Ces évènements se déroulent entre le mercredi 15 et le jeudi 16 Mai 2007.
Leur récit vise à immortaliser ce de quoi est fait mon quotidien en période d'examen, plus particulièrement lorsque ceux-ci touchent à leur fin.
Comme vous aurez tout loisir de le constater, ma vie ne dépareille pas vraiment de la vôtre ; faite qu'elle est des désillusions et des joies que nous vivons tous à nos âges.
Mais comme j'ai pris sur mon temps de R.T.T. pour écrire, je vais quand même vous demander de lire ce qui suit. P'tet y'aura des surprises, je sais pas...
Moteur, ça tourne !
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7:00 : Putain... J'ai vraiment la tête dans l'cul...
7:01 : Je me redresse péniblement sur mon lit et j'essaie de faire le point sur ce qui s'est passé hier soir. J'étais censé réviser à bloc mon partiel de droit administratif des biens. Avec cette matière à la con coefficient 3, j'aurais dans quelques heures l'impression de passer un exam' à disserter, les couilles coincées dans un piège à marcassins. Pas le droit à l'erreur.
7:02 : Je sens une odeur bizarre.
7:03 : C'est rien. Juste une famille de squonces qui a élu domicile dans le terrier qui me sert de bouche.
7:05 : Je jette un regard circulaire sur la pièce... Première frayeur. Un ouragan semble avoir ravagé la moitié de ma chambre et encore, ça c'est la meilleure moitié. Rajoute trois Cambodgiens en slip et t'auras ta photo de Phuket post-tsunami pour pas un rond.
7:10 : J'ai peur. Je viens d'entendre un bruit: je ne suis pas seul dans l'appartement.
7:11 : Merde ! Un bruissement de draps me signale que je ne suis même pas seul dans le lit ! J'dois faire un truc. J'envoie ma main gauche en reconnaissance. Il faut que je sache qui a partagé ma nuit.
7:12 : Mes doigts glissent le long des jambes de l'inconnu(e) et arrivent au niveau des cuisses... Je crains le pire. Je prends mon courage à deux mains. Je lève le drap.
7:12 et 30 secondes : AAAAARRRRRGGGGGHHHHH !!!!
7:13 : Je veux mourir. Je ne crois plus en rien. Ni en Dieu ni au Diable. Même ce fils de pute rougeaud à la queue pointue ne pourrait pas supporter ce qui abîme ma rétine en ce moment même.
7:15 : Je renonce définitivement à établir la liaison avec l'étranger. Je préfère aller satisfaire un besoin naturel. Au moins avec ça, devrait pas y avoir trop de surprise.
7:15 et 30 secondes : AAAAARRRRRGGGGGHHHHH !!!!
7:16 : Je veux mourir (bis). Je n'arrive pas à y croire. Regardez-moi l'état des cabinets... Y'a plus de papier ! Pas grave, on va faire sans pour aujourd'hui. De toute façon, mon partiel commence dans 45 minutes et je sais rien du tout. J'ai l'impression d'être un anus dans une partouze gay: j'vais m'faire défoncer !
7:32 : J'attrape un slip qui traîne dans le salon, grignote un bout de pain quand j'aperçois sur la table de la cuisine un appareil photo numérique. Je sais d'ores et déjà que ce que je vais y trouver va me faire autant plaisir que la fois où on m'a dit que la zoophilie ne serait jamais discipline olympique aux prochains JO ("Toutes ces années d'entraînement pour rien !").
7:35 : Oh, la fine équipe que voilà ! Je connais pas la moitié de ces gens mais une chose est sûre: tout s'est passé chez moi hier soir. Pour ma part, j'ai fait fort je crois... J'regarde quand même regarder si elle m'a pas laissé de numéro: j'suis pas en position de faire le difficile. Je l'ai jamais été d'ailleurs.
7:40 : Je sors de l'appartement.
