j'l'ai maudite pendant le repas et normalement, si j'ai bien tout dit comme dans le livre de formules de Crusillia la croûteuse, elle devrait avoir une infection de la choune. Alleluïa Lucifer !"
- "Trop puissant ! C'est quoi, la choune ?"
- "J'crois que c'est comme le cancer sauf qu'y a pas de vaccin."
- "Ah OK."
- " Bon alors, tu t'es renseignée pour le sacrifice d'orang-outans de mercredi ? T'es sûre qu'on les aura à temps ?"
- "Ben en fait, j'suis allée sur Internet et Google m'a dit "ERROR ! Your researches are completely stupid. You must be a hopeless goth bitch looking for personality in vane". Mais comme j'comprenais rien à l'espagnol, j'lui ai jeté un sort, à l'ordinateur."
- "Mais t'avais tapé quoi comme adresse ?"
- "www.cherchesingedebornéopoursacrificemercrediprochain.com. "
-"Je vois... Et c'est tout ?"
- "Non mais..."
-"Allez dis-le moi j'ai encore le temps de décommander et de faire une soirée pyjama à la place."
- "Ben sur Yahoo!, quand j'ai tapé "diable + satan + lucifer + bélzebuth + Azazel + Damien + 666", ça m'a donné "One fuckin' answer: www.mochman.skyblog.com". C'est tout."
-"Bah, essayons toujours..."


(quelques minutes plus tard...)

- "Merde, y'a qu'la progéniture du Malin en personne pour écrire des horreurs pareilles. J'vais recopier ces articles en changeant son nom par le mien afin de lui rendre hommage sur mon blog."
-"Ah ouais trop bien. Mais euh... C'est pas un peu con ?"
-"Ben, évidemment que c'est con ! Tu m'as prise pour qui ?

(...)

Aussi stupide qu'improbable, je vous l'accorde.

Le mystère reste donc entier.



************************************************************************************


Voilà, donc c'était une p'tite crotte de nez jetée négligemment à ton visage blâfard, vilaine petite plagieuse. Mais rassure-toi: je ne t'en veux pas le moins du monde ! Non seulement tu apportes de l'eau au moulin de mes pensées mais en plus, tu fais connaître mes diarrhées littéraires à plus de personnes que j'en aurais pu toucher à moi seul.

EN UN MOT, MERCI NESTA !!!

Par contre, t'es conne, ça y'a rien à faire ! Tellement conne d'ailleurs que j'ai peur que tu ne recopies article en changeant ton nom par le mien. Mais là, j'préfère te prévenir que j'déposerais les armes de suite. Je ne me sentirais pas de taille à affronter une seconde fois une telle force de la nature. C'est ce qu'on appelle la "peur du vide" je crois...

PS: Ce n'est que pour expulser cette déjection impromptue que j'ai momentanément détourné le transit intestinal de mon blog. La suite du précédent article "Peut-on rire de tout ?" verra donc - normalement - sa réponse apportée dans les jours à venir.

# Posté le mercredi 17 janvier 2007 17:17

Modifié le mardi 20 octobre 2009 20:53

"To laugh or not to laugh, that is the fuckin' question, mo'fo !"

"To laugh or not to laugh, that is the fuckin' question, mo'fo !"
RIRE... OU PAS ?


*************************************************************************************

"Une femme qui met deux bébés dans le congélo, c'es rigolo mais c'est salaud."

Phaloisius de La Cartouchière, président de la cour d'assises de Paris

*************************************************************************************

Je ne doute pas que l'aspect ouvertement juridique de la formule puisse rebuter les moins avertis d'entre vous mais, de grâce, sachez voir au-delà de l'hermétisme patent de la maxime et laissez votre esprit s'abandonner à la suivante réflexion que je me propose d'embrasser avec vous.

Car, en effet, n'allez pas croire que, par ces palabres de juristes, je m'éloigne du sujet que j'entends ici traiter. Bien au contraire... Donc, pour la bande de trous du cul qui pensaient pouvoir aller mater Bataille et Fontaine, c'est raté! Alors, on se calme, on revisse son cul sur la chaise et on essaie de s'intéresser à autre chose qu'à cette burne qui vous démange depuis 2 heures.

Ce soir, on va parler culture et société. Oui monsieur, sur mochman.skyblog.com!

Mais comme je sens que la voiture-balai va ramasser à la petite cuillère une pelleté d'attardés dès l'issue de cette introduction, je préfère anticiper l'hécatombe au sein du peloton et procéder à un bref rappel des faits.

Donc, les trois Péruviens cosmonautes - dont le bouton de la zapette est restée bloquée sur MTV et/ou de Filles TV ces 45 derniers jours et pour lesquels je fais cet incipit - sont priés de rétablir la liaison, Papa va raconter une histoire...