7:41 : La fête a dû être un tantinet plus folle que ce que je pensais. J'en profite pour saluer quelques uns des participants. Ils ont l'air heureux. Tant mieux.
8:00 : L'heure H. Putain de merde. Je vois toutes ces tronches de peigne adeptes du pantalon slim et de la raie de côté en train de réviser pour la huitième fois des cours qu'ils connaissent déjà par c½ur. Moi, j'ai froid, j'ai faim et je pue. J'attends près d'un radiateur quand un mec chargé de l'entretien vient m'exposer ses théories sur la domanialité publique. J'l'écoute d'une oreille distraite...
8:02 : Je m'aperçois qu'il en sait plus que moi. Une larme roule sur ma joue acnéique, slalome entre une forêt de points noirs et stoppe au niveau d'une micro-flaque de pus. Je vais en chier.
8:05 : Je rentre dans l'amphi. L'examinatrice vérifie que la photo de ma carte étudiant correspond grosso-merdo à l'animal odorant qui se trouve devant elle. Elle rit. Elle me tend ma copie et mes brouillons. Elle rit. J'lui fais un doigt d'honneur. Elle me gifle et se remet à rire.
8:15 : Les grandes enveloppes cartonnées contenant les sujets arrivent dans la salle. Plus un mot.
8:20 : Tout le monde a le sujet entre les pognes. Toujours pas un bruit.
8:21 : Je gueule du haut de l'amphi parce qu'on a oublié de me donner le sujet.
8:21 et 30 secondes : Je veux mourir (ter). Un long sanglot déchire le lourd silence qui s'était installé dans l'amphi 600. Mon sphincter veut se joindre au concerto pour ne pas laisser mes cordes vocales en solo: heureusement que j'ai pas mangé trop lourd ce matin.
8:22 : On évacue quand même la partie supérieure de l'amphi. Ca me rappelle le Viêt-Nam... Mes camarades tombant comme des mouches autour de moi... Putain d'armes biologiques !
9:57 : Au bout d'une heure trente, plus d'idée pour ma dissertation. D'un autre côté, va baratiner un docteur en droit sur le déclin de la théorie de la domanialité virtuelle et sur la résurgence des critères classiques dans la distinction domaine privé/domaine public... Pas évident. Du coup, pause-caca.
10:49 : J'ai fini. L'accouchement s'est bien passé et j'ai mis au monde un beau bébé à la peau brun-vert d'environ 2,5 kg. Et sans césarienne, je vous prie. Je repars faire de la figuration dans la salle.
12:20 : Epreuve finie. Je descends de l'amphi en tenant du bout des doigts l'étron que je viens de concevoir. Tout me pousse à croire que je souffre d'une diarrhée mentale. Ma note le confirmera sans doute.
12:30 : L'heure du repas. Reprendre des forces avant la dernière épreuve de l'année. Droit pénal spécial. Putain ! Autant je faisais pas le fier après l'épreuve de ce matin avec mes allures de petite bourgeoise sortant d'une cave d'Aulnay-sous-Bois. Mais là, de savoir qu'une vielle sadique va m'interroger pendant une demi-heure sur le viol, les agressions et atteintes sexuelles, l'exhibition publique imposée à la vue d'autrui, ça me met dans un état de transe...
13:14 : C'est officiel, j'peux plus cacher mon excitation ! D'un autre côté, une vieille qui m'parle de cul pendant une plombe, c'est une colonie de vacances qu'on confie à Marc Dutroux: un fantasme qui se réalise.
13:30 : Avec un peu d'avance, je déambule déjà dans les couloirs de la fac et regarde par l'entrebâillement de certaines portes les premiers candidats passer.
13: 38 : Une scène me laisse perplexe: je sens qu'on va pas être tous égaux devant l'examinateur... ou alors, certains vont être plus égaux que d'autres.
13:49 : Dommage que ce ne soit pas M. Denis qui m'examine. Il avait l'air enthousiaste à l'idée de me recevoir...
14:00 : J'arrive en salle B2. Une pensée - récurrente en ce genre d'occasions - me vient:
14:52 : C'est à moi. Mme N. ("Le N, c'est pour Nérac.") m'attend derrière son bureau. Une dizaine de petits papiers éparpillés devant moi. Tous parlant de trucs plus crasseux les uns que les autres. J'peux pas m'rater.
14:53 : "Les agressions sexuelles: éléments constitutifs, circonstances atténuantes et aggravantes, sanctions". Une lueur frénétique passe dans mon regard. Un éclair d'inquiétude naît dans celui de mon examinatrice.
15:37 : Héhé ! Comme prévu, je m'en suis tiré avec les honneurs. Seule ombre au tableau: l'interruption momentanée de mon oral du fait des nausées de Mme N. J'aurais pas dû donner autant d'exemples tirés de mon expérience personnelle.
15: 39 : Je vagabonde dans les couloirs quand le cours paisible de mes élucubrations spirituelles est interrompu par une tonitruante sirène policière... J'aurais vraiment pas dû donner autant d'exemples...
16:45 : Une heure d'interrogatoire et une ligne supplémentaire à mon casier judiciaire plus tard, je pars à l'Arlequin ("Une espèce de snack à la con où tu crois au début que les prix sont encore en franc alors qu'en fait non...") pour manger ce qui traîne sur les tables.
17:16 : J'intercepte une conversation enflammée en provenance d'une table voisine à propos d'un truc politique ou juridique. Elle oppose un connard et une connasse, devant un parterre de blaireaux arrivistes et de midinettes intéressées ("Mais non, j'crache pas dans la soupe..."). C'est le genre de discussions qui mêlent philosophie de haut vol et radotages bas-de-plafond dignes de piliers de comptoirs ; le niveau déclinant à mesure que la texture des arguments s'effiloche.
17:36 : Le débat a fini comme d'habitude, bien qu'ayant duré 10 minutes de plus qu'à l'accoutumée: insultes, pinçages, postillons, grimaces... Aaahhh, l'éternelle rivalité UNI (syndicat étudiant de droite ou fachos assumés) / UNEF (syndicat étudiant de gauche ou fachos refoulés): que d'énergie, de salive et de temps perdus pour rien !
18:00 : J'essaie de lancer mon propre groupe de discussion. Au menu: politique internationale ("Rien que ça...") ; ce qui est à propos en cette période électorale. Intéressés et agréablement surpris par mon initiative, quelques personnes s'assoient et commencent à déblatérer sur Sarko, Ségo & co.
18:03 : Je les interromps et leur dis que nos élections sont à chier comparées à celles auxquelles ont droit les Amerloques. Mais eux continuent de prétendre que les campagnes des différents candidats sont très instructives, que leurs discours sont très bien sentis, etc.
18:04 : Je coupe une nouvelle fois mon interlocuteur et étaye mon argumentation d'une preuve irréfutable. Ils me pincent, me tirent les cheveux et partent en faisant des blagues sur la forme de mon visage.
18:04 et 30 secondes : Je suis seul à ma table. Un puceau de ma promotion ("Spécimen rare: on n'est plus que deux..") semble intéressé par mon dernier argument. Je le lui laisse pour 5¤...
18:31 : Je quitte le campus pour de bon. Jusqu'au bout j'aurais vécu mon année universitaire 2006/07 mais là, le rideau tombe: JE SUIS EN VACANCES !!!
20:04 : Je fais un saut chez mon frère et le découvre en plein préparatifs pour son mariage. Je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression qu'il hésite encore un peu. P'tet la couleur de la robe...
20:14 : Je rentre chez moi. Certains invités de la veille ont l'air d'attaque pour remettre ça ce soir. Faudrait pas les décevoir.
20:25 : Enfin dans ma chambre, je souffle et j'en profite pour ouvrir mon courrier... Une lettre de mes anciennes colocataires retient particulièrement mon attention. Y'a même une photo d'elles avec.