Il était une fois l'histoire d'un banal accident domestique... Mère de famille vivant à 100 à l'heure même en pente raide, Mme Courjault s'apprêtait à donner une réception dans son appartement sud-coréen, sans encore savoir que son empressement lui vaudrait d'en être quitte pour une sacré anecdote à raconter à ses enf... aux enfants de ses amis un jour.
En effet, l'heure tournant et le livreur de Ferrero Rocher® se faisant désirer, notre hôte décida de s'occuper de mettre les glaces au congel' pour le dessert ; en attendant que le Jacky Chan en scooter daigne se pointer avec sa gueule enfarinée, ses quatre chocolats fondus et son ferme espoir d'obtenir un pourboire.

Et là, c'est la boulette: voilà t'y pas que, l'esprit occupé à tout autre chose, notre hôte confond ses deux marmots geignards avec une paire de délicieux Esquimaux saveur citron.
Eh oui, on ne le répètera jamais assez dans les écoles pour devenir maman d'enfants: si vous vous retrouvez à allaiter deux sorbets jaunâtres et dégoulinants, c'est forcément que vos bambins sont en train de jouer à celui qui imite le glaçon dans le bac à surgelés...
Et dans le cas présent, il semble qu'il y ait eu deux vainqueurs ex-aequo ; la manche décisive ayant cependant fort peu de chances d'être disputée.


NB: à la décharge de la malheureuse, il est à noter - et le corps enseignant de la prestigieuse Congeling Private School ne s'en est pas privé - que ce cas était certes l'objet de tout le chapitre 4, mais que, comme elle en n'était pas encore arriver là en cours, ça comptait pas.

Bon, je devine déjà vos réactions où s'entremêlent stupeur, effroi, indignation et j'en reconnais parfaitement la légitimité: qu'est-ce qui peut bien pousser une femme à oser servir à ses invités des Ferrero Rocher® alors que les Mon Chéri® c'est quand même vachement meilleur ? Ce genre d'atrocités en vient à vous faire perdre foi en l'Humanité ; si tant est que cela ne soit déjà le cas...

Mais vous l'aurez compris, je ne vais pas m'attarder sur cette histoire en m'apitoyant sur le sort des nourrissons et patati et patata. Non non, ça j'm'en branle !

Moi j'm'intéresse uniquement à ce que je vous ai promis et qui se trouve là, dans cette phrase anodine mais prononcée par un M.Phaloisius déjà conscient du retentissement qu'elle aurait. "Une femme qui met deux bébés dans le congélo, c'est rigolo mais c'est salaud."...

Et c'est là que tous les Prix Nobel, qui voulaient se barrer en douce devant la téloche, vont reprendre pied: forcément que cette phrase te rappelle quelque chose à toi, ami cancre qui a passé presque autant de temps sur les bancs de CE2 que toute ta famille réunie. Mais c'est bien sûr: "Une vache qui pisse dans un tonneau c'est rigolo mais c'est salaud!".

Toi, frère d'inculture et de médiocrité, tu es aussi parvenu à faire le lien entre les deux déclarations. Et tu en es arrivé à la conclusion que, en statuant ainsi, l'homme de droit a osé le trait d'esprit, le bon mot, la fine phrase sur un drame terrible. En reprenant la célèbre formule, il a sciemment décrotté ses bottillons merdeux de l'humour et de l'irrévérence sur le tapis de la bienséance et du politiquement correct. Il s'est torché le fion de l'un des taboux les plus inviolables de notre société: la mort.

En un mot comme en cent: il a osé rire de l'interdit. Et ce faisant, il n'a pas manqué raviver le foyer de cette brûlante et éternelle question: "PEUT-ON RIRE DE TOUT ?"

Voilà où j'voulais en venir... Putain, ça a pas été une partouze de plaisir mais faut bien foutre les mains dans le cambouis de temps en temps, non ? Maintenant que mon sujet est - brillamment - posé, je vais pouvoir vous raconter une autre histoire toute aussi belle et enchanteresse et qui je l'espère vous poussera à l'introspection.

Message à l'encontre de mes p'tits blaireaux favoris: c'est pas maintenant que j'ai fourré la dinde que vous allez foutre le camp par la porte de derrière sans même y goutter. Donc, on prolonge l'effort, on va éventuellement chercher du collyre et une bonne pommade anti-hémorroïdes et on se prépare à rester assis un moment parce que le festin ne fait que commencer !

Donc, en attendant que je poste la deuxième partie de l'article et que mes Einstein en herbe réussissent à digérer cet encas liminaire, je vous invite déjà à me faire part de votre avis sur la question ("Si si, sur un malentendu, ça peut m'intéresser...").

A bientôt !

PS: Ah oui, j'allais oublier: BONNES FETES DE FIN D'ANNEE A TOUS!
Profitez bien de cette éclaircie dans la grisaille de notre quotidien. Pour ma part, j'invite tous les bien-pensants qui sont fermement opposés à l'esprit mercantile et dévoyé de Noël de se - censuré - ; ça les apaisera sans doute et ça fera toujours des retraites en moins à financer.


*************************************************************************************

En tout cas, vous avez bien mérité une p'tite gâterie dont vous n'êtes pas près de décrocher... même quand Maman vous gueulera après pour l'aider à ouvrir les huîtres !

*************************************************************************************

# Posté le jeudi 16 novembre 2006 07:23

Modifié le vendredi 01 juin 2007 02:59