20:25 et 30 secondes : Penser à séquestrer mes prochaines colocataires dès qu'elles évoqueront un éventuel départ à l'étranger.
20:36 : Je décide d'aller prendre une douche, ça fait longtemps...
20:36 et 30 secondes : AAAAARRRRRGGGGGHHHHH !!!!
20:37 : Je ressors de la salle de bain avec le contenu de l'estomac au niveau des amygdales ! Le spectacle auquel je viens d'assister vient de me faire perdre au moins un dixième à chaque oeil ! Décidément, les lascars c'est plus ce que c'était avant...
21:00 : Plateau-repas devant le film que je me suis loué. J'ai nommé:
"Ninja Vania, la vengeance du nunchaku hygiénique". J'espère qu'il sera aussi bien que le premier...
23:00 : Plusieurs questions:
1) comment un film dont le héros est une sorte de gros tampon usagé peut-il durer deux heures ?
2) les scénaristes savaient-ils que ce film était destiné à la commercialisation ? Si oui, pourquoi ont-ils laissé leurs noms au générique de fin ?
3) à quand la suite ?
23:27 : Coup de fil. Une virée en boîte s'organise pour célébrer le début des jours heureux.
23:54 : Les premiers copains arrivent. Pas sûr que José parvienne à rentrer ce soir... Encore que, lui, c'est pas ce que le videur du Kili aura de pire à recaler dans quelques heures... Pas vrai Michel ? En tout cas, Ronand a l'air serein. C'est déjà ça.
2:41 : Après un apéro un brin chargé à la chevrotine, l'équipe au complet débarque en masse sur le parking de la boîte: la place est noire de monde ("Ceci est un jeu de mots raciste que seuls les Palois peuvent comprendre. La Direction.").
3:25 : Mon porte-monnaie s'est délesté de 10¤, j'ai perdu la trace de mes "alcoolytes" dans la chaleur du night-club et je me sens autant à mon aise ici qu'un Tchétchène dans le vagin de Mme Poutine. Mais, point positif, je connais Mister PAU 2007, présent ce soir ; ce qui me permet de frimer un peu mais pas trop non plus parce que je sais d'avance que ça va servir à rien.
3:55 : Je progresse dans la salle Zouk. Stupeur: j'ai bien peur de me trouver sur une future scène de crime... La rubrique "Faits divers" de la Rép' me le confirmera sans aucun doute demain. J'essaie vaguement de faire comprendre à la jeune inconsciente que le sexe est un sport collectif et non individuel ici. Elle ne veut rien savoir. Tant pis.
4:03 : Je surprends mon copain Tristan qui tente d'intégrer un groupe dont les membres dansent en rond. Il a l'air optimiste.
4:04 : C'est bon: je crois qu'ils l'acceptent comme l'un des leurs !
4:23 : Je crois apercevoir la fille que j'ai emballé hier soir... Enfin, celle qui a failli me manger pour être exact. Tout va très vite: un coeur qui bat, un nez qui flaire, une décision qui tombe. Ce soir, je perds mon pucelage ! Je descends quand même la moitié d'une bouteille de Jack Daniel's cul-sec pour me donner du courage.
5:49 : J'ai un très gros mal de crâne, un peu comme si j'avais essayé toute la nuit de trouver une bonne raison de rire à un spectacle de Daniel Prévost. Ma vision est trouble et je crois qu'un marsouin s'est échoué à côté de moi. Mais comment aurais-je atterri sur une plage ?
5:50 : Je fais la mise au point. Un regard à gauche: des videurs qui rigolent. En face: un pare-chocs de R19. A droite... Je crois que j'aurais préféré que ce soit un marsouin ! Même un lamantin aurait fait l'affaire. Mais "ça"... J'espère que je n'ai rien fait d'irréparable...
5:51 : Une rapide inspection des lieux me rassure: pas de capote ni de sperme ou de sécrétion vaginale sur le trottoir. Petit pincement au coeur quand même parce que j'aurais pu vraiment devenir un homme ce soir.
5:55 : Je réalise que la scène peut prêter à confusion pour les spectateurs qui commencent à s'agglutiner autour de moi. Il serait peut-être temps de me soustraire aux regards accusateurs des clubbeurs: plutôt me faire tailler une pipe par un piranha que de rajouter encore une page à mon casier judicaire aujourd'hui!
6:21 : Je retrouve mes comparses à l'extérieur du parking de la boîte. Je suis impatient de les écouter me conter le récit de leurs chasses à la donzelle. J'ai même acheté exceptionnellement un grec tout crasseux pour les écouter tout en m'éclatant la panse.
6:21 et 30 secondes : J'ai pas eu le temps de mettre trois crocs dans mon casse-dalle que les copains ont déjà fini de raconter leurs "épopées" nocturnes respectives. On est vraiment pathétique: on dirait des hommes préhistoriques qui rentrent à la caverne bredouilles, le gourdin sur l'épaule. Les soirées se suivent et se ressemblent.
6:32 : Je regagne la casbah après avoir essayer, en vain, de me faire inviter dans tous les afters qui s'organisaient sur Pau. J'ai l'impression que ma tête est une église et qu'une centaine de clandos sans papiers s'y sont réfugiés pour la nuit. J'espère que la charge des CRS dans un nuage de lacrymo, synonyme de coma éthylique, ne sera pas pour ce soir...
6:48 : Je rentre dans ma chambre et alors que je m'apprête à sauter sur mon lit, je m'aperçois que le Père Noël du vice a laissé tomber un cadeau de sa hotte, tout droit sur mon parquet. Merci Monsieur Noël.
6:48 et 30 secondes: J'allume une clope, bien méritée après une telle nuit d'amour. J'en propose pas une à ma compagne: j'voudrais pas la réveiller. Je suis aux anges car maintenant c'est officiel:
Je, soussigné, Mochman Crawford, étudiant en 3ème année de droit à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, reconnais par la présente avoir PERDU MA VIRGINITE, en date du mercredi 16 Mai de l'an 2007, en compagnie de quelqu'un.
6:55 : Je m'allonge sur mon lit, un sourire satisfait sur le visage, des images plein la tête. Mon regard s'abandonne une dernière fois sur les courbes vallonnées de ma dulcinée ; laquelle demeure là, impassible depuis notre étreinte fusionnelle et les chocs répétés de nos corps transpirants. Romantisme quand tu nous tiens...
7:00 : Juste avant d'obéir à Morphée et de me soumettre à ses suppliques implorantes, mon esprit matérialise une dernière image avant de s'embuer définitivement et de me laisser sombrer dans un profond sommeil... Mon sourire satisfait m'accompagnera toute la nuit.
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Comme annoncé ci-avant, la banalité de cette journée n'a été désavouée que par son épilogue suave et sulfureux .
Cet article n'en a pas moins été ardu à produire puisque devant retranscrire un état d'esprit qui est le mien pendant l'année scolaire et que pendant cette période là.
Car en effet, à l'heure où je tapote ces dernières phrases sur mon clavier gluant, l'été est déjà en train de se carapater sans régler la note, nous laissant mariner dans un bain de souvenirs plus agréables les uns que les autres...
Mais je sens d'ici que la chute en sera d'autant plus douloureuse et que l'addition que je vais ramasser dans les gencives à la rentrée des classes va sûrement financer la nouvelle Bentley de mon empaffé de dentiste.
C'est donc d'une jarre emplie pour moitié de liqueur de plaisir et pour l'autre d'élixir d'amertume ("Putain, des fois j'écris des trucs, ça m'fout la chair de poule jusqu'à la jonction couilles-trou du cul ! Fils de pute !") que s'est écoulé cet article.
En espérant que d'autres suivront et que celui vous aura convaincu que l'attente en valait la peine, je vous salue bien bas.


